‹ Du Cours Forcé De La Monnaie FiduciaireChapitre 21 sur 39 · ARE · texte numérisé non relu

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pour assurer le bénéfice des spéculations ; le jeu sur les dividendes fut porté à tel excès que, quoi qu’il n’y eut que 5.000 actions, on vendit sur la place plus de 30.000 dividendes (1). » Le résultat de ces manœuvres fut une baisse considérable des actions de la caisse. En février 1787, la banque, pour montrer sa solidité et faire ainsi remonter le cours de ses actions, consentit à l’État un prêt de 90 millions. Malgré tout, les besoins du Trésor ne faisaient qu'augmenter ; au mois d’août 1987 on comptait pour 80 millions de billets. De septembre 1788 à novembre 1989, 120 millions passèrent de la Caisse d’escompte au Trésor. Les emprunts continuèrent sous l’Assemblée nationale. En présence de ces exigences, la situation de la banque devint de plus en plus critique. Dès 1790, on dut recourir au cours forcé et la dépréciation constante des billets fit sombrer la Caisse d’escompte trois ans plus tard.

Revenons à l’année 1789. À cette époque, le gouvernement, comprenant que le crédit de la caisse n’était pas inépuisable, d'autant plus que la chute commençait à se faire prévoir, cherche un autre point d'appui pour combler le déficit toujours croissant. Le Trésor était vide, les effets publics dépréciés et les impositions consommées à l’avance. Le déficit s'élevait en septembre 1789 à 61 millions.

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