‹ Du concile general et de la paix religieuseChapitre 38 sur 90 · L INFAILLIBILITE DOGMATIQUE ET LA SAINTETE MORALE · texte numérisé non relu

L INFAILLIBILITE DOGMATIQUE ET LA SAINTETE MORALE

SOMMAIRE. — I. L'infaillibilité absolue du Pontife devient celle de l'homme. — II. Un miracle est nécessaire. — III. Son étendue.

— IV. Sainteté morale., condition de l'infaillibilité personnelle. — V. Résumé de l'histoire morale de la Papauté. — VI. Séparation de lïnfaillifoité et de la sainteté. — VIL Examen de deux objections.

— VIII. Le miracle que la théorie exige est inutile. — IX. Conclusion de ce chapitre.

Nous venons de présenter contre le système de l'infaillibilité absolue et séparée du Pontife romain des difficultés dont il est facile à tout théologien attentif de reconnaître la gravité. Il <en est d'autres encore, dignes de la plus sérieuse méditation.

Dans le système italien^ l'infaillibilité, comme nous l'avons vu, n'est point attribuée à l'homme, mais au Pontife. Toutefois, comme l'homme ne peut se séparer du Pontife, comme le Pontife 'est un homme, même dans l'exercice le plus solennel de sa charge suprême, il en résulte nécessairement que l'infaillibilité du Pontife devient celle de l'homme. D'après le système, l'homme est infaillible en tant que Pontife;

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