‹ Du christianisme au germanisme; l'évolution religieuse au 18e siècle et la déviation de l'idéal moderne en AllemagneChapitre 73 sur 210 · Cf. ci-dessous · texte numérisé non relu

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4. Lettre écrite d'Ingolstadt le 25 janvier 1782 et publiée dans le Nachtrau zu den Origmalschriften der Illuminaten. Mûnchen, 1787. p. 28.

5. Joh. Aug. Stark, Ki-yptohatholicismus..., II. Bd., p. 173.

l'étatisme, ou la discipline en face de la vérité 177

minés ne passaient-ils pas pour les pires ennemis de toute Eglise? Xicolaï se défendit avec vivacité de s'être jamais compromis sérieusement en cette irréligieuse entreprise. Et, à ce propos, il réhabilite son zèle vigilant pour le salut du protestantisme. a Est-il vrai que j'aie fait partie de l'ordre des Illuminés ? — A cela je réponds par un '" oui! " net et spontané ^. » Mais comment y suis- je venu? ajoute Xicolaï ; et sur ce point il s'attarde longuement, pour exposer les motifs généraux de son affiliation à diverses sociétés secrètes.

Pendant son voyage à travers l'Allemagne et la Suisse, en 1781. Xicolaï s'est rencontré avec « un homme de mérite » '^, dont il ne connaissait que la réputation d'écrivain; or, en tête à tête, on vint à parler des sociétés secrètes. Il apprit de la sorte que « des gens d'esprit et de bonne volonté » avaient institué un nouveau système pour éliminer la superstition et le fanatisme. Au mois d'avril 1782, Xicolaï reçut à Berlin des papiers confidentiels qui décrivaient les deux ou trois premiers grades ^. On lui promit d'autres révélations. Quelque temps après, il prit rendez-vous avec deux amis; on lut de compagnie, on commenta divers rituels, des écrits qui allaient jusqu'à la troisième classe, « celle des mystères » 9.

Pour si peu de chose, Stark accuse Xicolaï d'avoir été « fort content » de Weishaupt ! n'est-ce point Stark qui se montra « fort content » du mystique Schropfer, à qui il s'est offert comme disciple

6. Fr. NicoLAi, OeffentUche Erklârung ûber seine geheime Verbindung mit dem Illuminatenorden ; Nebst beildiifigen Digressionen... BerUn und Stettin, 17«S, p. 11-12.

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