Lavater, op. cit., p
113. Friedrich Nicolai, Beschreibung einer Reise durch. Deutschland und die Schweiz, Im Jahre nsi, l. Bd. Berlin und Stettin. 1783, p. 46.
En ce qui concerne les princes, écrit Biester^i^ a leur passage à la religion catholique est de haute importance pour tout le pays ». Biester a déjà nommé le landgrave de Hesse-Cassel, Frédéric II, qui n'étant encore que prince héritier, se convertit au catholicisme. On voit par là, ajoute-il, combien l'Eglise romaine encourage la conversion secrète de princes protestants : c'est un danger qui va jusqu'à la trahison.
On surveillait avec eiïroi les progrès de l'ennemi. La « Revue mensuelle de Berlin » publiait des lettres alarmantes. On écrivait ^^^ que les régions protestantes de la Souabe et des provinces voisines du Rhin subissaient l'invasion d'un catholicisme « de la plus grossière espèce ». Un autre adversaire 116, dans la même « Revue », assure qu'il a prêché la tolérance, et que son cœur n'est point assez étroit pour répudier ses frères d'opinions différentes; mais céder ii~ les églises protestantes pour le culte catholique : « fausse tolérance ! » « Je suis fermement convaincu que les plus éclairés, les plus libéraux des théologiens de notre capitale seront d'accord sur ce point : qu'on peut avec assurance concéder nos églises, pour un usage religieux, plutôt à des juifs et des mahométans et des " naturalistes " qu'aux catholiques ». La paix de Westphalie, qui a donné « à notre patrie » le repos, continue le polémiste, fut solennellement garantie par tous les princes de l'Eglise,
114. Berlin. Monatsschrift, 7. Bd., 17S6. Januar. 3. Beschluss von Biesters Antwort an Hrn. Professer Garve, p. 52-53.