‹ Du concile provincialChapitre 74 sur 92 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

De quelques décrets qui sont devenus d'asogc dans tous les conciles provinciaux.

Dans la première session du 6^ concile de Milan, on puljlia neuf décrets , savoir : de aperienda synodo , de ratione vivendi in concilio , de concilii officialibiis, de prœjudicio non afferendo , de non discedendo, de judicibus querelarum , de diebiis congregationis publicae , de vocandis episcopis et ceeteris , de professione fidei.

Le décret de Aperienda sjnodo ou d'ouverture, celui qui prescrit la manière de vivre dans le concile, et celui qu'on nomme de Professione fidei ^ se retrouvent dans les actes de la plupart des conciles modernes. On tiouve aussi dans un grand nombre le décret de Non prœjiidicando , qui a pour but de prévenir les contestations sur la préséance; mais il en est peu qui aient publié à leur première session des décrets proprement dits pour nommer les officiers du concile et les juges des contestations, pour défondre de se retirer avant la clôture , et désigner les jours où se tiendront les congrégations publiques.

Nous ne trouvons rien dans le droit canon qui oblige

les Pères du concile à faire l'ouverlure par forme de décret, et ratiti([Liité ne nous donne pas l'exemple de cette formalité. II en est de même de ce qui fait l'objet des autres décrets, à l'exception de celui qui concerne la profession de foi. Celle-ci est prescrite, ainsi que nous le verrons au chapitre suivant.

Il ne paraît donc pas qu'on doive regarder comme obligatoire, pour les Pères du concile, l'usage de faire et de publier ces sortes de décrets; mais on ne saurait douter que cette coutume ne soit déjà très-vénérable par le grand nombre de conciles qui l'ont mise en pratique.

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