‹ Du contrat de sociétéChapitre 25 sur 165 · PRÉFACE. XXXV · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXXV

d'être une puissance redoutable potir le chef de l'état, et, du temps de Pline, il n'était plus qu'un rendez-vous de vils esclaves affranchis de la veille (i). C'est ainsi que le niveau impérial faisait disparaître toutes les influences au profit de l'unité de pouvoir. Toutefois, les sociétés de jjublicains conservèrent jusqu'au dernier moment; la ferme des douanes (2), des mines et des salines (3).

J'en ai dit assez pour montrer les applications du contrat de société dans la civilisation romaine.

Je passe au moyen âge français et ensuite aux temps modernes.

Dès le moment où l'histoire parvient à jeter quelque lumière sur les profondeurs de cette civilisation féodale oii les classes inférieures vivaient dans le servage de la glèbe, on aperçoit les familles agricoles de mainmorte organisées en sociétés tacites héréditaires. L'association de tous les membres de la famille sous un même toit , sur un même domaine, dans le but de mettre en commun leur travail et leurs profits, est le fait général, caractéristique, qu'on trouve depuis le midi de la France jusqu'aux extrémités opposées. C'est dans la vie commune, c'est dans l'union de leurs bras et de leur économie que les agriculteurs appartenant à la même famille vont puiser les premiers

(1) Lib. 33. 2 (8).

(2) Gonstantinus, 1. 2, G. Theod. Deveteranis. Godefroy, en commentant cette loi , dit : n 7° A l'ublicnnis veteranos inquietari Co'nstan- « tinus M. vetat, id est poriorium ab suis exigi , etc. »

Arcadius et Honor., lib. III , G. Theod., De indulgenUa debitorum.

(3) Lib. XI, G. Devectuj.

Lib. 3, G. Justin. Pro socio.

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