SI LA VOLONTÉ GENERALE PEUT ERRER
Il s’ensuit de ce qui précède que la volonté générale est toujours droite et tend toujours à l’utilité publique ; mais il ne s’ensuit pas que les délibérations du peuple aient toujours la même rectitude. On veut toujours son bien, mais on ne le voit pas toujours ; jamais on ne corrompt le peuple, mais souvent on le trompe, et c’est alors seulement qu’il paraît vouloir ce qui est mal (*).
(l) Rousseau applique ici à la volonté générale le fameux raisonnement de Socrate, relatif aux individus :