‹ Du contrat de sociétéChapitre 33 sur 165 · XLVI PREFACE · texte numérisé non relu

XLVI PREFACE

« Le feu, le sel et le pain

« Partent l'homme morte-main (1). »

Enfin, dans la rigueur originaire , la séparation d'un seul des serfs opérait la dissolution de toute la communauté ; la succession réciproque était abolie ; le bien des décédés appartenait au seigneur par droit de mainmorte. De là cet autre proverbe : ce Un parti, tout est parti, et le chance teau part le vilain (2). ?>

Lorsqu'au xviii^ siècle la volonté libérale de Louis XVI supprima les dernières traces de mainmorte conservées dans quelques coutumes , les sociétés, dans lesquelles les familles serviles continuaient à vivre, avaient donné à cette classe d'agriculteurs un bien-être incontesté. « Le travail ce de plusieurs personnes réunies , disait Dunod, « profite bien plus que si tout était séparé entre « elles. Aussi l'expérience nous apprend, dans le « comté de Bourgogne, que les paysans des lieux a mainmortables sont bien plus commodes que « ceux qui habitent la franchise, et que plus leurs « familles sont nombreuses, plus elles s'enrichiscc sent » (3) .

Mais revenons dans le moyen âge. Nous y sommes rappelés par d'autres espèces d'associations.

(1) Loisel, liv. I, t. I, n" 76.

Delaurière, glossaire, V Partage divisé.

(2) Loisel, liv. L t. I, n" 78; Nivernais, Des servit., ch. 8, art. 9 ; La Marche, art. 3.

Coquille trouvait cet article sévère et estimait que la division d'un seul ne pouvait préjudicier qu'à ceux d'une même branche, et en pareil degré ; et non à tous les personniers.

(3) De la maiwnorte, p. 11, ch. 1.

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