CHAPITRE III
l'ultràmontanisme moderne, suite.
SOMMAIRE. — I. M. de Lamennais et son caractère. — II. Il est le vrai fondateur de l'ultràmontanisme en France. — III. Son but politique et religieux. — IV. Examen de sa doctrine théologique. — V. Attaque violente contre le clergé français et la Déclaration de 1682. — VI. Vrai sens de cette déclaration. — VII. Injuste critique. — VIII. Rien de nouveau dans la discussion. — IX. Méthode de M. de Lamennais. — X. L'école ultramontaine et son esprit général.
Un homme d'un esprit aussi brillant que celui du i. m. do Lacomte Joseph de Maistre a eu, de nos jours, sur le clergé et les affaires ecclésiastiques, une influence peut-être plus considérable encore que celle de l'auteur Du Pape et des Soirées de Saint-Pétersbourg . Nous voulons parler de M. de Lamennais. Le point de départ de ces deux hommes illustres fut le même : une réaction ardente contre l'incrédulité, la révolution, l'anarchie sociale. Ils y portèrent les mêmes vues, les mêmes intérêts, on peut dire les mêmes passions. Mais un sens pratique, que l'esprit de système et un entraînement passionné n'altéraient pas toujours, contenait dans certaines bornes l'âme altière et bouillante du comte de Maistre, tandis que M. de Lamennais, s'attachant par une indomptable logique aux théories qu'il s'était faites, ne reculait devant aucune conséquence des principes qu'il posait avec plus
de hardiesse que de justesse. Celte ardeur sans mesure de spéculation, qui n'avait foi qu'en une logique absolue, dérobait à M. de Lamennais tout un côté des choses humaines, et le précipita, durant sa longue carrière philosophique, dans les excès les plus déplorables et les plus contradictoires.
L'homme qui, pour mieux assurer le triomphe de la foi et de la grâce, avait commencé par nier la raison et la nature, a fini par diviniser cette raison et cette nature. L'écrivain qui avait consacré, pendant plus de cinquante ans, les plus puissantes facultés et une éloquence incomparable à la défense du christianisme catholique, s'est tourné, dans les dernières années de sa vie, contre tout ce qu'il avait aimé, adoré, servi, et, niant tout ce qu'il avait affirmé, s'est éteint dans la nuit d'un vague panthéisme. Nous ne connaissons pas, dans l'histoire des défaillances humaines, une chute plus profonde, un plus grand scandale, une leçon plus funeste de scepticisme léguée au monde. L'auteur de ÏEssai sur Vindifférence religieuse défendant déplacer sur sa tombe effacée le signe de la foi et de l'espérance chrétiennes, présente à un monde saisi d'étonnement et d'effroi le plus douloureux des spectacles !
Sonder cette existence tourmentée , en suivre les phases diverses, montrer comment cet écrivain a été conduit à ces lamentables contradictions qui otent à son nom tout prestige, à sa vie toute unité et toute autorité morale, telle n'est pas la tâche que nous avons à remplir ici.
de Maislre le véritable fondateur de l'ultramonta- dc *^isLa" nisme moderne. C'est lui qui, foulant aux pieds les traditions de l'Église de France, et déversant l'insulte à la sagesse (Te nos Pères, a voulu inoculer au jeune ' clergé l'esprit théocratique et l'esprit absolutiste. Il a travaillé à cette œuvre avec une incomparable ardeur pendant les deux tiers de sa vie, et cette œuvre a survécu à la condamnation et à la défection à jamais déplorable de son auteur. M. de Lamennais a mis dans cette œuvre son génie tout entier. En l'étudiant, nous pourrons nous rendre compte des faiblesses de ce génie, qui n'ont d'égales peut-être que son éclat. La méthode de M. de Lamennais, dans • cette seule question, nous donnera la clef de ses excès, de ses erreurs, de ses inconséquences, de ses contradictions, et, sans faire une étude spéciale de sa philosophie et de sa politique, nous pourrons peutêtre apercevoir les causes profondes des égarements de ce noble et malheureux esprit.
Dans son œuvre ultramontaine, M. de Lamennais, nous l'avons déjà dit, a poursuivi deux objets principaux : la restauration, ou plutôt l'inauguration de la théocratie et de l'absolutisme universel. Comme nous l'avons fait pour Joseph de Maistre, nous renverrons au volume suivant tout ce qui se rapporte à la première entreprise.
Qui croirait que l'apôtre de la démocratie la plus m. Butpoiiextrême, que le publiciste dont les théories politiques et reu£eux. ont fait reculer même des assemblées républicaines,
a commencé par professer les doctrines les plus excessives de l'absolutisme royal, qu'il a présenté au monde comme le plus parfait des gouvernements? Qu'on relise le premier chapitre du livre intitulé : De la religion considérée dans ses rapports avec l'ordre politique et civil, on y verra que M. de Lamennais regardait alors toute monarchie tempérée et composée comme une aristocratie ou une démocratie déguisées, et par conséquent comme un système plein d'illusions, de mensonges et de dangers. A ce point de vue, la constitution anglaise, qui a forcé l'admiration de Joseph de Maistre lui-même, n'est plus qu'un détestable régime dont M. de Lamennais prédisait, en 1826, la ruine imminente. La constitution française, telle que l'avaient faite les chartes 3e 1814 et de 1830, était encore bien plus défectueuse aux yeux de M. de Lamennais, parce que, derrière cette faible barrière, il n'y avait, disait-il, qu'une démocratie sans frein. La caducité des choses humaines et les passions politiques pourraient donner, dans certaines circonstances, un semblant de vérité aux théories de M. de Lamennais, sans justifier le moins du monde son agression systématique contre le principe même de la division et de la pondération des pouvoirs, contre l'idée même de la souveraineté tempérée et composée. La persévérance des peuples à poursuivre cet idéal, même au milieu de nombreuses déceptions, prouve que cet idéal n'est qu'une révélation de la raison et de la sagesse politique.
Il y a donc bien peu de vraie philosophie, de vrai
L'ULTRAMONTANISME MODEKNE. 34o
sens politique dans l'hostilité du philosophe breton contre le principe même de la division et de la pondération des éléments constitutifs de la souveraineté.
C'est dans cet ordre d'idées, et dans ce besoin d'absolu qui tourmentait M. de Lamennais, que nous croyons saisir l'origine de ses erreurs louchant la constitution de l'Église. Comme il la repoussait de l'État, il a voulu bannir de l'Église la monarchie composée. Il a voulu concentrer toute la souveraineté spirituelle dans le seul Pontife romain. Mais, pour arriver à ce résultat, M. de Lamennais a été conduit à méconnaître la vraie nature de l'institution évangélique, et à défigurer complètement la doctrine du clergé français, celle de Bossuet et de son école.
C'est dans le chapitre sixième du livre que nous iv. Docuina avons déjà nommé ' que M. de Lamennais cherche l'origine et la nature du pouvoir pontifical. Regardant alors la monarchie pure, indivisible, absolue comme la forme la plus parfaite du pouvoir, il veut que la monarchie spirituelle possède toutes ces conditions, et il les cherche dans l'Évangile.
Mais l'auteur du livre De la religion attribue au divin fondateur de l'Église une conduite bien peu digne de la sagesse de Dieu.
Il cite d'abord les textes célèbres sur lesquels
1 De la religion considérée dans ses rapports avec l'ordre politique et civil. Paris, 1826.
théologique.
est fondée l'autorité de saint Pierre et de ses successeurs.
M. de Lamennais, avec tous les catholiques, fait dériver de ces divines paroles la monarchie du Pontife romain, la primauté, l'universalité, la plénitude de sa juridiction . Toute la question est de savoir si, dans l'intention du divin Maître, la monarchie de son vicaire est pure, indivisible, absolue. Pour démontrer que cette monarchie possède ces qualités, il ne suffit pas de faire remarquer que Pierre était seul quand les privilèges suprêmes lui ont été accordés, et que les dons de Dieu, comme le dit si bien Bossuet, sont sans repentance . Si le Seigneur avait voulu donner à Pierre une souveraineté absolue et indivisible, aurait-il étendu une partie des pouvoirs souverains aux autres Apôtres? Aurait-il donné aux Apôtres réunis avec Pierre, et sous sa primauté, les pouvoirs qu'il avait accordés à Pierre? Se serait-il servi, dans ces concessions, des mêmes paroles qu'il avait adressées à Pierre? Le grand précepte de l'obéissance chrétienne soumettrait-il les fidèles à l'autorité collective de Pierre et des Apôtres ?
Dans l'ensemble de cette création divine se révèle la vraie nature de l'institution évangélique. Le parti pris peut seul y voir la monarchie pure, indivisible, absolue. Attribuer ce dessein au Sauveur, c'est le mettre en contradiction avec lui-même.
Pour sauver cette contradiction, il faut nécessairement dire que les magnifiques paroles adressées au Collège apostolique ne donnent d'autres droits aux Apôtres que celui d'obéir à saint Pierre. Mais, en
polémique.
présence des paroles de Jésus-Christ et des faits évangéliques, qui peut nier que les Apôtres n'aient participé aux pouvoirs souverains ?
La constitution du Collège apostolique est devenue celle de l'Église. C'est donc en vain que M. de Lamennais cherche à étayer son système sur les paroles du divin Maître.
Hélas! l'homme, le prêtre qui voulait édifier Texa- v. violente gération du pouvoir pontifical sur les promesses de l'Homme-Dicu, devait, quelques années plus fard, nier Jésus-Christ et bafouer son vicaire ! Pour un esprit aussi extrême, la sagesse de nos pères ne devait être que faiblesse, erreur, trahison. Comme le clergé français, d'accord avec la tradition antique et universelle, n'a jamais admis la monarchie pure et absolue du Pontife romain, les doctrines de ce clergé se présentaient d'elles-mêmes aux coups de M. de Lamennais.
La Déclaration de 1682 devint l'objet de ses déclamations les plus passionnées. Nous avons déjà fait toutes nos réserves sur cette célèbre Déclaration considérée comme acte. Mais nous sommes bien loin d'admettre que la doctrine qu'elle renferme mérite tous les anathèmes que M. de Lamennais lui pro-. digue. Appréciant le premier article au point de vue de son système théocratique, il l'inculpe d'athéisme politique. Nous discuterons en leur lieu ce système et ces accusations.
Les trois autres articles concernent le pouvoir ecclésiastique. Ils sont ainsi exprimés :
II. « La plénitude de puissance que le Saint-Siège apostolique et les successeurs de saint Pierre, vicaires de Jésus-Christ, ont sur les choses spirituelles, est telle que, néanmoins les décrets du saint concile œcuménique de Constance contenus dans les sessions IV et V, approuvés par le Saint-Siège apostolique, confirmés par la pratique de toute l'Église et des Pontifes romains, et observés religieusement dans tous les temps par l'Église gallicane, demeurent dans toute leur force et vertu; et l'Église de France n'approuve pas l'opinion de ceux qui donnent atteinte à ces décrets on qui les affaiblissent, soutenant que leur autorité n'est pas bien établie, qu'ils ne sont point approuvés, ou qu'ils ne regardent que le temps du schisme.
III. « Ainsi il faut régler l'usage de la puissance apostolique en suivant les canons faits par l'esprit de Dieu et consacrés par le respect général de tout le monde : les règles, les mœurs et les constitutions reçues dans le royaume et dans l'Église gallicane doivent avoir leur force et vertu , et les usages de nos pères demeurer inébranlables ; il est même de la grandeur du Saint-Siège apostolique que les lois et coutumes établies du consentement de ce Siège respectable et des Églises subsistent invariablement.
IV. « Quoique le Pape ait la principale part dans les questions de foi, et que ses décrets regardent toutes les Églises, et chaque Église en particulier, son jugement n'est pourtant pas irréformable , à moins que le consentement de l'Église n'intervienne. » (Dé-
.le 168-2.
L'ULTRAMOMANISME MODERNE. M
claraiion du clergé de France touchant la puissance ecclésiastique du 4 9 mars 4 682.)
Pour quiconque a étudié les traditions de notre vi. vrai set» Église et de l'école de Paris, conformes à l'antique Déclaration tradition; pour quiconque a médité les écrits de nos grands docteurs et surtout ceux de Bossuet, il est clair que les trois articles qu'on vient de lire n'affirment autre chose que le caractère efficacement tempéré de la monarchie ecclésiastique ou pontificale. Les décrets de Constance , dont l'autorité est proclamée par le second article, n'établissent pas, comme nous l'avons prouvé ', la supériorité, absolue du concile général sur le Pape. Le Pape conserve dans le concile et sur le concile tous les droits de sa primauté. Mais ces droits divins ne vont pas jusqu'à le rendre maître absolu du concile et de ses délibérations. Toujours les décisions des conciles généraux ont été portées librement, et à la grande majorité des voix. Le concile de Constance a constaté ce fait en déclarant que le Pape était soumis au concile pour tout ce qui touche la foi , la réforme de l'Église et l'extinction des schismes.
En d'autres termes, le concile de Constance a déclaré que le Pape, dans le concile général, était obligé de prononcer les décrets concernant la foi et la réforme de l'Église, conformément au vote de l'unanimité morale ou de la grande majorité conciliaire, lorsque dans le concile tout s'était passé régulièrement et canonique-
1 Voir t. Ier, liv. III, chap. v, vi, vu.
ment. Ce décret n'a pas empêché le même concile de rendre le plus bel hommage à l'autorité du Souverain Pontife; nous l'avons vu.
Le quatrième article, qui paraît le plus dur, n'enseigne cependant pas autre chose, sinon que le jugement du Pape seul ne devient celui de l'Église que par l'assentiment même de l'Église ou du corps des premiers pasteurs. En effet, dans une monarchie tempérée et composée, il n'y a d'acte définitif de la souveraineté qu'avec et par le concours des éléments qui la composent. Identique à la souveraineté, l'infaillibilité ne se trouve donc, d'une manière entièrement certaine, que dans les actes mêmes de cette souveraineté.
Telle est, au fond, la doctrine de la Déclaration.
Elle se borne à conserver inviolable, nous le répétons, le caractère tempéré de la monarchie de l'Église. Le Pape ne possède pas une souveraineté absolue sur les évêques, pas plus que les évêques ne la possèdent sur le Pape. Ils ont leurs droits respectifs émanant des divines Écritures , et manifestés dans la vie de l'Église et dans l'histoire des conciles généraux. Ce n'est que par le concours du Pape et des évêques que la souveraineté spirituelle impose la foi.
vu. injuste M. de Lamennais, qui mettait la force de son génie dans l'absolu de ses théories, était incapable de comprendre ces sages tempéraments de la constitution de l'Église. Aussi est-il conduit à dénaturer la doctrine de la Déclaration. Il affirme que la Décla-
critique.
ration enseigne la supériorité absolue du concile sur le Pape, la souveraineté absolue des évoques. D'après la Déclaration, selon lui, l'Église est une république aristocratique, et le Pape est dans la dépendance absolue des évêques ' .
Il est cependant obligé d'avouer que cette doctrine est formellement repoussée par toute notre Église, parla faculté de Paris, comme par l'épiscopat français; par Gerson comme par Bossuet. Ces aveux ne l'avertissent pas de l'arbitraire de ses déductions logiques. Il aime mieux mettre tout le clergé français et Bossuet en contradiction avec eux-mêmes.
Une fois en possession de ce principe d'aristocratie absolue et souveraine qu'il veut tirer de la Déclaration par des conséquences forcées, il n'est plus dith- ■ cile à M. de Lamennais de démontrer que ce principe seul ne peut satisfaire aux conditions de l'unité et de la perpétuité de l'Église et contient des conséquences funestes 2.
Nous ne le suivrons pas dans une discussion qui porte entièrement à faux, et qui ne s'appuie que sur une logique arbitraire.
En dehors du procédé qui lui est particulier et que vin. Rien
de nouveau.
nous venons de caractériser, M. de Lamennais reproduit, en faveur de la monarchie absolue et de l'infaillibilité séparée du Pontife romain , les arguments ordinaires que nous avons discutés. Dans toute cette
1 De la religion, p. 238 à 258.
2 De la religion, p. 280 et suivantes.
dissertation, aucune étude approfondie, aucune critique sérieuse des faits et des témoignages invoqués. M. de Lamennais ne paraît pas même be douter des difficultés que soulèvent et le formulaire d'Hormisdas et les décrets du Florence, et plusieurs autres documents qu'il rapporte, lt ne tient aucun compte des objections de l'école modérée, de ses thèses, de ses preuves. Elle est pour lui comme si elle n'existait pas; Bossuet tout entier est nié. On ne lui fait pas même l'honneur de )e discuter. Tout le grand côté de l'immense controverse est laisse dans l'ombre et le silence. Et, par ces procédés dégagés, on croit se préparer un facile triomphe.
Telles furent dans les queslions les plus graves et les plus délicates la science, la justice, l'impartialité de M. l'abbé de Lamennais1.
Sans avoir présenté ici une étude complète des doctrines et de la vie de M. de Lamennais, nous croyons cependant pouvoir déduire de ce qui précède les caractères de la méthode qu'il suivit dans sa première œuvre et qui, au milieu de ses prodigieuses transformations, resta celle de toute sa vie. îx. Méthode Voici donc les traits caractéristiques de cette méthode :
Intérêts philosophiques et politiques toujours mê- Jés aux. questions religieuses, théories absolues imposées aux faits, science partiale qui, écartant tout
1 On ne peut lire sans un sentiment douloureux les injures que l'auteur ne craint pas d'adresser au vénérable Frayssinous, évêque d'IIermopolis.
do M. de La mennais
ce qui la gêne, n'est jamais la vraie science; haine et colère contre les esprits audacieux qui n'acceptent pas les systèmes du maître et qui doutent de son infaillibilité, déclamations éloquentes, mais souvent vides de raison.
Cette méthode devait conduire loin M. de Lamennais, quand il vit son système philosophique, qui était pour lui la première et la dernière vérité , repoussé par les hommes les plus graves du clergé et par l'unanimité de l'épiscopat. Sans se rendre compte entièrement des passions qui envahirent son âme ardente, il voulut humilier cet épiscopat qui refusait la lumière et le salut, et, pour mieux le dompter, il ne mit plus de bornes à son ultramontanisme.
Mais quand Rome, s'inspirant de sa vieille sagesse, eut improuvé un système philosophique qui n'avait rien de solide, et condamné les nouvelles théories politiques qui prétendaient inaugurer une liberté sans limites, M. de Lamennais se tourna contre Rome, se donna à lui-même et donna à son ultramontanisme le plus éclatant démenti.
L'école brillante qui l'environnait et qui saluait en lui le sauveur de l'Église et de la société ne le suivit pas dans ses égarements. Docile aux enseignements du Saint-Siège, elle renia le système philosophique et les théories ultra-libérales. Mais elle garda plusieurs doctrines du maître; la méthode qui lui semblait avoir fait la force et la gloire de M. de Lamennais dans sa première phase lui parut surtout bonne à