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compte que notre colonie devrait être un pays de grande industrie de salaisons ; mais pour cela, il faut que la régie veuille bien consentir aux sauniers un salaire rémunérateur. Il faut se garder d’une réglementation trop rigoureuse et d’une fixalité trop avide, qui pourraient tuer ce commerce.Que l’administration des douanes et régies persévère donc dans la voie plus libérale où elle est entrée ces dernières années ; c’est à cette seule condition, qu'elle verra le développement progressif et simultané de ses recettes et
de l’industrie des salaisons.
C.— Soir. — Relations commerciales avec la France. Amélioration de ce produit. — Pays importateurs
des soies indochinoises.
La question de la soie est un des plus importants problèmes qui se posent en Indochine. La prospérité de la production séricicole dépend de l'initiative que prendra la France pour le développement de ce produit; or nous savons, que notre pays a un intérêt de tout premier ordre à ce que le commerce de la soie devienne florissant. La France, en effet, est un pays grand producteur de soie et les fabriques lyonnaises sont réputées à juste titre dans le monde entier. Cependant ne nous est-il pas permis de craindre, dans un temps plus ou moins éloigné, la concurrence possible de notre colonie et à ce moment notre indus-
trie n’aurait-elle pas à en souffrir. Non seulement
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nous ne le croyons pas; mais nous pouvons affirmer que, si le commerce de la soie en Indochine avait atteint son complet développement, notre marché de soieries prendrait une extension beaucoup plus grande. Les fabricants français achèteraient leurs soies dans notre colonie, ils se la procureraient à meilleur titre qu’à l'étranger, et, retirant un profit plus considérable de leur produit, ils n’hésiteraient pas à augmenter le nombre de leurs usines et de leurs débouchés. Il ne faut pas craindre, en effet, une crise de surproduction, car la réputation de nos soieries n’est plus à faire et nous sommes en droit d'espérer que la France conservera encore longtemps la préférence des autres pays pour la qualité de ses soies.
Malheureusement, notre colonie d’Indochine ne peut actuellement nous rendre les services que nous attendons d'elle. Serait-ce parce que la culture du mürier et l’industrie de la soie sont de création nouvelle dans ce pays”? Tout au contraire, cette source de-richesse y existe depuis plusieurs siècles; les Annamites prétendent mème quele ver à soie serait de race aborigène. Nous ne le croyons cependant pas et ilest plus vraisemblable de penser que cette industrie a été importée par les Chinois, qui sont et ont été de tout temps de grands producteurs de soie. Ce n’est donc pas pour cette raison que l’Indochine .est impropre à rendre les services que lui réclame la métropole. C’est d’abord parce que les soïes de
. CAPE >) Q » ‘ cette colonie sont de qualité inférieure; c’est ensuite