Id
l'étatisme, or la discipline ex face de la vérité 183
circonstances politiques » ^^. Mais le biographe ajoute que plus tard son père s'alarma des progrès du « naturalisme » ou de l'esprit sceptique. Teller, conseiller du haut-consistoire, remarqua que Sack, dans la dernière période de son existence, semblait a vouloir faire halte dans sa marche en avant vers la connaissance et la vérité » -^.
Nous avons vu Xicolaï s'instituant, avec un zèle efticace, le défenseur de l'Eglise protestante. De même la « Revue mensuelle de Berlin » prêchait maintenant la vigilance. Les libéraux manifestaient pour les intérêts de l'Eglise une sollicitude qu'on n'eût guère attendue. Aussi les orthodoxes, qui gardaient l'amère mémoire des C|uerelles récentes, dénoncèrent-ils avec humour le singulier retour à Jérusalem qui faisait des démolisseurs de la veille les « gardiens de Sion ». L'orthodoxe De Marées écrivait dans des « Lettres » ouvertes, publiées en 1786 : « J'aurais presque envie, honorable ami, de mettre à l'épreuve votre perspicacité, selon l'ancienne coutume orientale. Monsieur le pasteur Gôtze de Hambourg a été relevé de son poste de gardien de l'Eglise évangélique. Par qui? Ceci est mon énigme. Trouvez-en la clef, et vous serez pour moi Salomon. Toutefois, comme nous ne saurions tous deux offrir ni payer aucun prix, comme Salomon et Hiram, je n'ai donc qu'à vous donner la solution, sans plus attendre. Ce sont messieurs Biester et Xicolaï, deux savants justement célèbres, qui sont montés au poste de veilleur de la Sion protestante, que monsieur Gôtze a quitté à cause de son âge et de sa faiblesse croissante. Xe me prenez pas, en
22. a. F. W. Sack, Leheni^beschrt ihung ... hrsgg. von dessen Sohne F. S. G. Sack. l. Bd. Berlin. 17s9. p. 94-95.