M BLIND
M. (JHLE.
M. SCHNEPP.
MOIS
MOYENNES
Moyennes.
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Moyenn
Maxima
Mînima
Gênerai
Décemb.
Janvier .
Février .
Moyenn .
Les différences qu'on remarque dans le tableau ci-dessus ne doivent pas être rapportées entièrement à des modes différents d'observation, mais elles découlent naturellement des
circonstances propres à chaque barque; les unes sont mieux aérées que les autres; le nombre de personnes qui les habitent peut être plus ou moins considérable; enfin, les dispositions intérieures sont plus ou moins convenablement arrangées. Ces restrictions faites, on doit forcément admettre que l'air de l'intérieur de la cange est cependant toujours à une température supérieure à 1 5°, dans laquelle le malade même vit à son aise. La condition la plus fâcheuse, selon nous, c'est l'étroitesse du logement, le peu de confort qu'y rencontre un malade. Nous dirions volontiers qu'il faut se bien porter pour subir et les influences variées des éléments climatériques , et les conditions d'habitat, durant un voyage de plusieurs mois sur le haut Nil.
$ V. Parallèle entre les phénomènes météorologiques de la basse, de la moyenne et de la haute Egypte.
Revenant sommairement sur l'ensemble des conditions climatériques des trois régions géographiques que nous venons de parcourir, depuis l'embouchure du Nil dans la Méditerranée, jusqu'à la hauteur de la seconde cataracte, nous rappellerons que, dans cette longue vallée, la constitution du sol est à peu près uniforme ; c'est un présent du fleuve, qui repose partout sur le terrain plutonique; celui-ci montre partout ses roches sombres et arides et vient enfin affleurer la couche alluviale, à la hauteur de la première cataracte. Le même cours d'eau arrose et fertilise cette vallée; c'est lui aussi qui la tempère contre l'ardeur du jour, tout comme il la garantit sensiblement contre le refroidissement subit de la
nuit. Le Nil, après avoir été le principe régénérateur de ces pays, en a également été la puissance fécondante et protectrice. C'est là une mer intérieure qui a une température à peu près uniforme, et, nous dirions volontiers, propre, puisque nous avons trouvé que, sur son long parcours, celle-ci ne varie guère plus d'un degré, dans les vingt-quatre heures, tandis que les oscillations de la température atmosphérique s'élèvent, dans les mêmes conditions, à 10 et à ii°. Ces différences sont plus sensibles dans la haute que dans la moyenne Egypte, et dans celle-ci plus que dans le Delta. Le voisinage de la mer, qui est un si puissant agent pour équilibrer et tempérer les conditions atmosphériques, fait du climat de la côte septentrionale du Delta, d'Alexandrie, un climat réellement intermédiaire à ceux des pays chauds et aux climats marins.
Nous rapprocherons, pour plus de clarté, les résultats des observations thermométriques faites dans ces trois régions, pendant les mois d'hiver, et nous les résumerons dans le tableau suivant :
Tabl. XXIV. — Tableau comparatif entre la température des différentes régions de l'Egypte.
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