‹ Du colobome congénital des paupières [electronic resource]Chapitre 22 sur 58 · INFÉRIEURES · texte numérisé non relu

INFÉRIEURES

J'ai eu l'occasion de voir un second cas, analogue au précédent, quoique plus compliqué, à l'institut ophtalmologique de Varsovie, Il s'agissait d'une jeune fille de vingt ans, Joséphine Ch.; son œil gauche était normal, mais à l'œil droit on observait les anomalies suivantes :

1" L'angle interne de l'œil était élargi, parce que le cartilage de la paupière inférieure se terminait déjà au bord cornéen interne et inférieur en un point où se trouvait aussi le point lacrymal inférieur, lequel était déjeté en dehors. Du point lacrymal inférieur, jusqu'à l'angle interne s'étendait une fente cutanée dont la lèvre interne avait l'aspect du tissu conjonctif dans lequel on sentait du tissu carlilagiueux.

2" Au-dessus de la fente, c^est-à-dire, au bord inférieur et interne de la cornée, dans le limbe conjonctival, il y avait une tumeur dermoide^ un peu mobile, de la grosseur d'une pupille moyenne, et au-dessus de cette tumeur, on en trouvait une seconde, plus petite d'un tiers et également située dans le limbe conjonctival.

3° L'atropine ne faisait pas dilater la pupille : cette dernière est située au bord sup»^ro-interne de la cornée et ses

bords sont parallèles, comme on le voit dans le colobome de l'iris ou après l'iridectomie.

La malade n'avait jamais subi d'opération et n'avait été soumise à aucun traumatisme.

OBSERVATION XXV Davidson. — London. The médical Times and Gazette, 1875, p. 169.

Une petite fille de six semaines me fut apportée à l'Hôpital avec les apparences suivantes : un large colobome de la paupière supérieure gauche, à l'union du tiers interne avec le tiers moyen et s'étendant sur le cul-de-sac de la conjonctive. La peau, faisant suite au bord supérieur libre du colobome, s'étendait sur la conjonctive bulbaire sur une étendue considérable en bas et en dehors, et allait se perdre sur le limbe cornéo-sclérotical. Sur la partie supérieure et externe de la cornée se trouvait une tache blanche, épaisse, formant sur cette surface une saillie considérable, et ressemblant exactement à la peau des paupières ; mais on n'y voyait aucun poil. Le nez de l'enfant était aplati, et de sa base à la lèvre s'étendait une large cicatrice, présentant sur ses bords trois excroissances semblables à des verrues. La lèvre supérieure et le palais étaient parfaitement normaux. La perte de substance dans la paupière supérieure était si considérable que, lorsque l'enfant était endormi, le globe de l'œil restait presque complètement à découvert, et cette exposition à l'air avait déjà occasionné un degré considérable d'irritation de

Redoutant les conséquences inévitables de cet état, et prenant en considération, d'une part l'aspect affreux de cet enfant, d'autre part le désir de la mère que l'on remédiât à cette difformité, nous résolûmes de faire l'essai d'une opération. (Suivent les détails de l'opération qui eut un bon résultat,)

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