‹ Du christianisme au germanisme; l'évolution religieuse au 18e siècle et la déviation de l'idéal moderne en AllemagneChapitre 93 sur 210 · Id., p · texte numérisé non relu

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tenues ; bien plus : il faut en introduire de nouvelles, si elles sont utiles à l'Etat ^^.

Ne pas dire la vérité, est-ce mentir? Feder, professeur de pLilosopliie à Gottingen, le conteste et même va plus loin : en jouant sur les mots, n'évite-ton pas le mensonge? « Il n'est nullement contraire à la vérité, de dire quelque chose qui, pour être vrai — avouons-le — doit être entendu contrairement au sens habituel des mots, mais aussi, en ces circonstances particulières, doit et peut être ainsi entendu par l'autre ^^. » Feder, dans la question religieuse, — car nous n'en sortons pas — , recommande vivement le principe d'Etatisme, « L'habileté d'un souverain » doit lui conseiller de maintenir l'autorité de l'Eglise. « Son propre intérêt politique » l'engage à gagner le clergé pour ses projets pleins de sagesse. Il s'en sert pour exécuter ce qu'il n'accomplirait pas par ses propres moyens. Mais il ne permet point que « des personnes de cette condition » le détournent de « ses intentions qui vont ailleurs et se rapportent à de justes avantages » ^^. Mais nous arrivons, avec ce qui suit, à une excuse subtile, qui d'ailleurs ne nous est pas inconnue : dans la vie sociale et dans la religion, écrit Hermès S6, « il y a des vérités qui ne sont pas pour tout le monde ». Tous les hommes a ne sont pas également exercés à penser et à juger; ou bien ils

83. Die Frage : ob, mid iJiwiefern irgend eine Art von Tauschung dcm grossen Haufen der Menschen zutrdglich sein konne? unter&ucht und beantwortet in einer Abhandlung von J. G. Gebhard, Prediger an der Jerusalems- und neuen Kirche zu Berlin.

84. Johann Georg Heinrich Feder, Grnndlehren zur Kenntniss des menschlichen Willens und der naturlichen Gesetze des Rechtverhaltens. Gôttingen, 1782, p. 136-137.

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