‹ Du contrat social. Publié avec une introd. et des notes explicativesChapitre 5 sur 235 · Confessions, II, ix · texte numérisé non relu

Confessions, II, ix

6 ÎNTRODUGTION

le succès de la Nouvelle Héloïse et tout impatient d'entreprendre VEmile, il « examina l'état » de ses Institutions délaissées, il trouva que ce livre « demandait encore plusieurs années de travail ». Il n'eut pas le courage de tant différer. « Ainsi, renonçant à cet ouvrag-e^ je résolus d'en tirer ce qui pouvait se détacher, puis de brûler tout le reste ; et poussant ce travail avec zèle, sans interrompre celui de VEmile, je mis en moins de deux ans la dernière main au Contrat social (*). »

Les faits confirment les points essentiels de ce récit; toute une série d'écrits touchant à la politique jalonnent cette période de dix années qui précède le Contrat social et permettent de suivre l'élaboration prog>ressive du système.

Il apparaît comme ébauché dès la fin de 1753, car en divers passages du Discours sur Vlnégalité on y trouve des allusions précises : toute la dernière partie annonce et pose les problèmes que le Contrat social étudiera, en signale à la fois la difficulté et l'importance (*). Et la Dédicace de ce même Discours, écrite après coup et datée de Ghambéry (août 1754), indique déjà clairement quelles seront les thèses principales du Contrat (^). Un an plus tard, en novembre 1755, paraît

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