‹ Du cours forcé de la monnaie fiduciaire [microform]Chapitre 26 sur 31 · I. Moniteur du i3 avril · texte numérisé non relu

I. Moniteur du i3 avril

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(le remplacer le papier par un signe métallique (en platine, de préférence) représentant d’un côté l’effigie du roi avec ces mots i la loi et le roi 5 et de l’autre celte inscription: bon pour 200, 3oo ou .000 livres avec ces mots : hypothèques sur les l evenus de l’État, les biens du clergé, les domaines, l terminait en signalant les avantages que préseneraient cette monnaie de métal. « En substituant m pareil signe au papier, le commerce ne serait jlus troublé par la contrefaçon si souvent répétée de aux billets qui jettent l’alarme et le discrédit dans e public. On aurait dans cette monnaie de banque

^nétallique une plus grande confiance que dans des

papiers qui se perdent, se déchirent et sont sujets à Hre brûlés. »

Malgré tout, les assignats devaient continuer leur Deuvre néfaste et achever la désorganisation de la France. Les prédictions de Dupont de Nemours s’étaient réalisées. La Constituante ne vit pas la fragilité de la base sur laquelle repose le papier monnaie, et c’est sur cette assemblée que doit retomber la responsabilité du désastre. Les assio-nats, à leur création ne répondaient à aucune nécessité, et la Constituante, par une administration régulière et prudente, aurait pu av^ec facilité rétablir l’équilibre dans ses finances, sans avoir recours au papier. Deux raisons, d’après nous, expliquent sa conduite. C’est d'abord la méconnaissance des

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principes économiques; c’est ensuite est surtout les passions politiques qui aveuglaient les hommes de la Révolution.

I La Constituante eut le tort de vouloir attacher la

' Révolution au succès des assignats. Elle n’aboutit

qu’à susciter les colères du peuple. Quoi qu il en soit, rhistoire des assignats et la meilleure réponse à faire aux théoriciens du papier-monnaie.

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