Cf. ci-dessus, chap. IV
46. Eelifjions-Process des Pred. Schulz zu Giesdorf, nebst dessen eigenen, gerichtl. ûbergebenen Vcrtheidigungsschrift seiner Lehren, 1792.
47. Ernst Chr. Trapp, Freymuthige Betrachtungen und ehrerbietige Vorstellungen uber die neuen Preussischen Anordnungen in geistUchen Sachen. Germanien, 1791. p. 8-9.
Tout le haut-consistoire était subordonné à la « commission d'examen ». Et chacun des candidats au saint ministère devait ramper, « sous peine d'être réduit à mendier ou à mourir àe faim » ^^... ]S^ous supposons que Madame de Staël ^^ ne songeait pas au « grand inquisiteur » Hermès et à l'infortune du pasteur Schulz, lorsqu'elle déclamait avec une sérénité pompeuse : « Rien, dans le gouvernement intérieur, ne nuisait à l'indépendance et à la sécurité; c'était l'un des pays de l'Europe où l'on honorait le plus les lumières... Je n'ai jamais rencontré dans toute la Prusse un seul individu qui se plaignit d'actes arbitraires dans le gouvernement, et cependant il n'y aurait pas eu le moindre danger à s'en plaindre. »
Tandis que Madame de Staël voit les Allemands « beaucoup plus susceptibles de s'enflammer pour les pensées abstraites que pour les intérêts de la vie » ^^, nous constatons que la raison d^Etat commande en souveraine : elle seule inspire les querelles, l'inquisition et l'intolérance dont nous avons relaté maint écho ^1. Sauver les intérêts, telle fut la volonté commune... Mais, comme il était habituel qu'en dehors du domaine pratique et des nécessités de l'Etat, autre part, dans le cercle des opinions intellectuelles, chacun restât de son parti, les hommes de ce temps n'ont pas cru forcément qu'ils s'engageaient dans la réaction et dans la discipline de l'avenir. Des rationalistes se sont montrés douloureusement surpris par les phénomènes de la fin du siècle : l'Edit royal de 1788, qui manifeste une orthodoxie res-