‹ Du contrat de sociétéChapitre 71 sur 165 · PRÉFACE. XCVII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XCVII

maîtres en matière de commerce, dont l'exemple est bon à citer, parce qu'il est bon à suivre. Quand une faillite venait consterner Florence , on murmurait en baissant la tête, et Villani blâmait avec amertume la témérité des spéculateurs ; mais il ne blâmait pas la loi , innocente des écarts des hommes et des crises du commerce. Mais aussi quand les entreprises prospéraient, la fierté italienne se réveillait , et Muratori vantait le génie, l'amour des grandes choses qui inspirait le commerce de sa nation.

Heureusement que tous les projets de changements mis au jour en 1887 et i838 avec tant de fracas, sont aujourd'hui oublies. Le conflit des propositions, et l'anarchie des opinions réformistes ont amené des résultats négatifs. En même temps que la réaction s'opérait contre les agioteurs, le bon sens public faisait justice de tant de plans officiels d'organisation, beaucoup moins sages que la loi existante, beaucoup moins en harmonie avec les usages du commerce, beaucoup moins libéraux après i83o, que les conceptions du conseil -d'état impérial! (i) Maintenant, tout est rentré dans l'ordre, et le Code de commerce a conservé son intégrité, son excellente intégrité. Lorsque le commerce en a besoin , il y trouve à côté de la société collective, de la société en participation, de la société anonyme, la commandite libre, tempérée seulement par la prudence des connnandi-

(1) Voyez le projet de loi présenté par le gouvernement à la Chambre des députés le 15 février t838.

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