‹ Du christianisme au germanisme; l'évolution religieuse au 18e siècle et la déviation de l'idéal moderne en AllemagneChapitre 57 sur 210 · Cf. ci-dessous, chap. VII et IX · texte numérisé non relu

Cf. ci-dessous, chap. VII et IX

cames, rêvée depuis des siècles, descend sur terre. L' « âge d'or », en Allemagne, se conçoit comme une résurrection du passé. Tandis que s'organise l'Etat de l'avenir, le Moyen- Age est évoqué, symbole de religion pure et de vie fraternelle, d'une pieuse humanité dont l'âme revenue de l'oubli refleurirait dans un nouveau mj^stère. Dans le Germanisme naissant, l'espoir romantique est une romantique souvenance ^^.

La tendance mystique et l'attrait du catholicisme.

Pour l'instant, revenons donc à ce rêve du prot-estantismC; à son imaginaire confrérie des âmes, d'où sortira l'Etat futur et une religion restaurée. Avant de s'incorporer à l'Etatisme, et de confondre sa a liberté » avec la Loi, il n'est encore que le désir ai)aisant d'un au-delà; au XYIII'' siècle, certain scepticisme rationnel et, d'un autre côté, la réaction utilitaire, ont pour premier effet d'exalter son aspiration consolatrice. A la « théologie », cette « religion » s'oppose. Elle peut tomber à l'occultisme : de ce « savoir » la foi u 'est-elle point parente ? C'est autre chose que la critique négatrice et l'Etat qui commande sans demander qu'on croie. Ailleurs, l'éruditioii historique ; ailleurs encore, l'utilitarisme impérieux sans ferveur; ici l'Eden, qu'il s'appelle science « céleste, olympienne », ou bien la « religion naturelle » aux cœurs... a Ici nous arrivons en nous à l'ineffable sanctuaire qui est l'unique moyen pour l'homme d'affirmer la conscience de son Moi supérieur, et qui ne peut pas être désigné par des mots et des

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