‹ Du contrat de sociétéChapitre 56 sur 165 · PRÉFACE. LXXIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. LXXIX

bouc, avaient poussé leur commerce jusqu'en Guinée et aux Moluques (i). Dans le même temps, deux négociants de Marseille , Thomas Linché et Carlin Didier, formaient une société pour faire la pêche du corail sur les côtes de Barbarie, et y fondaient en i56i le bastion de France, avec la permission des chefs du pays. Enfin, des marchands de Dieppe s'associaient pour entreprendre le négoce des côtes d'Afrique et y créer des établissements (2).

Mais au xvii^ siècle, sous le ministère du cardinal de Richelieu , le gouvernement commença à comprendre qu'il y avait un rôle à remplir pour lui dans ces conquêtes de la France au-delà des mers; et c'est sous l'autorité du roi, et en vertu de lettres-patentes, que se formèrent désormais les associations privilégiées qui allaient j^rendre possession de terres immenses , fonder des villes , et régir en souveraines de vastes colonies

En 1626, Louis XIII autorisa la compagnie de Saint-Christophe, à laquelle nous devons nos îles des Antilles, la Martinique, la Guadeloupe, Saint- Domingue, etc., etc. Ses propriétés équivalaient à des royaumes. Mais elle ne put ou ne sut les garder. Appauvrie au milieu de ces riches domaines, dont le commerce hollandais accaparait tous les produits, elle fut obligée de les vendre. C'est chose curieuse que de la voir mettre en vente, et aliéner, au profit des chevaliers de Malte, Saint-Cbris-

(1) 1(L ^) Id.

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