I.e chanoine de Pitard se soumit
Quand même on trouverait dans l'antiquité quelques monuments qui appuieraient la prétention des chapitres au vote décisif, il est certain que dans le droit actuel cette prérogative n'existe pas. Depuis la décision envoyée par le saint-siége aux Pères du concile de Rouen de i58i, on ne trouvera pas un canoniste de quelque autorité qui en prenne la défense. Toute tentative nouvelle de la part des chapitres pour entrer dans ce prétendu
PERSOA'JNES COMPOSANT LE COINCILK, JiTC. iGl
droit serait désormais sans résultat, et ne ferait que reproduire avec une augmentation de ridicule la scène comique du chanoine Pitard que nous venons de rapporter.
Mais en est-il de même quand il s'agit, dans le concile provincial, des intérêts particuliers des chapitres, et dans cette circonstance leurs députés au synode métropolitain n'ont-ils pas voix décisive? C'est un point qui soulève toute la question des droits des chapitres par rapport aux évêques, question compliquée par la situation actuelle de plusieurs nouvelles difficultés. La longueur des développements qu'elle nécessiterait nous porte à l'omettre entièrement dans ce traité.