A quelle époque le voyage est-il censé terminé
477. Exception que comporte l'obligation édictée par l'article Î38.
Force majeure.
478. Le capitaine peut-il être dispensé do voyage sur le motif que
le lieu de destination a été envahi par une épidémie ?
479. Comment il est pourvu au remplacement du capitaine léga-
lement empêché?
480. Poursuite extraordinaire à laquelle peut être exposé le ca-
pitaine qui rompt son engagement.
466. — La mission du capitaine, quelque étendue qu'elle soit et qu'elle dût être, n'est après tout qu'un mandat. Or, s'il peut être de l'essence de celui-ci que celui qui en est revêtu administre et exploite souverainement la chose qui en fait l'objet, il répugnerait à la raison de lui reconnaître la faculté d'aliéner la chose elle-même. Cela est vrai pour le ca pi ta ne de navire dont le pouvoir comprend légalement : Tantum de peritia in arte navigandi, non de dominio et proprietate navis.
La faculté de vendre le navire n'est donc pas comprise dans le mandat de le commander, elle ne peut résulter que d'un pouvoir spécial et exprès. Le capitaine ne peut dès lors l'exercer en l'absence de ce pouvoir. C'est ce qui a toujours été consacré, c'est ce que nous trouvons dans le Consulat de la mer, dans les Jugements d'Oléron, dans la Hanse t eut ont que, dans l'ordonnance de Wisbuy et dans celle de 4 681 .