XX . PRÉFACE
sures avec la même exactitude que si le trésor y eût pourvu lui-même (i). Hi mores, eaque caritas patriœ, s'écrie Tite Live. Mais nous le laisserons exalter le patriotisme des traitants. Ce qui nous intéresse ici, c'est la richesse de ces sociétés qui disposent de fonds assez considérables pour alimenter les dépenses d'une armée et d'une flotte; c'est la promptitude et la sûreté de leurs moyens; c'est cette industrie des fournitures exploitée en grand par des compagnies ; ce sont les bénéfices que la spéculation ^en retirait. « Qui redeinturis « auxissent patrimonia, ut reipublicse, ex quâ creff vissent, ad tempus commodarent » (2).
Mais quelles que fussent ces sociétés et leur ci^édit, on doit mettre bien au dessus, pour l'importance et la considération , les sociétés organisées pour la ferme des impôts, et appelées societates vecti gales {3),societates vectigalium (4). On sait que les Romains mettaient en ferme les droits de péage et de douane (5), les pâturages appartenant
(1) Autre exemple de ces marchés, Tit. Liv. , 24, 18, et Valer. Maxime, V. VI, 8.
(2) Livius, 23,c. 48.
(3) Ulp., 1. 5. D. Pro socio.
(4) Tacite, Amial , lib. 13, c. 50.
Caius, 1. t.D. (/nod cujus nniters.
Paul, 1. 65, § 15. D. Pro socio.
Ulpien, 1. 63, § 8. D. Pro socio, Paul.,1. 9, § 4. D. De public.
I, 3, c. Pro sodu.
Bui mann {De vccilgalibus, c. 9).
Sigonius {deantiquo jureciv. rom., lib. 2, c. 4).
(5) Cicer., II in ] errem, 70.
Ou les appelait jwrtoriu. Y. Burmann, De lecligulibus, c. 5.