‹ Du Coma et de la Ponction LombaireChapitre 9 sur 21 · PR · texte numérisé non relu

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: (1) Mestrezat. — Thèse de Montpellier, I9IT.

SR De linuent avec le IV° ventricule et le canal central dela moelle par l'intermédiaire de l'aqueduc de Sylvius. Sur le plancher du IV*° ventricule, les trous de Magendie et de Luschka établissent une communication avee les espaces

sous-arachnoïdiens. Ainsi se trouve constituée l'unité du réservoir ventriculaire et du sac sous-arachnoïdien (1). Mais le liquide céphalo-rachidien ne fail pas que se collecter dans ce réservoir, il ne stagne pas, il est soumis à: une véritable circulation (2). Venu du sang, il ÿ retourne par l'intermédiaire de la cireulation lymphatique. Par les gaines périvasculaires qui s'ouvrent dans le liquide etpar les Jlymphatiques paravertébraux, le liquide céphalorachidien profondément modifié retourne à la citerne de Pecquet, puis dans le canal thoracique, et enfin dans la veine sous-clavière ; et le torrent circulatoire le ramène aux glandes choroïdiennes.

Les causes qui influent sur la progression du liquide céphalo-rachidien sont celles qui font varier la pression : battements artériels des vaisseaux sous-arachnoïdopie-mériens, mouvements respiratoires, différentes atti-. tudes du corps, pesanteur (3). Mais ce sont là des, facleurs que nous étudierons en éludiant les propriétés du liquide céphalo-rachidien normal.

(1) Testut.

(2) Cathelin. — Circulation du hquide céphalo-rachidien (Presse médicale, 11 nov. 1903. — Soc.\biolog., 17 nov. 1903).

(3) Cathelin. — Loc. cilal.

Système nerveux, ên Anat. deseripl.

$2. = Propriétés ‘du liquide céphalo-rachidien. ” . Ces propriétés sont importantes à connaitre pour be comprendre la pathologie du liquide céphalo- rachidien. Nous les diviserons en propriétés physiques, chimiques “et (eee fi

Le Lo Li a liquide. céphalo-rachidien.

-— C'est un liquide clair « eau de roche ». Sa quantité oscille entre 60 et 190 ec. Sa pression a été diversement appréciée. Mesurée avec l'appareil de Kronig elle a été évaluée à 17 ce. d’eau (1). Mais ce n’est là qu'un chiffre relatif et: ne pouvant guère servir en clinique où l’on apprécie, d'une façon plus empirique et plus facile, la tension du liquide par sa force d’écoulement. D'ailleurs, même chez l'individu sain, le liquide céphalo-rachidien subit dans sa tension des variations physiologiques fréquentes. C'est ainsi que la pression augmente quand Vlindividu passe du décubitus dorsal à Îa station debout. Les mouvements cardiaques et respiratoires ont aussi une influence sur la tension (}. A chaque systole et*à chaque HR le cerveau subit une augmentation de volume qui, de même qu'elle refoule hors du crâne une certaine quantité de sang veineux par suite de la compression des veines

(1) Boveri. — Tension du liquide céphalo-rachidien (Soc. biol., 26 mai 1911).

(2) Jacques Parisot. — Pression du liquide céphalo-rachidien

à l’état normal et pathologique (XP Congrès des méd. neurol, el alén.. Nantes, 1909).

Ma

cérébrales (1), etoile dans le rachis du liquide clos rachidien hypertendu (2). Par rapport aux circulations sanguine et lymphatique, la préssion du liquide céphalo-rachidien ést-:"bièn: inférieure à la pression ë actuelle, égale à la pression veineuse, inférieure 'afas | pression lymphatique. Il y a, de plus, une relation entre l’état de la tension artérielle et celui de la tension céphalo- -rachidienne. Tout ce qui augmente l’une, augmente l'autre. Déjà, en 1907, M. Curschmann 3), pour faciliter la ponction lombaire, augme entait la vie pression du liquide céphalo-rachidien par congélation de la peau des cuisses avec: le chlorure d'éthyle. Cela concordait avec les résultats obtenus par Müller, à savoir : que les vaso-moleurs du système nerveux central réagissent d’ une facon opposée aux vaso-moteurs du corps. Depuis, l'influence de l’hypertension artérielle sur | hypertension céphalo-rachidienne et labyrinthique même, est complètement admise (A), et l’on en a tiré celte conclusion pratique que la ponction lombaire abaissait la tension artérielle (5). Nous

(1) Mosso. — Cité par Mathieu (Thèse. Lyon, 1904).

(2) Richet. — Jbid. :

(3) Curschmann. — Augmentalion arlficielle de la pression du Hquide céphalo-rachidien (Therapie der Gegewart, juillet 1907).

(4) Dupont et Maupetit. — Pression artérielle et pression céphalorachidienne (Rev. biol. de Bordeaux, 4 avril 1905). :

Lafile el Dupont. — Hypertension artérielle el hypertension labyrinthique et céphalo-rachidienne (ÉONBTEE français de médec. Genève, 1908).

(5) Roubinowitch et Paillard. — inflience de la ponction lombaire sur la pression artérielle (Gaz. des Hôp., 28 juin 1910).

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