‹ Du contrat social [Texte imprimé]Chapitre 37 sur 149 · SI LA VOLONTÉ GENERALE PEUT ERRER · texte numérisé non relu

SI LA VOLONTÉ GENERALE PEUT ERRER

Il s’ensuit de ce qui précède que la volonté générale est toujours droite et tend toujours à l’utilité publique ; mais il ne s’ensuit pas que les délibérations du peuple aient toujours la même rectitude. On veut toujours son bien, mais on ne le voit pas toujours ; jamais on ne corrompt le peuple, mais souvent on le trompe, et c’est alors seulement qu’il paraît vouloir ce qui est mal (*).

(l) Rousseau applique ici à la volonté générale le fameux raisonnement de Socrate, relatif aux individus :

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