‹ Du concile general et de la paix religieuseChapitre 67 sur 90 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

sont que l'esprit même du christianisme. Les conciles découlent donc de son essence. Ils ne pouvaient pas manquer de se produire; aussi les voit-on naître au premier âge du christianisme, et devenir le grand instrument, le grand moyen de son gouvernement et de tous ses développements.

Il ne faudrait pas, toutefois, conclure de ce qui vient d'être dit que les conciles soient absolument nécessaires au gouvernement de l'Église. Ils sont toujours dune immense utilité, souvent dune nécessité relative. Et cependant on ne peut pas dire qu'ils sont absolument indispensables , puisque le consentement commun des premiers pasteurs, qui est la loi suprême de la société religieuse, peut se manifester par d'autres moyens.

Les conciles ont été le moyen ordinaire et général du gouvernement de l'Église ; et ils devaient se produire en harmonie avec les développements de l'association religieuse. L'évêque est le générateur de la société religieuse; qu'un évêque s'établisse quelque part, qu'un territoire lui soit assigné , et aussitôt naît la première association chrétienne , qui est le diocèse. Mais , dès l'origine , très-probablement dès les temps apostoliques, on sentit la nécessité de rallier à un centre commun les associations diocésaines limitrophes; et de cette nouvelle circonscription sortirent la province ecclésiastique, et l'Église métropolitaine. La réunion de plusieurs provinces forma les primaties, les patriarcats. Enfin, à la tête de cette société universelle, distribuée en diocèses, en provinces , en primaties et en patriarcats , se trouve le centre universel de l'unité chrétienne, le fondement de l'Église posé par la main de l'Homme-Dieu lui-même, la Chaire et le Siège de Pierre, le Pontife romain.

Cette distribution de la société religieuse donna naissance à quatre espèces d'assemblées représentatives, le concile diocésain ou synode, le concile provincial, le concile plénier ou national, et enfin le concile universel.

APPENDICES. m

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