CHAPITRE IV
Du lieu de la convocation.
Les canonistes s'accordent à dire qu'on doit choisii" le lieu, de manière à éviter, en ce qui est possible, les fatigues elles difficultés à ceux qui sont convoqués; et 1 ils s'appuient sur l'esprit du canon Quoniam qaidem i delà 1 8^ distinction du décret de Gratien , dans lequel ' nous voyons le 'f^ concile œcuménique réduire les synodes provinciaux à un par an pour éviter à ceux qui doivent y venir de trop grandes ïsiû^nes^ propterfali- | ^ationem. ( Fagnan , in i part, 1. 5 décret, de Ace, c. Sicut oUm. )
Mais à qui appartient-il de déterminer ce choix? Ce doute avait été élevé. « La sacrée congrégation des car- I « dinaux-interprètes , dit Fagnan , a décidé que ce droit « appartenait au métropolitain. Celui-ci , ajoute le même « auteur, ne doit pas , sans nécessité , désigner d'autre «lieu que sa métropole, quand d'ailleurs cet endroit « offre les facilités convenables. » (Loco citato.)
Autrefois les métropoles et les cathédrales compi-enaient partout, dans leurs dépendances, des bâtiments et des logements consitlérables où les Pères du concile
OPÉRATIONS DU CONCILL PUOV., ETC. l\1']
pouvaient recevoir l'hospitalité. Aujourd'hui, clans bien des pays, ces facilités n'existent plus, et, en France en particulier, les séminaires se trouvent être généralement les endroits les plus propres à la tenue de ces saintes assemblées.
Voici le texte de la déclaration citée par Fagnan : « Ad archiepiscopum spectat electio loci celebrandaî synodi provinciaiis : tamen, cessautibus impedimentis justis, et accidentibus connnoditatibus necessariis, probavit congregatio concilii metropolitanam ecclesiam non esse relinquendam. »
Si, après avoir fait le choix du lieu, le métropolitain venait à mourir ou à être transféré, le successeur ne pourrait pas en choisir un autre: «Congregatio Conc. « censuit electionem synodi provinciaiis factam a prœ- « decessore ligare etiam successorem. «(Fagnan, loco citato.^