C. s., I, IV
S. S* Lettre de la Monfarfne,\->. 437: « Ces doux choses sont si différentes que même elles s'excluent mutuellement, » Gf, Emile, II, et C. «., I, via.
d'obstacles. Mais les obstacles qui viennent des choses ne ressemblent pas aux obstacles qui viennent des hommes : si les uns et les autres détruisent l'indépendance, les derniers seuls détruisent la liberté. « Il y a deux sortes de dépendances : celle des choses qui est de la nature ; celle des hommes, qui est de la société. La dépendance des choses, n'ayant aucune moralité, ne nuit point à la liberté et n'engendre point de vices ; la dépendance des hommes, étant désordonnée, les eng-endre tous, et c'est par elle que le maître et l'esclave se dépravent mutuellement (^).» Les forces naturelles ne sont point en effet des volontés capricieuses poursuivant des fins déterminées et assujettissant rhommeà leurs caprices; elles ont au contraire pour caractères l'ordre, l'uniformité et la nécessité :: l'homme peut donc leur obéir sans devenir esclave ; il reste libre de travailler, dans les limites que lui impose la nature des choses, à réaliser ses fîiis propres, .«a conservation, son développement, son bonheur.
Mais les rapports des hommes entre eux ne se laissent pas régler aussi facilement. Sans doute, si les hommes, exempts de passions et de vices, savaient se contenter d'une vie frugale et paisible, s'ils suivaient ce penchant à la sympathie dont la nature a mis le germe dans leur cœur, ils pourraient vivre côte à côte sans dépendre les uns des autres. L'inégalité naturelle qu'établit nécessairement entre eux la diversité des tempéraments, des forces et des intelligences aurait fort peu d'importance dans la simplicité de la vie selon la nature : tous du moins seraient également libres. Mais regardons les faits : « nous verrons de belles choses(') ! » Les hommes, poussés par les appétits et les passions, entrent en conflit; le hasard ou la force fondent la pro-