Cf. aussi ci-dessus, chap. V
taurée, les a émus comme un retour en arrière. Dès lors il sera plaisant de voir que les apologistes de cet édit parlent identiquement comme les libéraux des premières années, leurs véritables maîtres ^. — ■ Xéanmoins, à la fin du siècle, le libraire ]S^icolaï, le fameux rationaliste, déplore l'esprit du temps, aussi bien la pbilosopliie Kantienne — qui se dit pourtant « rationaliste » — que l'esprit de réaction orthodoxe. Les nouveaux philosophes, Fichte et Schelling, lui semblent se débattre dans uii monde étrange. Les temps sont-ils donc changés ? Cependant nous verrons que la « Eaison » est toujours de mode : mais on l'a rendue « pratique » ^3 ; et celle de jadis ne s'y reconnaît plus : Il n'est bruit que de philosophies surprenantes ^^, « Heidenreichisme », « Abichtisme », « Bornisme », « Kiesenwetterisme », « Maimonisme », « Snellisme », a Fichtisme », « Niethammerisme », « Politzisme », a Schaumannisme », « Gràffisme », « Krugisme », a Goessisme », et tous ces nouveau-venus en « isme », « par où des philosophes nouvellement surgis, avec le criticisme de leurs petites lampes, répandent une si bienfaisante lumière sur toutes les sciences et tout le genre humain... » — En vérité ce sont les mystiques, raillés si fort par les rationalistes, qui pourtant vont apporter, grâce aux pliénomènes de la philosophie « pratique » et du Eomantisme, le plus vigoureux enthousiasme à l'Etat futur. La « raison » va devenir mystique, et le mysticisme s'appeler « raison ».