SET RS
‘rachidien, grâce à son reflux possible dé la boite cra-
nienne vers le canal vertébral, met l'encéphale à l'abri de la compression qu'il subirait forcément, quand, à chaque systole et à chaque expiration, il rec oil une quantité de sang plus considérable.
Mais le rôle du liquide céphalo- rachidien n'est sans doute pas uniquement mécanique. Il semble avoir une action vraiment biologique sur la cellule nerveuse.
De par sa composition, eneffel, par sa teneur en chlorures (7,0 à 8,0 pour 1.000), c'est un « sérum minéral » complet par excellence : €’est un milieu de conservation de l’excitabilité cellulaire. En outre par sa circulation, telle que nous l’avons indiquée plus haut, il paraît être un-milieu Lrès propre aux échanges nutritifs. Il contient en effet des produits de désassimilalion de la substance nerveuse, Lelle la cholestérine.
Quant à sa teneur en glycose, plus faible que celle du sang, elle indique bien que cette substance n'est pas un produit de désassimilation (Rouget), mais qu'elle provient par dialyse du sérum sanguin, et peut-être joue-telle un rôle important dans la nutrition dés tissus nerveux, puisqu'elle est indispensable à la nutrilion des autres tissus (Bernard, Chauveau, Kauffmann) (1).
Etant données ces propriétés physiques, chimiques et physiologiques du liquide céphalo-rachidien, telles que nous venons de les examiner, étant donné aussi son rapport intime avec le névraxe, qu'il entoure complètement, on peut se rendre comple de l'importance de l'intégrité de ee liquide dans le bon fonctionnement dé
(1) Gillard. -- Glycose dans le liquide céphalo-rachidien (Fhèse Lyon, 1903).
l'activité cérébrale. Vicié au contraire, soil primilivement, soil secondairement à une affection des centres nerveux ou à une maladie générale, il tend à supprimer phy siologiquement les hémisphères, centre de toute acli= vité physique et psychique, ou à rendre cette Suppression plus longue el. plus complète. C’est ainsi que le liquide
céphalo-rachidien pathologique devient un facteur important du coma, état dans lequel il convient dé l'étudier à présent. ; |
AE