‹ Du christianisme au germanisme; l'évolution religieuse au 18e siècle et la déviation de l'idéal moderne en AllemagneChapitre 64 sur 210 · Id.. p · texte numérisé non relu

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secrets surpris dans les lettres dérobées! Ils brisent les cachets, ils ouvrent les billets confiés ou non à leur garde ». Lavater se plaint d'avoir été victime, lui et ses amis, de pareils procédés... M"^ de Staël io^ disait pourtant : « Les Allemands ont en général de la sincérité et de la fidélité ; ils ne manquent presque jamais à leur parole, et la tromperie leur est étrangère. Si ce défaut s'introduisait jamais en Allemagne, ce ne pourrait être que par l'envie d'imiter les étrangers... ; mais le bon sens et le bon cœur ramèneraient bientôt les xlllemands à sentir... que l'habitude de l'honnêteté rend tout-à-fait incapable, même quand on le veut, de se servir de la ruse ». — Tout est sujet de méfiance, reprend Lavater ^^^. De quelque façon qu'on agisse, « la noire malignité » a « toujours en réserve un torturant sarcasme... Se déclare-t-on expressément l'ennemi du pouvoir hiérarchique ? un cri s'élève : Les Jésuites aussi ont parlé de même contre la hiérarchie ! Ou bien garde-t-on le silence ? " C'est un ami secret de la hiérarchie ! Autrement, il la condamnerait bien haut ! " » « Les plus artificieux Jésuites 110 peuvent-ils agir plus jésuitiquement ? » Xe saurait-on demeurer libre ^ de recommander à des protestants, aussi bien qu'à des catholiques, les œuvres d'un Massillon, d'un Bourdaloue ou d'un Fénelon, de Nicole, de Fléchier et de Quesnel, ou d'un Dalberg et d'un Sailer ? C'est une défense que Lavater n'accepte d'aucun tribunal, qu'il se dise « hiérarchique » ou non, fût-il à Lisbonne ou

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