‹ Du christianisme au germanisme; l'évolution religieuse au 18e siècle et la déviation de l'idéal moderne en AllemagneChapitre 80 sur 210 · Id., p · texte numérisé non relu

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lisant ces lignes, pour un visionnaire. Venez; voyez vous-même, lisez la Revue mensuelle de Berlin, lisez les derniers tomes de la Bibliothèque allemande iiniversclle ; lisez la relation de voyage de M'" Nicolaï. Partout vous entendrez ces deux messieurs crier à pleine gorge : Au feu! protestants, au feu! Ce n'est pas seulement une maison qui brûle ; votre cité tout entière, avant que vous n'y preniez garde, sera consumée comme Géra, si vous n'usez pas au plus tôt d'une extrême piiidence ^^. »

a Messieurs Biester et Nicolaï, gardiens de la citadelle protestante, quel phénomène ! Encore plus admirable que ceux que monsieur Herscliel a découverts au ciel étoile. Tout le monde sait comme ce poste fut universellement décrié, surtout dans la Bibliothèque allemande universelle, organisée par M"" ^icolaï. Grâce à cette Bibliothèque, M"" Gôtze fut diffamé plus universellement encore qu'aucun homme ne le fut jamais dans l'histoire moderne, et livré en proie aux sarcasmes de tous les voyageurs, de tous les almana<?hs, de tous les journaux — jusqu'à un journal de médecine — , de toutes les gazettes politiques, jusqu'à Florence^. » Ses adversaires de la veille sont aujourd'hui ses émules. « Sur un point seulement, il se trouve une notable différence entre ce gardien honni et les autres, les gardiens louanges » : Gôtze, à son poste de guetteur, observait de toutes parts les alentours ; Xicolaï et son groupe n'ont d'veux que pour le danger catholique, semblet-il.

Mais de Marées voit clairement que la libre-pensée protestante donnait prise au catholicisme ; par suite

24. s. L. E DE M.\RÉES, Briefe iiher die neutn Wâchter der proteslantischen Kirche, 1. Heft. Leipzig, 1786, p. 1-2.

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