MOT
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petites ailes, pointu, est parfois appelé apophyse ens i for me ou xyphoï de; sa base est percée du trou ou canal optique, dirigé de dedans en dehors et d'arrièrej avant. En arrière de ce trou, et immédiatement au-dessous de l'apophysi I noïde antérieure, est une échancrure pour le passage de la carotide interne. | petit pont osseux, jeté entre l'apophyse clinoïde antérieure et moyenne, la Innisl'orme parfois en orifice.
La face inférieure ou gutturale du corps du sphénoïde présente une crête médiane ou bec (rostrum) qui est reçu dans la gouttière du vomer. De chaque côté, un sillon, où s'insinue le bord aminci de la base du vomer. Plug en dehors, au côté interne des apophyses ptérygoïdes, un autre sillon, que ld juxtaposition de l'os palatin transforme en conduit {canal ptéry go-palatin) pourj le passage de l'artère pharyngienne supérieure, branche de la maxillaire interne et du nerf pharyngien de Bock, branche efférente du ganglion de Meckel.
Fi g-. 6. — Face postérieure du sphénoïde.
Ds, lame quadrilatère; Pcp, apophyse clinoïde postérieure; Sa, épine du sphénoïde; Ce, canal vidien; Eop, l'osse ptérygoïde; Hp, crochet de l'aile interne; Pu, apophyse vaginale; *, gouttière qui fait) partie du sinus pétreux inférieur.
Cette face est comme étranglée entre deux fortes apophyses verticalement dirigées en bas (apophyses ptérygoïdes, de nzépot, aile; eïSoç, forme). Elles soi! formées de deux lames soudées en haut, séparées en bas par une fissure et appfr lées aile interne et aile externe. La première est plus étroite et se termine parti crochet dirigé en arrière et en dehors, où glisse le tendon du muscle péristtphylin externe; l'aile externe est plus étalée et plus large, elle s'incline m dehors ; entre les deux ailes existe une excavation ouverte en arrière (fosse ptérygoïde) ; sur le tiers supérieur de cette fosse est une petite fossette allongée dfe haut en bas (fossette scaphoïde) où s'insère le muscle péristaphylin externe.
La face interne des apophyses ptérygoïdes, étroite et plane, forme la p externe de l'ouverture des fosses nasales ; elle s'articule par juxtaposition aved la lame verticale du palatin. Leur face externe constitue la paroi interne de 1| fosse zygomalique; on y trouve des rugosités pour l'insertion du plérygoïdicfl externe. La face antérieure, unie et assez large supérieurement, fait partie de II fosse zygomatique; on y remarque l'orifice antérieur du conduit vidien ou pin rygoïdien, où passent l'artère et le nerf de ce nom. La face postérieure présenta la fosse ptérygoïde déjà décrite, dont Técluincrure inférieure est comblée yl'apophyse pyramidale du palatin; cette fosse donne insertion au muscle ptaffl goïdien interne. La base se confond en haut avec le reste de l'os. Outre le caMj vidien, on y remarque l'orifice antérieur du trou ou canal grand rond oijj
CRANE (anatomie).
naxillaire supérieur, dont l'orifice postérieur se voit sur la grande aile du phénoide, au point où celle-ci part du corps; il donne passage à la branche du rijumeau dont il prend le nom.
La face antérieure ou ethmoïdale du corps du sphénoïde présente sur a K^ne médiane, au-dessous d'une petite saillie mince, quadrilatère, reçue dans
Fos
Fi;;. 7. — Face antérieure du sphénoïde.
-•, crute sphénoïdale ; F/s, ouverture des sinus sphénoïdaux; Fos, fente sphénoïdale ; Fct, surface temarale; Crz, crête zygomatique; Fco, face orbitaire; Crstn, crête sphéno-maxillaire ; Cr, trou grand rond ; Cv, canal vidien ; Fip, fissure ptérygoïde ; Up, crochet de l'aile interne ; Pv, apophyse vagiiab> ; lis, bec ou rostrum du sphénoïde.
ne échanerure du bord postérieur de la lame, criblée de l'ethmoïde, une crête fticale {crête sphénoïdale) qui se continue en bas avec le bec; elle s'articule îc la lame perpendiculaire de l'ethmoïde. De chaque côté de la crête est une litière qui forme la partie postérieure de la voûte des fosses nasales, et un jfice qui représente l'entrée des sinus sphénoïdaux. Ces cavités, au nombre de ix, sont considérables, et réduisent le corps du sphénoïde en une sorte de rue. Leur dimension varie comme »le des autres sinus annexés aux fos- ; nasales. Ainsi nous avons déjà sillé, à propos de l'occipital, leur nsion possible dans l'apophyse baire de cet os et jusqu'au voisinage 'oramen magnum. Leur cavité peut prolonger jusque dans l'épaisseur a base des petites ailes du sphée, et même jusque dans l'épaisde l'os palatin, dont une cellule vre alors dans le sinus sphénoïdal.
>areil développement ne se voit e que chéz les sujets ayant dépassé
adulte. Une cloison verticale et médiane, continue avec la crête sphenoïles sépare plus ou moins complètement ; elle se dévie souvent à droite nu iche, et des cloisons secondaires viennent parfois se joindre à elle pour i?rdes cellules incomplètes. En dehors de l'orifice des sinus sphénoïdaux ne surface inégale articulée en haut, avec les niasses latérales do IVihe, en bas, avec les os palatins.
.Es"
Fig. 8. — Section médiane anlcro-postoricure du sphénoïde.
So, gouttière optique; Ts, tubercule de la relie turcique; Fh, fosse piluitaire; Ds, lame quadrilatère ; Os, crête sphénoïdale ; Fis, bec du sphénoïde ; 0, occipital.
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Berlin, pour la première fois, a décrit, sous le nom de cornet (Mémoires l'Académie roy. des Sciences, 1744), une mince lame osseuse que l'on ne pc bien voir que sur le crâne d'un sujet au-dessous de quinze ans ; elle est situ à la partie inférieure de l'orifice du sinus sphénoïdal, qu'elle ferme en parti c'est une sorte de triangle recourbé dont l'angle postérieur s'enfonce dans rainure oblique qui sépare le corps du sphénoïde de la base de l'apophyse pl rygoïde ; l'angle externe s'accole à l'os palatin ; l'angle interne se dirige vers crête sphénoïdale, qu'elle recouvre en s'unissant à celui du côté opposé. L dure de cette petite pièce, qui ne s'accomplit guère que vers la douzième q née, peut se faire exceptionnellement avec l'os palatin ou Pethmoïde ; on trouve alors jmnexée à l'un de ces deux os sur les têtes désarticulées.
Fig. 9. — Cornets de Bertin (d'après Sappey).
1, Crête de la face inférieure du corps du sphénoïde; 2, 2, face inférieure des petites ailes ; 5, bec du sphénoide; 4, cornet de Berlin du côté droit; 5, cornet de Bertin du côté gauche.
La face postérieure ou occipitale du corps du sphénoïde offre une su face rugueuse, quadrilatère, inclinée en bas et articulée ou soudée avec l'apo physe basilaire de l'occipital. De chaque côté, on trouve l'origine des gouttière caverneuses, et au-dessous d'elles l'orifice postérieur du conduit vidien.
Les faces latérales du corps du sphénoïde servent de lieu d'implantatioî aux grandes ailes, l'une des parties les plus importantes de l'os, dont la de scription va maintenant nous arrêter.
B. Les grandes ailes sont irrégulièrement triangulaires, sensiblement ar quées, et présentent trois faces, deux bords et deux extrémités.
La face supérieure, concave, fait partie de l'étage moyen de la base dt crâne, et présente près de sa jonction avec le corps trois orifices : un antérieur, trou grand rond, pour le nerf maxillaire supérieur, et deux postérieurs : le prfr mier très-grand, trou ovale, pour le uerf maxillaire inférieur; le second, arrondi et très-petit, situé en arrière et en dehors, trou petit rond ou sphéno-épineus, pour l'artère méningée moyenne. Entre les petites et les grandes ailes on trou* une fente allongée, large au dedans et en bas, étroite en dehors, fente si>hénoïdale, faisant communiquer la cavité orbitaire et l'étage moyen de la base di erâne.
' Les deux faces antérieures des grandes ailes sont séparées par un* lamelle très-saillante, très-mince, articulée avec le bord interne de la face orbil taire de l'os malaire.
La face externe, semi-lunaire, convexe, est divisée par une ligne rugueusj, en deux portions : une supérieure, appartenant à la fosse temporale ; l'autr-jj inférieure, appartenant à la fosse zygomatique fet se continuant insensible^ inent avec la face externe de l'apophyse ptérygoïde ; on retrouve à son exW
CRANE (anatomib). 3S9
îité postérieure les trous ovale et petit rond ; en arrière de ce dernier se détache ne petite pointe osseuse, épine dît sphénoïde.
La face interne, petite, quadrilatère, lisse, fait parlic de la paroi externe e l'orbite.
Des deux bords, l'externe, concave, mince, taillé en biseau en avant, épais et sntelé en arrière, s'articule avec le temporal ; l'interne, convexe, s'articule par Imposition avec le bord antérieur du rocher en arrière. En ce point-là il est. eusé d'une gouttière pour loger la partie cartilagineuse de la trompe d'Euslic. En avant de ce pédicule, il forme d'abord le bord inférieur de la fente hénoïdale, fente complétée par les petites ailes; large en dedans, étroite eu hors, elle donne passage aux nerfs de la troisième et de la quatrième paire, à la pche ophthalmique du trijumeau, à la sixième paire, à la veine ophthalmiquc, n prolongement de la dure-mère et à une artériole, branche de la méningée senne, qui, lorsqu'elle ne suit pas cette voie, se creuse dans le voisinage un tit orifice particulier (voy. Albinus, tab. I, X; tab. V, fig. 7, U). Le bord interne de la grande aile du sphénoïde s'élargit ensuite en une surtriangulaire, rugueuse, articulée avec le frontal. iC. Conformation intérieure. Cet os est essentiellement formé de tissu pacte, disposé au milieu du corps en couche tellement mince qu'elle forme e coque transparente. Au niveau de la base des apophyses ptérygoïdes et vers ; bords des grandes et des petites ailes, on trouve du tissu spongieux en tite quantité.
thmoïde (deÀOftôç, crible). Synonymie générale : Os ethmoideum seu criforme. "
"ynonymie spéciale : Lame verticale. — Pars média ossis ethmoidei, merring. — Seitliche Rieckbeine, Meckel. — Nasal ethmoïdal, Geoffroy tnt-Hilaii-e. — Préfontal, Orven.
lasses latérales. — Partes latérales, seu celhdœ et conchœ ethmoidei, imerring. — Cornets supérieurs et cellules ethmoidales, Cuvier. — Ossa. binata superiora, flallmann. — Obère Muscheln und Labyrinth des Siebbeins, kel et Wagner. — Ethmoturbinal, Owen.
ietos remplit le vide laissé dans le crâne par l'échancrure du frontal, et conrt à la formation de l'orbite et des fosses nasales. A proprement parler sa ie moyenne seule appartient au crâne; les deux latérales sont des dépende la face. Nous n'en décrirons pas moins l'os tout entier, afin d'éviter s tard des répétitions inutiles.
. Partie moyenne ou lame criblée. Mince, horizontale, quadrilatère, présente deux faces :
& face supérieure ou cérébrale est légèrement concave et offre, milieu une apophyse verticale, triangulaire (apophyse crista-galli) , qui ne insertion à la faux du cerveau par son. sommet, tandis que son bord ante- '• s articule avec le frontal. Son bord postérieur est très-incliné, son boni -neur presque vertical; ce dernier présente eu bas deux petites saillies latés, s unissant à des saillies correspondantes du frontal et circonscrivant avec s un orifice infundibuliforme, le trou borgne. L'apophyse crista-galli estsout inclinée d'un côté, et généralement en sens inverse de la lame perpendicu- 3 qui la continue inférieurement. Cette crète épaisse forme un véritable arcant qui soutient les parois postérieures des sinus frontaux.
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Su continuité avec la lame perpendiculaire de l'os, oui s'appuie sur les ov nasaux, permet de comprendre comment un choc violent sur le nez a pu enfoncer cette apophyse dans la substance cérébrale (Monro, Ele7nents of Anatomy, I, p. 162).
De chaque côté est la gouttière ethmoïdale plus profonde en avant, percée de nombreux trous qui sont les orifices de petits canaux destinés aux divisions: du nerf olfactif et à celles de l'ethmoîl dalc postérieure qui vont à la meml brane de Schneider (artère nasale suÀ périeure). Les trous ou foramina de la.i lame criblée sont au nombre d'une quarantaine environ, et sont disposé^ sur trois rangées de chaque côté;, M. Sappey les divise en grands, moyensi et petits, et en les observant à l'aide; de la loupe il a pu constater que les i grands et les moyens représentent pouq la plupart une simple fossette dont lel fond est criblé de pertuis, et que cha<d cun d'eux, par conséquent, constitue] un crible plus petit. Quelques-uns deviennent le point de départ d'un canal dontl les parois sont recouvertes aiîssi d'orifices de second ordre. Les plus granda correspondent en général à la base de l'apophyse crista-galli, qui sépare ceux du 3 côté droit de ceux du côté gauche, et aux dépens de laquelle ils sont en partia
Fig. 10. — Section verticale et médiane du frontal en rapport avec l'os du nez et l'ellimoïde.
S/", sinus frontal ; N, os propre du nez ; P«, épine nasale; E, lame perpendiculaire de l'ethmoïde; Fr, trou borgne.
Fïg'. 11. — Face supérieure de l'ethmoïde.
Cg, apophyse crista-galli ; Va, ses prolongements antérieurs ; Le, lame criblée ; Lpa, lame papyracée ; Clf, cellules frontales; *, trou du Met ethmoidal; S, frontal.
Fig. 12. — Face inférieure de l'ethmoïde.
Le, lame criblée; Lpc, lame perpendiculaire; Chs, cornet supérieur; Ctnn, cornet moyen,
Vu, apophyse unciforme.
creusés. A la partie antérieure et interne des gouttières olfactives, on voit une fonte anléro-postérieure; elle donne passage au filet ethmoidal du rameau nasai
CRANE (akatomie). 581
le la branche ophthalmique de Willis et à Vartère nasale antérieure, rameau le bifurcation de l'etlnnoïdale antérieure, branche de l'ophthalmique. La face inférieure de la lame criblée fait partie des fosses nasales. De son ilieu part la lame perpendiculaire, parfois un peu déjetée latéralement. Ses ■pensions varient. Elle peut descendre très-au-dessous des os du nez (Ward, steology, p. 132). Articulée en bas avec le vomer, elle est unie en arrière avec % crête verticale du sphénoïde, en avant, à l'épine nasale du frontal, aux os ropres du nez et aux cartilages de la cloison.
B. Masses latérales. C'est la partie la plus volumineuse de l'ethmoïde, aais aussi celle qui est le plus indépendante du crâne. Elle est formée essenellemcnt par deux lames de tissu compacte, une externe, lisse, qui fait partie ta l'orbite, lame papyracée ou osplanum; une lame interne, qui descend de lame criblée parallèlement à la lame perpendiculaire, et qui se termine en jas par le cornet supérieur. Ces deux lames sont réunies par des cloisons Mitâtes, légèrement contournées, qui divisent l'espace intermédiaire en une rie de cellules ethmdidales extrêmement vastes et irrégulières, dont l'enbimble porte le nom de labyrinthe. On leur a décrit six faces :
Cnm Clm
Fig. 13. — Face latérale de l'ethmoïde.
I apophyse crista-galli ; Lpa, lamepapyracée; Gif, cellules frontales; Gis, callules sphénoïdales ; Clp, I Unies palatines; Clm, cellules maxillaires; Cil, cellules lacrymales; hpe, lame perpendiculaire; I m, cornet moyen; Pu, apophyse unciforme.
I ne supérieure, située au niveau et en dehors de la lame criblée, présente des I li-cellules et des demi-gouttières, que complètent celles du frontal ; ces der- I es contribuent à former les conduits orbitaires internes, pour les artères Inoïdales, branches de l'ophthalmique .
J a face inférieure, par sa moitié postérieure, rugueuse, s'articule avec le I illaire supérieur.
I a face externe, qui n'est autre que l'os planum, s'articule en haut avec le
I tal, en bas avec le maxillaire supérieur, en avant avec l'os unguis et en | ire avec le sphénoïde et le palatin. Chez la plupart des carnivores et même
quelques primates, l'ethmoïde ne participe pas à la formation de l'orbite;
I I tout entier compris entre le frontal et les palatins unis ensemble, en sorte Il l'os planum n'existe pas.
i l ice interne constitue la plus grande partie de la paroi externe des fosses
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nasales. Dans sa moitié antérieure, on voit une surface creusée de sillons pour les nerfs olfactifs, plus en arrière deux lames enroulées à convexité interne, à bord inférieur libre. Ce sont les cornets ethmoïdaux , l'un supérieur ou corna de Morgagni, plus petit; l'autre, ou cornet moyen, plus volumineux, articulé en arrière avec le palatin ; l'espace qui les sépare est le méat supérieur, à la partie supérieure duquel on voit une ouverture qui communique avec le groupe des cellules cthmoïdales postérieures, qui sont ordinairement au nombre de trois, et sont plus larges que les antérieures ; ces dernières, plus petites, au nombre de quatre, s'ouvrent dans le méat moyen par une sorte d'entonnoir ou infundibulum, où s'ouvre aussi le sinus frontal correspondant.
La face antérieure offre des demi-cavités fermées par l'os unguis ; de ceta face on voit partir un prolongement irrégulier, lame oblique, lame descendante, lame ou apophyse unciforme (uncus, crochet), qui se porte en bas et en arrière au-dessous et en dehors du cornet moyen, s'articule avec le cornet infésieur et concourt à rétrécir l'ouverture du sinus maxillaire.
La face postérieure offre une surface articulaire avec le sphénoïde et le palatin.
CS Le
Fis. U.
Cas
Mns
Cnm
Face interne de la masse latérale de l'ethmoïde.
Cns, cornet supérieur; Mns, méat supérieur; Cnm, cornet moyen ; Vu, apophyse unciforme; **, gouttière concourant à former le conduit orbitaire.
Fig. 15. — Section transversale de l'ethmoïde. 1
Cg, apophyse crista-galli ; Le, lame criblée ; Clf, cellules frontales ; Ois, cornet supérieur ; Lt, labyrinthe; Lj>a,lame papyracée ; Vu, apophyse crochue; Cnm, cornet moyen ; Lpe, lame perpendiculaire.
C. Conformation intérieure. La minceur extrême des lames osseuses qui le constituent, l'étendue et la multiplicité des cellules qui le creusent, sont le caractère distinctif de l'ethmoïde. On ne peut avoir qu'une idée très-incomplète de ces cellules, en examinant un ethmoïde désarticulé. Pour prendre une idée exacte de leur connexion, on fera bien de jeter les yeux sur un crâne articule a la Beauchêne, où tous les os peuvent être à volonté rapprochés ou séparés. On verra alors que toutes les cellules ethmoïdales sont complétées par l'union des os voisins. Considérées dans leur ensemble, elles forment deux cavités irrégulièrement cloisonnées, formées par deux séries de cellules qui n'ont aucune communication l'une avec l'autre. Le groupe antérieur, ainsi que nous l'avons vu, s'ouvre dans le méat moyen par l'infundibulum; le groupe postérieur dans le méat supérieur. Toutefois, il faut noter que les cellules antérieures communiquent avec le» sinus frontaux, où s'ouvre aussi parfois une cellule supplémentaire, qui creuse exceptionnellement l'apophyse crista-galli.
CHANE (a n ato mie). 595
Le tissu spongieux fait presque entièrement défaut dans l'etlimoïde; à peine m lrouve-t-on des traces dans l'apophyse crista-galli et la lame perpendiculaire, tarlout ailleurs, il n'y a que du tissu compacte, les lamelles qui circonscrivent es cellules et forment les cornets offrent une telle minceur qu'on n'y rencontre )as de canalicules de Havers à l'examen microscopique; ils y seraient inutiles, es vaisseaux n'ayant pas à pénétrer dans la substance osseuse, dont la nutrition fait directement aux dépens du réseau capillaire de la muqueuse qui recouvre es deux faces.
Frontal. Synonymie générale : Coronal, os frontis.
Synonymie spéciale : Apophyse orbitaire externe. Frontal posté- 'eur, Cuvier. — Post- frontal, Owen. — Frontale posterius, Hallmann. — pophysis orbitaria exierna, Sœmmerring.
Apophyse orbitaire interne. Frontal antérieur, Cuvier. Cet os occupe la partie antérieure du crâne et supérieure de la face; il est ué entre les pariétaux et le sphénoïde, avec lesquels il s'articule pour clore en ant la cavité crânienne, et l'etlimoïde les os propres du nez, les malaires, les . guis, les maxillaires supérieurs : grâce à ces dernières connexions, il con- "tue une partie importante du squelette de la face et entre dans la formation s cavités orbitaire et nasale.
La plus grande partie de l'os, verticale et arrondie, qui a été comparée à une quille, forme un angle presque droit avec la portion orbitaire, qui est horizon- 'e. La démarcation entre ces deux parties de l'os est très-accusée sur la table terne par un bord saillant (arcades orbitaires). Au niveau de la table interne, distinction est beaucoup moins tranchée : aussi les auteurs y décrivent-ils e seule face, tandis qu'ils en distinguent deux sur la table externe ; le conr a été divisé en trois bords.
Fig. il). — Face antérieure du frontal.
-osse frontale moyenne ; If, bosse frontale ; A«, arcade sourciiièrc ; Ft, surface temporale ; Ff, surface ontale; l'n, épine nasale; Mm, échancrure nasale; Is, Irou sus-orbitaire ; Ms, arcade orbitaire ; ; 5i apophyse orbitaire externe.
ïi. Face antérieure cutanée ou frontale. Convexe et lisse, elle pré- I te chez les jeunes sujets une suture dont la trace se trouve parfois chez l'adulte I i partie inférieure. Cette suture est dite médio-frontale ou métopique (de
394 CRANE (anatomie).
pTU7Tûv, front). Cette anomalie, qui dans les races d'Europe s'observe environ une ibis sur sept (Broca), mais dont la fréquence est beaucoup moindre dans d'au> très races, porte le nom <\cmétopisme en craniologie ; j'y reviendrai plus loin. Immédiatement au-dessus de la racine du nez, entre les deux arcades sourcilières est une légère proéminence, bosse frontale moyenne, bosse nasale, glabelle.
Sur les côtés on voit deux saillies au-dessous d'une surface lisse; ce sont legj bosses frontales, beaucoup plus marquées chez le fœtus que chez l'adulte. Elles surmontent les arcades sourcilières, saillies transversales arquées qui répondent aux sourcils. Leur développement correspond à celui des sinus.
Tout à fait sur le côté de la face antérieure est une surface triangulaire fan mant une sorte de facette séparée de la partie plus antérieure de l'os par une crête qui se continue en arrière avec une ligne semblable sur le pariétal et sert d'insertion, comme celte dernière, au muscle temporal. Avec un peu d'attention on peut toujours distinguer, à quelques millimètres au-dessus de cette crêtel une ligne plus mousse qui lui est exactement parallèle; elle donne attache 1 l'aponévrose temporale.
B. Face inférieure ou orbito-etkmoïdale. Elle offre en son milieu une large échancrure rectangulaire, dite échancrure ethmoïdale, parce qu'elle reçoit l'ethmoïde. En avant d'elle s'avance comme une sorte d'éperon Y épine na4 sale, qui soutient en avant les os propres du nez, s'articule en arrière avec la lame
Pu
1 • — i— - x ^.Fep
2 Mno
Fig. -17. — Face iniérieure du frontal.
Pn, épine nasale ; Tt, fossette trochléenne; Fea, conduit orbitaire antérieur ; lècp, conduit orbita postérieur; Mno, bord naso-orbitaire ; Ps, apophyse orbitaire externe.
perpendiculaire de l'ethmoïde et concourt par deux petites facettes latérale- à 1 formation de la voûte des fosses nasales. Sur les côtés on voit l'orifice des sinus frontaux , et plus loin des demi-cellules qui sont complétées par celles d| l'ethmoïde.
De chaque côté cette face est formée par les fosses orbilaires concave et lisse, vu leur contact presque immédiat avec les globes oculaires, qui en sont beaucoup plus rapprochés que du plancher de l'orbite. En dehors et en avant est une fossette (fossette lacrymale) qui loge la glande de ce nom. Quelquefois, mais rarement, la fossette lacrymale est percée d'un trou considérable par lequel pénètre l'artère lacrymale née de la méningée antérieure (Haller, Icônes anat-, fascic. VII, tab. VI).
En avant et en dedans de la face orbitaire est une très-petite dépression souvent à peine visible qui donne attache à la poulie fibro-carlilagincusc sur laquelle se réfléchit le tendon du grand oblique , fossette trochlccnne.
CRANE (anatomie). 595
En dedans, et pins ou moins distincte des dentelures formées par la lèvre \ terne de 1 echancrure ethmoïdale, on observe deux gouttières concourant à la , ormation des conduits orbitaires internes ; fréquemment ces gouttières sont emplacées par un orifice complet , conduits orbitaires antérieur et -postérieur.
C. F ace postérieure ou cérébrale. Concave et tournée en arrière dans ■> trois quarts supérieurs, qui correspondent à la face antérieure, elle est convexe èosses orbitaires) et écliancrée au milieu dans son quart inférieur, qui corres- >ud à la face inférieure ou orbitaire. L'apparence des deux régions de la face térébrale que nous venons de distinguer est sensiblement différente. Tandis que tous la première on observe des sillons vasculaires semblables aux nervures une feuille, dirigés d'arrière en avant et de bas en haut et qui reçoivent des pivisions de la méningée moyenne, dans la seconde, on trouve des dépressions I . des saillies dites mamillaires en rapport avec les anfractuosités du lobe orbi- 1 ire du cerveau.
Fig. 18. — Face postérieure du frontal.
!,;, gouttière sagittale ; C/, crête frontale; *, surface légèrement rugueuse qui s'articule avec les ailes
de l'apophyse crisla-galli.
Muelques détails méritent en outre d'être notés. Sur la ligne médiane, un plat anguleux, souvent à peine perceptible (gouttière longitudinale), répond commencement du sinus longitudinal supérieur. Il se termine en bas par | ■ crête (crête frontale) qui donne attache à la faux du cerveau. Il serait plus \ cl de dire que cette crête fait partie intégrante de cette faux, dont la ma. | " partie, formée chez l'homme par la dure-mère, est osseuse chez les félins. : s'ëxplique ainsi plus facilement les grandes variétés présentées par cette I physe, qui manque quelquefois d'une façon presque absolue, tandis que dans I lires cas elle est excessivement prononcée. Au-dessous de la crête est le trou 'jne ou épineux, quelquefois remplacé par une simple échancrure que come l'ethmoïde ; ce trou s'ouvre tantôt dans les sinus frontaux, tantôt directett dans la cavité nasale; il sert ordinairement de passage à une petite veine enant de la muqueuse de Schneider et allant se jeter dans le sinus longitu- ■ 1 supérieur. Holden l'a vu transmettre une petite artère. Cet orifice est sou- I oblitéré sur les crânes des vieillards (Human Osleology, p. 55).
I . Bords. D'après la description précédente, on doit considérer au frontal bords : un bord antérieur, qui sépare la face antérieure de la face iufé-
590 CRANE (anatomie).
rieure; un bord supérieur articulé avec les pariétaux; un bord inférieur articulé avec le sphénoïde.
Le bord antérieur ou orbito-nasal est formé de trois parties : la médiane esl l'échancrure nasale déjà décrite, articulée au milieu avec les os propres du nez et sur les côtés avec les apophyses montantes du maxillaire supérieur ; les deux parties latérales sont les arcades orbilaires, dont le bord saillant et arqué présente vers son tiers interne une petite échancrure convertie en un trou par un lien fibreux qui souvent s'ossifie : c'est le trou sourcilier ou sus-orbitaire. Au fond de l'échancrure ou du trou on aperçoit parfois un petit orifice par où sort à l'état frais, une veinule allant des canaux du diploé à la veine ophthalmique. Il n'est pas rare, du reste, de voir d'autres petits orifices analogues disséminés en d'autres points de l'arcade orbitaire : ce sont les ouvertures d'autant de petits canaux servant à la communication des veines des sinus avec celles du front.
Les extrémités externes des arcades orbitaires, par leur convergence avec les crêtes latérales de la face antérieure du frontal, donnent naissance à une forte apophyse prismatique et triangulaire, à sommet tronqué, articulée avec l'os malaire (apophyse orbitaire externe). Les extrémités internes, larges, minces, articulées avec l'unguis, ont reçu le nom d'apophyses orbitaires internes. La saillie considérable de l'arcade orbitaire protège très-efficacement les globes oeuî laires contre les violences extérieures; c'est grâce à elle qu'un coup de poing poche un œil au lieu de le crever.
Le bord supérieur ou pariétal, demi-circulaire, est hérissé de fines dentelures articulées avec les pariétaux. Ce bord est taillé en biseau : supérieurement, aux dépens de sa face externe ; inférieurement et sur les côtés, aux dépens de sa face interne. L'angle mousse qui correspond à son milieu limite chez le fœtus la fontanelle antérieure.
Le bord inférieur ou sphénoïdal est horizontal, mince et tranchant, interrompu dans sa partie moyenne par l'échancrure ethmoïdale. De chaque côté il s'unit aux petites ailes du sphénoïde. A l'union du bord inférieur avec le bord supérieur est une surface triangulaire formée par la saillie de la table interne, qui s'articule avec une surface rugueuse analogue des grandes ailes du sphénoïde.
E. Conformation intérieure. Les deux tables de tissu compacte qui composent cet os plat sont séparées, au niveau de l'écaillé, des arcades orbitaires et des apophyses orbitaires externes, par un diploé très-résistant à cellules pel et serrées. Ce diploé manque presque complètement dans les voûtes orbitaires. d'où leur transparence à la lumière transmise, et leur fragilité maintes fois constatée en pathologie. On cite plusieurs cas où un instrument vulriérant a pu les fracturer et pénétrer dans la cavité crânienne. On conçoit moins facilemenl leur perforation par le pus d'un abcès de l'orbite, bien qu'Abercrombie en ai( rapporté un exemple (Diseases of Brain, p. 41).
La partie médiane et inférieure de la face antérieure est creusée de cavités qui en allègent le poids sans diminuer très-notablement la résistance de ce point d'appui important pour la face. Ce sont les sinus frontaux; les cellules qui les constituent ne se développent guère qu'après la puberté et sont rarement symétriques des deux côtés; leur volume est très-variable suivant les individus. C'est à leur développement et non à la saillie des lobes antérieures qu H
CRANE (anatomie). 397
due la proéminence plus ou moins forte des arcades sourcilières : on voit là un des nombreux exemples de l'inanité de la prétendue science phrénologique.
Outre les variations suivant les âges et suivant les individus, il semble que la capacité des sinus frontaux soit modifiée par certaines influences ethniques. Chez les Européens, ils sont plus volumineux que chez les Nègres, et chez les Australiens ils seraient tout à fait rudimentaires , d'après le professeur Owen, qui Attribue à ce fait l'absence de sonorité de la voix chez cette race inférieure. Raplelons à ce propos l'énorme développement de ces sinus chez certains mammières : l'éléphant leur doit sa physionomie intelligente; ils sont chez lui si déveoppés et s'étendent si loin sur toute la calotte crânienne (principalement chez éléphant d'Afrique), que le volume total de la tête en est presque doublé et ipie l'ablation du cerveau ne peut être faite qu'avec beaucoup de peine au fond l'une espèce d'entonnoir, ainsi que je l'ai constaté tout récemment. Une «marque analogue pourrait être faite à propos de certains oiseaux, le hibou, »ar exemple.
Les sinus frontaux sont séparés par une cloison médiane et verticale souvent .'jetée latéralement. Sur l'os sec cette cloison est souvent perforée et les sinus àe droite et de gauche communiquent plus ou moins largement. Mais à l'état rais l'adossement de la muqueuse qui les tapisse complète toujours la séparaion. J'ai déjà parlé à propos de l'ethmoïde de leur communication avec méat supérieur des fosses nasales. Grâce à ce fait, l'inflammation de la raemrane de Schneider peut aisément se propager à la muqueuse des sinus, ce qui >nd compte de l'expression vulgaire rhume de cerveau. C'est encore par l'infunibulum que des insectes ont pu s'introduire dans ces cavités et y déposer ors larves. Ces faits, très-rares chez l'homme, sont fréquents chez certains mimaux.
L'épistaxis et l'issue de matière cérébrale par le nez, à la suite des fractures ; la base du crâne, sont bien plus souvent ducs à la lésion des sinus frontaux i'à celle de la lame criblée de l'ethmoïde.
Pariétaux (parietes, parois). Synonymie : Ossa verlicis seu bregmatis, seu rietalia.
Ils forment la plus grande partie des parois de la voûte crânienne. Ils ont une e à peu près carrée, présentent deux faces, l'une convexe, qui répond au cuir velu, l'autre concave, en rapport avec la dure-mère; quatre bords et quatre gles, parmi lesquels l'antéro-inférieur est particulièrement allongé. Les deux iétaux droit et gauche fortement unis sur la ligne médiane forment en réaé chez l'adulte un seul os qui recouvre la majeure partie du cerveau. Ce ^ment de la voûte crânienne est étroitement engrené au milieu des os voisins, manière que ses bords, taillés en biseau, les recouvrent et en soient recourts alternativement.
A. Face convexe, cutanée ou externe. Elle est sensiblement bombée ;a partie moyenne, qui a reçu le nom de bouse pariétale. Chez l'enfant cette pro- •bérance est beaucoup plus développée que chez l'adulte. Au-dessous d'elle sont ux lignes courbes demi-circulaires, concentriques, distantes d'environ 2 cenlètres; la supérieure donne attache à l'aponévrose temporale; l'inférieure, muscle temporal, ainsi que toute la partie de la face convexe qui est située •dessous; on y distingue parfois trois ou quatre sillons verticaux, qui marent le trajet des branches de l'artère temporale profonde. La portion de l'os
398 CRANE (anatomie)'.
qui surmonte ces lignes d'insertion du temporal offre' une surface un peuinom plane que la précédente ; elle est recouverte par l'aponévrose épicrânienne.
Fig. 19. — Face externe du pariétal gauche
T/>a, bosse pariétale ; M^, bord pariétal ; Mo, bord occipital ; Mm, bord mastoïdien ; Msq, bord sqameux ; 'Msj), bord sphénoïdien ; M/", bord frontal.
B. Face concave, interne ou cérébrale. Concave, parsemée à sa par inférieure d'impressions digitales qui correspondent aux anfractuosités du veau, cette face est parcourue par des gouttières rameuses qu'on a comparées
Mi?
Mm " " * Fig. 20. — Face interne du pariétal droit.
Ss, gouttière sagittale; *, gouttière qui fait partie du sinus latéral; M/>, bord pariétal; Mo, bord occipital ; Mm, bord mastoïdien; M«g, bord squameux ; Msp, bord sphénoïdal ; 31/", bord frontal.
„res d'une feuille de figuier. Les deux gouttières principales aboutissent, l'une à l'angle antéro-inférieur, l'autre a l'angle postéro-inférieur de l'os. Elle*
nervun
CRAME (anatomie). 599
I logent les divisions de l'artère méningée moyenne ; en suivant attentivement la lireetion de ces gouttières, il est facile de constater qu'un certain nombre l'entre elles, groupées principalement dans l'angle supérieur et postérieur, épondent non à des artères, mais aux grosses veines qui vont se jeter dans le intis longitudinal. La partie la plus concave de cette lace a reçu le nom de fosse
■ Hirietale.
C. Bords. Le supérieur est dentelé, rectiligne, et s'articule avec le bord corespondant du côté opposé en formant la suture sagittale. Près de ce bord, en mère, à 4 centimètres environ au-dessus de l'angle postéro-supérieur , on
•perçoit ordinairement deux petits trous symétrique, les trous pariétaux, par oh.
nasse une veine du cuir chevelu qui se jette dans le sinus longitudinal ; parfois - donnent aussi passage à une petite branche de l'artère temporale destinée à dure-mère (Holden). Ordinairement assez petits, ces trous peuvent, par anolalie, devenir beaucoup plus grands et constituer des ouvertures symétriques, rges de 0m,003 à 0m,005, et plus exceptionnellement de 0m,02 à 0n\03. Un rinple de cette anomalie a été pour la première fois figuré par Lobstein. J'en-
i Liai plus loin, sur ce sujet, dans de longs détails (voy. Développement).
: Que les trous pariétaux existent ou non, la partie de la suture sagittale qui rrespond à leur siège habituel est toujours beaucoup plus simple que les par- ?s situées en avant et en arrière. Cette partie de la sagittale est réduite parfois une ligne presque droite dans une longueur de 0m,02 environ. M. Broca, à qui ppartient cette remarque, a donné à ce point le nom d'obélion, tiré du nom ce de la suture sagittale (o6c).*î« pafh, de o<5eÀ6ç, trait: d'où le latin sagittalis). y a fréquemment dans l'obélion du nouveau-né une fontanelle ou une scissure nnsversale, laquelle peut persister dans l'âge adulte (scissure ou incisure parié- (<'<?). Je donnerai, à propos du développement, une figure de cette anomalie. En i ci une encore plus rare, constituée par la présence d'une suture sensiblement
il rallèle à la sagittale, séparant le pariétal en deux pièces osseuses superposées :
1 peut admettre qu'il y a eu alors deux centres distincts d'ossification. Je pro-
3 d'appeler cette suture sous-sagittale, pour la distinguer de Yinctsurc parié- • décrite et figurée plus loin.
e bord supérieur est creusé du côté de la face interne, dans toute sa longueur, une demi-gouttière qui, réunie à celle du côté opposé, forme la gouttière Ion-
400 CRANE (anatomie).
gitudinale. Presque toujours elle empiète plus sur un des pariétaux que sur l'autre; sa surface est criblée de petits orifices qui correspondent aux canaux du diploé. Sur ses côtés on trouve chez les vieillards des dépressions irrégulières qui logent les glandes de Pacchioni.
Le bord inférieur est le plus court; il est mince, concave, recouvert de petites crêtes et de sillons, taillé en biseau aux dépens de sa face externe pour s'unir à la portion écailleuse du temporal.
hebord antérieur, finement dentelé, s'articule avec le frontal ; il est taillé on biseau supérieurement aux dépens de la table externe.
Le bord postérieur, très-profondément dentelé, s'articule avec le bord supérieur de l'occipital et forme la suture lambdoïde.
D. Angles. L'angle antéro-supérieur est droit; l'angle antéro-inférieur ou sphénoïdal est aigu, très-allongé, tronqué à son sommet et taillé en biseau aui dépens de la face externe pour soutenir la grande aile du sphénoïde. C'est en dedans de cet angle qu'existe le sillon principal, rarement converti en canaj complet, qui loge l'artère méningée moyenne : aussi un coup porté dans cetti région peut-il, fracturant l'os, amener une hémorrhagie rapidement mortelle par la compression du cerveau.
L'angle postéro-supérieur, légèrement obtus, est armé de très-longues deifc telures. L'angle postéro-inférieur, largement tronqué et un peu concave, esl reçu dans l'angle rentrant que forme la portion écailleuse avec la portion mastoïdienne du temporal. En dedans, il est creusé d'une gouttière qui fait partk du sinus latéral.
E. Conformation intérieure. Elle est analogue à celle du frontal, h. diploé est surtout abondant au niveau de sa partie supérieure et postérieure. 11 est creusé d'assez larges canaux veineux. Au niveau de la feuille de figuier. l'os est beaucoup plus mince et les deux tables sont presque contiguës.
Temporal. Synonymie générale : Ossa temporum.
Synonymie spéciale: Écaille. — Squamosal, Owen. — Partie écailleuse Cuvier. — Cotyleal, Geoffroy. — Squama temporalis, Hallmann. — Scheiben fôrmiges Stùck des Schlâfenbeins, Meckel, Wagner. — Pars squamosa osa temporis, Sœmmerring.
Cercle du tympan. — Lamina ossea ossis temporis è quâ meatus auditorius externus oritur, Sœmmerring. — Exosteal, Geoffroy. — Caisse ou parti tyrnpanique, Cuvier. — Os tympanicum, Hallmann. — Gelenktheil des SchJé fenbeins, oder Pauke, Meckel, Wagner. — Tyrnpanique, Owen.
Rocher. — Pars petrosa partis pyramidalis ossis temporis, Soemmerrini
Hocher, Cuvier. — lnrupéal, Geoffroy. — Pelrosum, Hallmann. — Felse»
hein, Meckel. — Petrosal, Owen.
C'est assurément le plus complexe de tous les os qui entrent dans la comf sition de la boîte crânienne. Il est facile de s'en rendre compte en se rappela ses trois principaux rôles : il participe à la formation de la voûte c rànie (portion squameuse). Il donne une enveloppe osseuse à l'organe de l'ouïe (pi mide). 11 sert d'attache aux muscles qui sont les principaux agents de la rotat» de la tète (portion mastoïdienne). Si l'on ajoute qu'il est le point d'appui à •nand arc-boutant latéral de la face et de la seule pièce fixe de l'appareil bj« dien; qu'il est creusé d'un canal pour le passage des carotides, dépriff par les gouttières de plusieurs sinus veineux, perforé pour le passage do 0«
CRANE (anatomie). 401
t de filets nerveux, on aura une idée approximative des nombreux détails de sa tructure.
Une division naturelle, justifiée autant par les différences de structure et ''usage que par les considérations tirées de l'anatomie comparée, consiste à écrire successivement dans le temporal : 1° une portion squameuse ou écailleuse rticulée avec le pariétal et le sphénoïde, et qui paraît une véritable dépendance ■ ces eleux os; 2" une portion mastoïdienne, fortement unie à l'occipital qu'elle ippelle par son aspect, et dont elle se rapproche par ses fonctions; 5° entre ces hix parties, destinées à la protection de l'encéphale, une sorte de capsule qui se porte obliquement vers les parties profondes comme pour y mieux nicher l'organe délicat qu'elle renferme : c'est la pyramide ou rocher. i Je les décrirai successivement.
A. Portion squameuse. Sa minceur et sa forme demi-circulaire l'ont fait ■mparer à une écaille de coquillage. Sa face externe est lisse, convexe, parunie par quelques sillons vasculaires, empreintes de l'artère temporale supernielle. Intérieurement, elle, donne naissance à l'apophyse zijgomatique (Çeupùw, joins) ou jugale, qui constitue par sa jonction avec l'os malaire un puissant I c-boutant, grâce auquel la face s'appuie sur le crâne, et que les anciens appeient anse de la tète (ansa capitis).
Aplatie de haut en bas à son origine, cette apophyse le devient bientôt d'avant arrière, de manière à présenter > e l'ace externe convexe, recouverte r la peau de la joue, et une face erne concave et lisse sur laquelle >sse le muscle temporal. Son bord )érieur, tranchant, donne attache à lonévrose temporale superficielle, î bord inférieur, plus petit et busé, donne insertion au masséter.
j sommet, oblique de haut en bas le dedans en dehors, est dentelé sVengrène avec un biseau corresidant de l'os malaire. La base évien gouttière supérieurement s'ap-
e SUr deux racines: l'inférieure aP°Physe zygomatique; \pr, éc.hancrure pariétale; . i /A i 7 v Pr> portion mastoïdienne j PI, portion tympanique ;
transversale (tuber articulare) i%ei, portion pierreuse, e en avant la cavité où se meut
adyle du maxillaire inférieur. Elle est recouverte d'un fibro-cartilage en 3ort avec le ménisque interarticulaire ; en avant est une surface lisse et lésinent oblique de bas en haut, formant une espèce de talus auquel on a ibtié une grande importance dans l'irréductibilité de la mâchoire luxée ; l'autre ne, supérieure, longitudinale ou anléro-postérieure [linea temporalis) , se bi- (ue en deux rameaux, dont le principal va gagner la ligne demi-circulaire limite en arrière la fosse temporale, et dont l'inférieur forme le sommet de -ète qui sépare en arrière la cavité glénoïde du conduit auditif. Au point où leux racines transverse et longitudinale convergent, il existe sur l'apoohyse imatique un renllement ou tubercule où s'attache le ligament latéral externe 'articulation temporo-maxillaire.
ict. enc. XXII. 2(î
Fig. 22. — Face externe du temporal gauche, après une légère rotation de bas en haut autour de l'axe antéro-postérieur.
m CRANE (anatomie).
Dans l'espace compris entre l'écarlement des deux racines est une cavité oblongue, peu profonde, à grand axe dirige de dehors en dedans et un J d avant en arrière : c'est la cavité glenoïde. Une sorte de fente la sépare en deux parties, dont l'antérieure seule, plus régulièrement évidée et plus lisse est arli culaire. Cette fente, c'est la fêlure ou fissure de Gloser, dernier vestige de la première fente branchiale chez l'embryon. Elle donne passage à l'apophJ grêle du marteau, au petit faisceau musculaire, suivant les uns, fibreux, suivant les autres, connu sous le nom de muscle interne ou antérieur de cet osselet et à l'artère tympanique, branche de la maxillaire interne. Quant à la corde du tympan, ce n'est pas par cette fissure qu'elle passe, ainsi que cela a été dit
parfois, mais par un petit canal osseux particulier, dans son voisinage immédiat.
La face in ter ne de la portion squameuse est concave, parsemée d'inégalités qui répondent aux; anfractuosités du cerveau, et présente un grand sillon vasculaire curvilignedirigé d'avant en arrière et d'où partent quelques sillons secondaires. Ces sillons logent des branches delà méningée moyenne.
Le bord tranchant, taillé biseau aux dépens de la face ii1 terne dans les deux tiers postt rieurs unis au pariétal, et aux dépens de la face externe dans le I
Fig. 25. — Face interne du temporal droit.
Jpr, échancrure pariétale; Sst, gouttière latérale; "^limite entre la portion squameuse et la portion mastoidienne ; -{-, section de la pyramide.
tiers antérieur uni au sphénoïde, présente une convexité qui est particulière l'espèce humaine. Inférieurement, la portion squameuse du temporal se confq par sa face interne avec le rocher, par sa face externe avec la portion m toïdienne. L'union avec le rocher est très-souvent marquée par des Ira visibles [fissure pétro-squameuse).
B. Portion mastoïdienne. Elle forme la partie la plus épaisse, la plu massive du temporal. Le prolongement supérieur de la racine postérieure l'arcade zygomatique la sépare en avant de la portion squameuse.
La face externe convexe est parsemée d'aspérités et se termine inférie ment par une saillie conique, Y apophyse mastoïde. C'est en ce point que s'atl client les muscles rotateurs de la tète. Les apophyses mastoïdes, rudimentai diez l'enfant, ne se développent qu'après la puberté, avec l'apparition des cellule qu'elles renferment . Elles acquièrenl leur plus grand développement chez 1<H Nègre, circonstance qui paraît être en rapport avec le prognathisme de la face, lequel nécessite une action plus énergique des muscles d< ul l'action cou ti chaland ■ le poids des maxillaires. En arrière esl le Iran ou canal mastoïdien, par c>î H passe une branche mastoïdienne qui va à la dure-mère, et qui émane de l'ailèn , . occipitale, et une veine qui va se jeter dans le sinus latéral. Les dimensions u^H cet orifice sont très-variables. En dedans de l'apophyse mastoïde est une rainun profonde, rainure digaslrique, qui donne insertion au ventre antérieur dt muscle dont elle a pris le nom.
CRANE (anatomikK ^05
La face interne est excavée par une gouttière large et profonde qui loge partie la plus large du sinus latéral. On y remarque l'orifice interne du canal astoïdien.
Le bord de la portion mastoïdienne est dentelé et diffère de celui de la portion iiameuse, et par son épaisseur plus grande, et par la direction de son biseau zèrement taillé aux dépens de la face externe, en sorte que le pariétal repose r lui au lieu d'en être recouvert, comme il l'est au niveau de l'écaillé. La rtie postérieure de ce bord épais et irrégulier s'unit à l'occipital.
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tig. 24. — Portion mastoïdienne du temporal gauche.
■ itrou auditif externe; Mly, bord tympanique ; Ylm, fissure lympanico-mastoïdienne; Crp, crête *:reuse; Fpt, fissure pétro-tympanique ; T*, voûte de la caisse du tympan; Cca, canal carotidien; m. i, fissure pélro-squameuse.
m.. Pyramide ou rocher ou portion pierreuse . Elle a la forme d'une ■rmide à quatre pans dirigée obliquement en avant et en dedans, et présentant Irre faces, quatre bords, une hase et un somnn'i . Elle esl en réalité composée gl -ois éléments distincts : le principal, ou portion pétrée proprement dite, est »psule osseu-i; du labyrinthe membraneux. Une seconde portion, ou tympaentre surtout dans la constitution du conduit auditif externe. Enfin un I ième élément très-accessoire est représenté par l'apophyse styloïde. J'in- A rai sur ces distinctions en parlant du développement. Qu'il me suffise pour il loment de les avoir mentionnées.
Mice super ieure. On y remarque. en arrière et. en dehors un relief formé Si a saillie du canal demi-circulaire supérieur. Cette saillie esl surtoul trèsil [uée dans le jeune âge. Au devant d'elle, une ouverture, hiatus de Fallope, i\ part un sillon dirigé en avant et en dedans, parallèle au grand axe de la || nide et aboutissant au canal de Fallope. Ce sillon et l'hiatus contiennent 1| and nerf pétreux superficiel et une artériole. En dehors de ce sillon en est il itre, sillon du petit nerf pélreux superficiel. A l'extrémité antérieure de a face t^i une dépression, fossette du ganglion de Gasser. Entre l'hiatus de l'I |«', t u d'-dans et la face interne de l'écaillé en dehors, on voit une lamelle il e qui forme le toit du tympan (tegmen tympani). Il n'est pas rare d'y trouver H iftile solution de continuité sur les os secs. L'extrême minceur de cette n ; de l'os rend compte de la facilité avec laquelle elle peut se nécroser dans il ites moyennes, et éveiller une inflammation suppurative dans les méninges M ms la substance cérébrale elle-même. Celte lamelle est fréquemment tfa-
Sst
Aev iji
Pig. *2d. — Face postérieure du temporal gauclie.
S, bord supérieur ; i, bord inférieur ; p, bord poslérieur; Ss£, gouttière latérale; Kev, orifice externe de l'aqueduc du vestibule ; portion eiierne du trou dérhiré postérieur; Ijm, portion iniern*' du trou déchiré postérieur; Pai, trou auditif interne; Spf, sinus pétreux inférieur; ***, dépiession au-dessous du canal demicirculaire supérieur.
401 CH ANE (anatomie).
versée par les fractures de la base du crâne, et la déchirure de la dure-mère qui lui est intimement adhérente, jointe à la rupture de la membrane du tympan, permet alors l'écoulement par l'oreille du liquide céphalo-rachidien. C'est
au niveau de son union avec l'écaillé du temporal qu'on trouve, surtout marquée chez les jeunes sujets, la fissure pétro-squameuse que j'ai signalée.
Face postérieure. Elle présente le trou auditif interne, orifice du canal du même nom, dont l'extrémité terminée en cul-de-sac est divisée en quatre fossettes par une crête horizontale et une crête verticale se coupant à angle droit; la fossette antérieure et supérieure possède un seul orifice volumineux, orifice supérieur du canal Fallope ; les trois autres, par de petil orifices multiples, conduisent dans l'o reille interne (voy. Oheille).
En arrière du conduit auditif, sur] partie moyenne de la face postérieur on aperçoit une fente qui forme l'orifice externe d'un canalicule ouvert par son autre extrémité dans le vestibule. 11 a éi décrit sous le nom d'aqueduc du vestibule; il donne passage à une artériole à une veinule. La saillie allongée qui sépare cette fissure de l'orifice auditif terne marque la situation du canal semi-circulaire inférieur.
Face inférieure. Elle est très-irrégulière. On y trouve en allant dedehq en dedans le trou stylo-mastoïdien, par où le facial sort de l'aqueduc de Fi lope, tandis qu'y pénètre l'artère stylo-mastoïdienne, branche de l'auricul postérieure.
En avant et en dehors de ce trou est ['apophyse styloïde, dont la longueur l'épaisseur varient beaucoup. Son extrémité parfois un peu renflée do; attache au muscle stylo-glosse.
En dedans et en arrière est une surface déprimée, rugueuse, sorte de fa concave, articulée avec l'apophyse jugulaire de l'occipital. Cette facette est éi nemment bien disposée pour transmettre aux apophyses jugulaires et de là aux condyles de l'occipital le poids des parties latérales de la voûte du crâne, effet, elle se trouve directement située au-dessous de l'angle rentrant du h supérieur du temporal qui sert de principal point d'appui au pariétal, et elle d'ailleurs surmontée par le puissant relief que forme entre ces deux points I lèvre antérieure de la gouttière latérale.
Immédiatement en avant, on trouve une dépression qui fait partie de l fosse de la veine jugulaire. La fosse du côté droit est presque toujours pta «n'ande que celle de gauche, quelquefois même son calibre est double ou triplcl 3 Cette remarque a été faite pour la première fois par Hunauld {Histoire de l'AcaM démie royale des sciences, année 1730, p. 559), et, rattachant ce fait auW dimensions supérieures du sinus latéral droit, cet anatomiste en concluait « qu'il y a de la différence entre la saignée qu'on fait à la jugulaire droite cm celle qu'on fuit à gauche ».
CRANE (anatomik). 405
La fosse jugulaire présente à sa partie externe l'orifice d'un petit conduit qui ;iène dans le canal de Fallope et loge le rameau auriculaire du pneumogastrique. Plus en dehors est l'orifice inférieur du canal carotidien, large et à peu près rculaire. Ce canal, dont l'autre orifice se voit au sommet du rocher, se porte Tticalement en haut dans une longueur d'environ 1 centimètre, puis se rein lie eu avant et devient parallèle à l'axe de la pyramide dans une longueur 2 centimètres; son coude correspond au sommet du limaçon, dont il est
r. 26. — Face inférieure du lemporni droil, moins la portion lympanique.
illie tranver>ale limitant la cavité glénoïdc ; trait de scie qui a séparé la portion tympaniie; fti section de l'apophyse sjyloïde.
Cri
Jia
Fîg. 27. — Le même os avec la portion tympanique.
Cri, crête sous-temporale; Ta, tubercule articulaire (racine transvetse de l'apophyse zygoma tique); Ymd, cavité glénoïde; Fps, fissure petrosquameuse ; Lt, ligne temporale; l, petite crête formant le bord du conduit auditif externe ; ivi, rainure digaslrii|ue ; 17, voûte de la caisse du ly npan ; Fci, surface triangulaire qui fait partie de la fosse zygomatiqne.
ré par une faible épaisseur; il communique avec la caisse du tympan par :anal très-ténu par lequel passe le filet antérieur du nerf de Jacobson, qui va 1er dans les branches du ganglion supérieur qui enlacent la carotide. La que courbure du canal carotidien a certainement pour effet d'atténuer le de l'ondée sanguine destinée au cerveau. Les bourdonnements d'oreilles qui réduisent dans la congestion cérébrale et aussi dans l'anémie ont peutpour cause immédiate le voisinage de l'artère et du labyrinthe, ms le côté interne de l'orifice inférieur du canal carotidien est un pelil lis qui forme rentrée du canal du nerf de Jacobson. Enfin près du somnw t itte face inférieure est une surface rugueuse que recouvre du tissu fibreux. ice antérieure. Elle est formée dans sa moitié externe par une lamelle Irilatère, primitivement distincte sous le nom de cercle tympanique. Elle »lète en bas et en avant l'échancrure qui existe entre l'apophyse mastoïde prière et la cavité glénoïde en avant; de la sorte sont formes Yorifice et ie / auditifs externes. Cette lamelle est située en avant de l'apophyse styloïde, le engaîne par son bord inférieur sans y adhérer, ce qui lui a fait donle nom d'apophyse vaginale ou engainante; elle est séparée de la cavité 'ïdc par la scissure de Glaser; entre l'apophyse vaginale et le bord antérieur ipophyse mastoïde est une fissure (fissure tympanico-mastoidienne) , trace séparation primitive de ces deux portions de l'os.
40G CRANE (anatomik).
Bords. Le bord supérieur, plus long que les deux autres, est creusé d'une gouttière qui loge le sinus pétreux supérieur et donne attache à la tente du cervelet qui, comme on le sait, est osseuse chez heaucoup de carnivores.
Le bord postérieur répond d'arrière en avant successivement : à la facette articulaire pour l'apophyse jugulaire, dont il forme la limite interne; à la lusse jugulaire, qu'il limite aussi en dedans; à une petite saillie osseuse qui divise le trou déchiré postérieur en deux parties inégales : — l'antérieure, plus petite, pour le glosso-pharyngien, la postérieure, plus grande, pour le pneumogastrique H le spinal; — à l'orifice externe de l'aqueduc du limaçon, qui a la forme d'une fossette pyramidale et triangulaire à hase inférieure dont le sommet dirigé eg haut se continue avec un conduit ascendant très-délié qui va s'ouvrir dan- | rampe interne ou tympanique du limaçon. Ainsi que l'aqueduc du vestibuld il est traversé par une artériole qu'accompagne un prolongement de la duiemère.
Au devant de l'aqueduc du limaçon, le bord inférieur est creusé d'une demigouttière qui, en s'unissant à la demi-gouttière de l'apophyse basilaire, tonne la gouttière pétreuse inférieure pour le sinus de ce nom. Plus en avant, sur le sommet du rocher, il offre une rainure obliquement ascendante, où sont reçues les parties latérales très-amincies de l'apophyse basilaire. Ce bord s'articule avec la moitié antérieure du bord inférieur de l'occipital. On trouve quelquefois au niveau de cette suture une ou deux pièces osseuses séparées, enfouies! dans du tissu fibreux, véritables petits os wormiens de la base du crâne.
Le bord inférieur est formé par le bord inférieur de l'apophyse vaginal
Le bord antérieur se réunit à l'écaillé au niveau de la scissure de Glaser;jj en résulte un angle rentrant qui reçoit l'extrémité postérieure des granj ailes du sphénoïde. A la pointe de l'angle s'ouvre un canal, canal musci tubaire, divisé en deux canaux secondaires par une cloison osseuse parfois^ incomplète. Le supérieur loge le muscle du marteau, l'inférieur est la portifl osseuse de la trompe d'Eustache.
La base de la pyramide est confondue avec le reste de l'os.
Le sommet qui présente l'orifice antérieur du canal carotidien est reçu l'angle rentrant formé par le sphénoïde et l'occipital. 11 s'appuie sur une pression latérale de l'apophyse basilaire. Un noyau osseux, indépendant, trouve quelquefois dans le tissu fibreux qui unit l'extrémité du rocher à l'oca pital. Il a été signalé par Corteseen 4625, d'où le nom qui lui a été donné ^ sésamoïde de Cortese. 11 a, depuis lors, été observé par Riolan, Meckel et 11
D. Conformation intérieure du temporal. La structure de la porij écailleuse se rapproche beaucoup de celle des grandes ailes du sphénoïde : d< aolcs compactes qui sont séparées par une très-petite quantité de diploé. portion mastoïdienne est plus riche .en tissu spongieux; ce qui la caraetén essentiellement, c'est la présence de cavités ou cellules, véritables dépendant" de l'oreille moyenne et jouant vis-à-vis d'elle le même rôle que les sinus fronW et ethmoïdaux vis-à-vis des fosses nasales. Elles ne prennent quelque dévclopf ment qu'après la puberté. Humphry a vu la lèvre interne de la gouttière dij trique renflée et creusée d'une cavité aérienne qui communiquait avec les Iules mastoïdiennes. La portion pierreuse est d'une dureté tout à fait spec» à laquelle elle est redevable de son nom. Pour la description détaillée des c« tés auditives et de l'aqueduc de Fallope, nous renvoyons aux articles OnEiupj et Facial (nerf).
CRANE (anatomie). 407
2° Du CRANE CONSIDÉRÉ DANS SON ENSEMBLE. DESCRIPTION GÉNÉRALE. La division
lu crâne en plusieurs os est absolument artificielle; chacun de ceux-ci n'est in'une pièce transitoire d'un ensemble destiné à devenir cohérent par les procès de l'âge (à l'exclusion du maxillaire inférieur) : l'os crânio-facial. En cela e crâne ne diffère point des autres segments du squelette : tous sont en effet •omposés d'un plus ou moins grand nombre de pièces, ce qui n'empêche pas hacun d'eux d'être décrit comme un os unique. Je citerai comme exemple l'os oxal, formé par la fusion des pièces iliaque, pubienne et ischiatique.
Mais, tandis que pour les autres os du squelette ce morcellement ne dure que tendant la période qui précède l'âge adulte, il en est tout autrement pour le ràiie ; on pourrait dire, à ce point de vue, que l'ossification de la boîte crânienne teste en arrière sur l'ossification des autres os.
A vingt-cinq ans, le fémur et l'os iliaque ne forment chacun qu'un seul os ù l'on ne peut distinguer qu'avec peine la trace des sutures formées par les ivers points d'ossification. A cet âge, au contraire, toutes les sutures crâniennes rat ordinairement ouvertes, et ce n'est guère qu'à soixante ans qu'on les voit 1ns ou moins complètement s'effacer. Cette différence frappante a-t-el le sa raison 'être dans les usages tout particuliers du squelette de la tête? Ce point ne saillit être douteux, et j'aurai à y revenir plus loin en parlant avec plus de détails m crâne aux différents âges.
Une preuve irréfragable, suivant la remarque de Soemmcrring, que le crâne rme une boîte absolument indivise, c'est que, quand on laisse un crâne frais smper durant un laps de temps assez long dans l'acide chlorhydrique faible, lui enlève ses sels calciques, on obtient pour résidu une boîte cartilagiuse cohérente de toutes parts et sans traces de division à l'endroit des sutures, anatomie comparée démontre également la justesse de cette vue. Chez les aniuix, les oiseaux surtout, le crâne se compose, bien avant l'aptitude à prôner, d'une seule pièce n'offrant aucun vestige des sutures qui ont dù exister à [poque de son accroissement.
IDans l'espèce humaine, la soudure se fait plus ou moins vite, suivant les lividus. Elle est plus tardive, en général, chez les hommes intelligents que iz les idiots, et plus dans les races civilisées que dans les races sauvages, est curieux de rapprocher ces données positives des étranges affirmais des auteurs anciens. Suivant Hippocrate, la soudure précoce est un avais symptôme, et les hommes dont la tête est saine ont plus de sures que les autres. Ceux dont le crâne en est dépourvu sont, dit-il, sujets les maladies graves, telles que la céphalalgie et l'épilepsie. Cette manière voir èsl partagée par Columbus {de Re analomicâ, lib. I, cap. v) , et la plupart des grands médecins du seizième et du dix-septième siècle, combattent à l'envi l'opinion contraire de Celse (lib. VIII, cap, i. Cf. onis et Pythagorœ evercitationes anatomicce et medicœ familiares ; bis "ksileœ, 1682, ex. 58).
hioi qu'il en soit, les anciens avaient donné aux sutures et à l'épaisseur du le une plus grande attention que les modernes. Hérodote (Thalie, XII) dit les tèles des Egyptiens sont si dures, qu'à peine peut-on les briser à coups nerre. Il parle ailleurs (Calliope, XXII) d'un crâne sans sutures, trouvé parmi cadavres des Perses sur le champ de bataille de Platée. Suivant Aratus et ien, les crânes des Éthiopiens en seraient également dépourvus. Ambroise ' acceptait cette opinion. Riolan {Antliropograpliia, lib. V, cap. i,) .la repousse
408 CRANE (anatomje).
eorame fausse : « Quod fahum esse docuit Ethiops nigerrimus... cujus cranium noslris erat consimile. » Cette observation ne détruit point absolument l'opinion ;mcienue, qui pourrait, bien n'exprimer que la tendance plus indiquée à l'ossification précoce des sutures cbez les Nègres. D'ailleurs cette ossilication des sutures ne s'achève pas dans toutes à la fois, mais successivement et dans un ordre qui n'est pas toujours le môme. Ces différences sont commandées par des différences corrélatives dans le développement des régions fondamentales du cerveau. En général, la suture m édio- frontale se soude la première, puis la médio-par létale. Les autres sutures viennent ensuite, et c'est ici que les variétd sont fréquentes. Dans les races inférieures, telles que les Nègres Mozambique» et les Alfouroux, et dans les individus dégradés de la race blanche, la suture fronto-pariélale se soude d'abord, puis la pariéto-occijnlale ; mais dan> les hommes blancs normaux le plus souvent l'inverse a lieu, et l'ossification de Yoccipito-pariélale précède celle de la frontale. C'est Gratiolet qui a établi ce point important. Auparavant déjà Sœmmerring avait fait la remarque que (dans notre race) la suture qui sépare la portion mastoïdienne du temporal de l'occil pital est celle que l'on trouve le plus souvent oblitérée, même chez les enfants d'un petit nombre d'années (Sœmmerring, Traité d'ostéologie et de syndesmologie, in Encyclopédie anal., Paris, 1845, t. II, p. 82).
Envisageant le crâne comme une seule pièce, j'en décrirai successivement la surface intérieure et la surface extérieure, en m'arrètaut sur les points qui n'oB pu être signalés à propos de chaque os en particulier. Je ferai de nombrei emprunts, pour cet exposé, au remarquable résumé anatomique que le professe^ Droca a donné dans un mémoire que j'aurai plusieurs fois l'occasion de cit textuellement (Instructions craniologiques , in Mémoires de la Soc. d'anthn de Paris, 2e série, t. 11, 1er et '2e. fasc, 1875).
Surface extérieure ou exocrane. On y considère une région supérieure occipilo-frontale, deux régions latérales ou temporales, et une région infériei ou basilaire.
A. Région occipito- frontale, face supérieure ou voûte. Elle est limitée avent par la racine du nez et les arcades orbitaires, en arrière par la protul ranec occipitale externe et la ligne courbe supérieure de l'occipital ; sur côtés, par la crête temporale du frontal et par la ligne supérieure du pariél Elle s'étend sur quatre os, le frontal, les deux pariétaux et l'occipital. On y| remarque en avant les deux bosses frontales ; en arrière, les deux bosses panetalcs, beaucoup plus écartées que les premières. Entre les bosses frontales et les bosses pariétales, la courbe du crâne regarde vers le haut ; au-dessous des bos frontales, elle regarde en avant et constitue le front proprement dit. Au-des des bosses pariétales, elle regarde en arrière et constitue Yocciput.
Les sutures de la voûte du crâne sont au nombre de trois. 1° La coronoh qui unit l'écaillé du frontal aux pariétaux, est transversale et forme un pe«| plus d'un demi-cercle. Le point médian se nomme bregma. Le point inferiettfl aboutit sur les côtés à une petite région compliquée, située à l'extrémité supfrl rieure du ptère ou partie ascendante de la grande aile du sphénoïde. M. Brocaj a donné le nom de ptérion à ce point, sur lequel nous aurons à revenir bientôt Au-dessus du point où la suture coronale rencontre obliquement la ligne d insertion du temporal, lieu appelé par le même auteur stéphanion, d'après le nom|
CRANE (anatomie).
[ffec de (ffTsyavi'xu pxf-h, sulure sléphanique de arstyéiw couronne), les dentelles de la suture sont assez profondes. Au-dessous elles disparaissent, et jusu a sa terminaison au plérion la suture est presque linéaire. 2° La suture lambdoïde ou pariéto-occîpilale, dont les branches divergentes iproduisent là forme de la lettre grecque A. Dirigée en bas et en dehors, elle étend de chaque côté jusqu'à une petite région appelée astérion, où se ren-
Fig. 58. — Face antérieure du ci ànc. — Indication des os et de leurs diverses parties.
lu crâne. A, écaille du frontal ; B, face latérale de cette écaille ; C, lame orbilaire du frontal ; D, angle intérieur du pariétal; E, écaille du temporal; F, apophyse masloïde du temporal; G, apophyse style du temporal; H, face externe ou temporale de la ptère du sphénoïde; I, face orhitaire de la re du sphénoïde; J, aile externe de l'apophyse plérygoïde du sphénoïde; K, face orbilaire (os anurn) de l'eihmoïde.
la face. L, os nasaux ; M, portion nasale ou apophyse montante du maxillaire; iN, portion orbiloiccale du maxillaire; 0, portion alvéolaire du maxillaire; P, face orbilaire du maxillaire; Q, l'os nlaire; R, lame orhitaire de l'os malaire; S, l'os unguis ou lacrymal; T, arcade dentaire. Ht osléoloyiqiics : na'-H, bosses frontales; bb\ bosses sourcilièies ; c, apophyse orhitaire du frontal ; échancriires trochléennes du frontal; e, trou sus-orbitaire (manque souvent;; f, arcade sourci- | re; (/, apophyse orbilaire externe du frontal; hh, crèle temporale du frontal, séparant la région du >nt de la région temporale; i, épine jujjalc (manque souvent); h, gouitière lacrymale; l, échancrure .-aie du maxillaire, limitant, avec les os nasaux, l'ouverture des narines antérieures; m, trou soushiiaire; n, fossette incisive du maxillaire; o, crête canine soulevée par la racine de la dent canine; fotee canine du maxillaire; q, crôlo sous-molairo du maxillaire; r, échancrure sous-molaire du ixillaire (n'est pas constante); s, dents incisives; /, dent canine; a, dents molaires et prémolaires.
trent Irois sutures à forme d'étoile à trois branches («.o-typ, étoile), savoir : la ire lambdoïde, la suture pariélo-mastoïdienne et la suture mastoïdo-oceipitale. • La suture sagittale, qui s'étend du bregma au lambda, traversant ainsi ant en arrière tout le sommet de la têle, réunissant les pariétaux; elle est ? fortement dentelée dans toute sa longueur, sauf en un point que nous s déjà indiqué l\ propos du pariétal, Vobélion, cnlre les deux trous pariétaux.
410 CRANE (a.satmmie).
Quand il existe au milieu du frontal des traces de sa division primitive (suture métopique), le bregma devient le point de départ des quatre branche* d'une croix.
Le point le plus élevé de la région occipito-frontale se nomme le sinciput, qu'il ne faut pas confondre avec le vertex, lequel est l'extrémité supérieure dû diamètre vertical du crâne.
Fig. 29. — Face antérieure du crâne. — Sutures et points singuliers.
Sutures extérieures : a, partie inférieure de la suture coronale; b, suture ptéro-frontale; c, sulun écailleuse ou temporo-pariétale; d, suture ptéro-temporale; e, suture ptéro-pariétale; ff, suture^ terorbitaire, formée en dedans par la suture nasale, en dehors par la suture fronto-maxillaire; g, ture nasale; h, suture naso-maxillaire; i, suture fronto-malaire; k, suture malo-maxillaire; l, sul incisive.
Sutures de l'orbite: m, fente sphénoïialc; n, fente ptéro-maxillaire; o, partie orbitaire de la su ptéro-frontale; p, suture ptéro-malaire; q, suture fronlo-elhmoïdale; r, suture ethmoïdo-maxill;
Points singuliers. A, médians : 1, 1, ligne sus-orbilaire donnant le diamètre frontal minimum blissant la séparation du crâne et de la face; 2-t-, l'oplnyon; 3 •+-, glabelle; 4, point nasal ou du nez; 5+, point spinal ou épine nasale; 6, point alvéolaire. B, points latéraux : 7-+-, stéphan» 8, ptérion; 9, dacryon; 104-, point malaire; H, point jugal.
B. Région latérale ou temporale. Elle s'étend sur quatre os : le fron et le pariétal en haut, la grande aile du sphénoïde et le temporal en bas. est bornée en arrière par la suture lambdoïde ; en avant, par l'apophyse or taire externe ; en haut, son contour est limité par une grande ligne coi concavité inférieure qui s'étend de l'apophyse orbitaire externe à l'astérion passant sur les côtés du frontal et du pariétal. Cette ligne, que nous nomm rons avec M. Broca ligne latérale du crâne, se compose de deux parties : 1 m frontale, l'autre pariétale. Sa partie frontale est saillante quelquefois, mêfflj rugueuse, et porte le nom de crête frontale. Elle commence sur le côté de U base du front où elle fait suite au bord externe de l'apophyse orbitaire externe] de là elle se porte en haut et en arrière, et va aboutir à la suture coronale S» le point appelé stéphanion.
CRANE (anatomie). 411
La partie pariétale de la ligne latérale du crâne constitue la ligne temporale supérieure du pariétal. Elle donne insertion à l'aponévrose du muscle temporal et est, par conséquent, toujours facile h déterminer sur le cadavre ; mais sur le crâne sec elle est souvent effacée, surtout dans sa partie postérieure, qui ne s'aperçoit que chez les individus fortement musclés. Même lorsqu'elle est apparente, slle ne forme ordinairement aucune saillie, et ce qui permet de la reconnaître,
Fig. 50. — Face postérieure du crâne.
, pariétaux; B, écaille de l'occipital; C, portion mastoïdienne du temporal.
, suture sagittale ; bb', suture lambdoïde ; ce', suture occipito-mastoïdienne ; dd\ suture pariétor mastoïdienne ; eë, trous pariétaux; ff+, bosses pariétales; gg', ligne occipitale (ou ligne courbe ooccipilale supérieure); hh', ligne occipitale inférieure; i, crête occipitale superficielle; k, la bosse cérébrale de l'occipital; //', les bosses cérébelleuses; m, apophyse mastoïde; n, apophyse styloïde.
le lambda; 2+, l'inion; 5,5, les astérions ; 4, l'obélion.
est seulement le changement d'aspect à la surface de l'os. Elle commence sur stéphanion, où aboutit d'autre part la crête temporale du frontal, se relève sez brusquement derrière la suture coronale, dont elle se détache bientôt pour î porter en haut et en arrière, parcourt à une hauteur très-variable la face [terne du pariétal, va passer immédiatement au-dessous de la bosse pariétale et I recourbe enfin en bas et en dehors pour aller se terminer sur Yastérion. A l'extérieur de cette grande ligne courbe existe une seconde ligne courbée ns le même sens; c'est la ligne temporale inférieure du pariétal. Elle marque limite de l'insertion du muscle temporal, dont l'aponévrose, comme on ent de le voir, va s'insérer sur la ligne temporale supérieure; elle commence brame la première sur le stéphanion , et comme elle fait suite à la crête I Dotale, dont elle continue la direction; en d'autres termes, la crête fron- I le, parvenue sur le stéphanion, se dédouble ppur former sur le pariétal les
I qi lignes temporales.
II La ligne temporale inférieure décrit au-dessus de l 'écaille temporale une I urf>e assez régulière, contourne toute cette écaille, et va aboutir en arrière à luiglc rentrant qui existe à l'union de la portion écailleuse avec la portion lastoïdienne du temporal; là, elle coupe la suture pariéto-tcmporale et se
4,2 CRANE (anatomik).
continue sur la face externe du temporal avec la ligne ou crêle sus-mastoïdienne. Celle-ci, séparant la portion écailleuse de la portion mastoïdienne, 1 dirige en avant et un peu en bas pour aller rejoindre, au-dessus du conduit auditif, la racine postérieure de l'arcade zygomatique.
Entre les deux lignes temporales existe une zone d'une largeur variable recouverte seulement par l'aponévrose temporale.
Fig. 51. — Face supérieure du crâne {Sonna verticalis).
A, écaille du frontal ; BB, pariétaux; C, écaille d« l'occipital ; D, écaille du temporal; E, arcade zveonutique; F, os nasaux; G, portion alvéolaire des maxillaires.
aa, suture sagittale; bb', suture coronale; ce', suture lumbdoïdc; d, suture écailleuse ou temporo-" riétale; ee' -+-. bosses frontales; ff'-t-, bosses pariétales; gg', trous pariétaux; hh' , contour antérieur formé sur la ligne médiane par la saillie de la glabelle, sur les côtés par celle des bo>ses sourcilières; i, partie exlerne de l'arcade sourcil ière; /:, apophyse orbitaire externe; //, crête temporale de frontal ; mm, ligne courbe temporale supérieure du pariétal ; nn, ligne courbe temporale inférie" du pariétal.
i, le bregma; 2, le lambda; 3, l'obélion; A, le stéphanion; 5, le ptérion; 6 -t-, l'ophryon.
Les deux lignes temporales sont quelquefois toutes les deux Ircs-apparen souvent on n'en aperçoit qu'une, tantôt la supérieure, tantôt l'inférieure, et il est résulté que les anatomisto* n'en ont décrit qu'une, tandis qu'il y en a réellement deux. Souvent enfin elles paraissent manquer l'une et l'autre. Toutefois avec un peu d'habitude, on les retrouve presque toujours, au moins dans leur partie antérieure. Celle de ces deux lignes qui intéresse le plus les anatoniistes est la supérieure; c'est elle qui sépare la face latérale du crâne de sa face supérieure; c'est elle qui, chez certains singes et chez beaucoup d'autres animaux»
CRANE (anatomie). 415
'élevant de plus en plus sur le pariétal et se rapprochant de plus en plus de i congénère, ue laisse plus sur sa ligne médiane, le long de la suture sagitile, qu'un intervalle étroit, soulevé en l'orme de crête (crêle sagittale). Chez homme, les lignes temporales ne se rapprochent jamais autant l'une de l'autre, lais dans certaines races inférieures, comme les Tasmaniens, elles s'élèvent assez
Fis. 32. — Face latérale du crâne. — Indication des os et de leurs diverses parties.
frontal : aa, écaille frontale; a', face latérale de l'écaillé; a", portion oibitaire du frontal; a'", pphyse oibitaire externe. — D, le pariétal : b, bosse pariétale; V , angle antérieur et inférieur du riétal; b", angle postérieur et inférieur de cet os. — G, l'occipital. On n'aperçoit que l'écaillé de cet . c, bosse cérébrale de l'occipital; c', bosse cérébelleuse; c", angle externe de l'occipital. — D, le npoial : d, portion écailleuse; d', apophyse zygomatique ; d", portion mastoïdienne; d'", apophyse îstoïde; div, apophyse styloïde du temporal. — 0, conduit auditif. — E, le sphénoïde : e, la ptère,
portion ascendante de la grande aile du sphénoïde ; e', apophyse ptéroïde du sphénoïde. — F, le •xillaire; f, portion alvéolaire du maxillaire; f portion nasale ou apophyse montante; f", portion oito-buccale; f", face orbitaire de celte portion. — G, l'os malaire ou jugal. — H, l'os nasal. — l'os unguis ou lacrymal. — J, l'ethmoïde : face orbitaire de la masse latérale de cet os. — Dents :
les deux incisives; M, la canine; N, les deux prémolaires ; P, les trois molaires.
r rattacher aux faces latérales du crâne la plus grande partie des pariétaux • K>ur constituer un caractère simien. C'est ce qui fait l'importance de l'étude a ligne temporale supérieure du pariétal (Broca).
ia surface comprise dans la concavité de cette grande ligne courbe se divise etu parties : l'une, inférieure, où l'on voit en avant et en dehors l'arcade ►matique, plus en arrière le méat auditif, et plus en arrière encore la surface
I toidienne; l'autre, supérieure, beaucoup plus grande, appelée surface tem-
| de. La crêle sus-mastoïdienne, située sur le prolongement du bord supérieur 'arcade zygomatique, indique, lorsqu'elle existe (ce qui est le cas le plus
| naire), la séparation de ces deux surfaces.
ka aperçoit sur la surface temporale, en arrière, la suture pariéto-mastoï- | ne, qui aboutit à Yaslérion; à la partie moyenne, la suture écailleuse, et I vant les diverses branches de sutures qui aboutissent au pterion. En ce
414 CRANE (anatomie).
lieu existent plusieurs sutures formées par la rencoulrede quatre os, le frontal le pariétal, l'écaillé du temporal et la ptère. Deux de ces sutures sont constantes: l'une, ptéro-temporale, entre le bord postérieur de la ptèrc et le bord antérieur de l'écaillé temporale ; l'autre, ptéro- frontale, entre le bord antérieur de la grande aile et la partie inférieure de l'écaillé du frontal. La première
Fig. 53. — Face latérale du crâne. — Indication des sutures, des lignes et des points singuliers!
Sutures: AA, coronale (fronto-pariétale) ; B, ptéro-frontale; CC, lambdoïde (pariéto-occipitale); D, o * pito-mastoïdienne ; E, pariéto-mastoïdienne ; F, écailleuse ( squamo-pariétal ) ; G, pléro-temporafl H, inter-orbitaire (fronlo-naso-maxillaire) ; I , fronto-malaire ; J, malo-maxillaire; K, zygoinaliqJ (inalo-temporale).
Lignes anato iniques : aa, crête temporale du frontal; bb, ligne temporale supérieure du pariéudp ce, ligne temporale inférieure du pariétal; d, crête sus-mastoïdienne du temporal; e, ligue occipi /', crête sous-malaire du maxillaire.
Points singuliers : A, points médiaux; 1, point alvéolaire; 2, point spinal ou épine nasale; 3, p nasal ou racine du nez; 4, glabelle; 5, ophryon; 6, bregma; 7, lambda; 8, onion. — B, points la raux; !), stéphanion ; 10, ptérion; 11, astérion; \% dacryon; 13, point malaire; 14, point jugal.
fait suite à la suture écailleuse et descend à peu près verticalement vers la base du crâne; la seconde fait suite à la suture coronale et se dirige obliquement en avant et en bas, vers la paroi externe de l'orbite. Mais il y a, en outre, on ce même lieu, une suture variable qui existe tantôt entre le pariétal et la ptère, tantôt entre le frontal et le temporal. Dans le premier cas, qui est le plus ordinaire, le frontal et le temporal ne se touebent pas; l'angle du pariétal s'unit il l'extrémité de la ptère par une suture horizontale dont la longueur varie de IW 20 millimètres; cette branche transversale, aboutissant en avant et en arrière! aux deux lignes de suture qui logent le frontal et le temporal, donne au plérioftj la forme d'un II {ptérion en II). Dans le second cas, le pariétal et la ptère nclll se touchent pas; le frontal s'unit au temporal suivant une suture qui se conforiuB; avec la suture coronale; on dit alors que le ptérion est retourne. Quelquefois, enfin, le temporal él le frontal ne se touchent qu'en un seul point, auquel vienm' nent aboutir, en outre, le pariétal et la ptère, tous deux terminés en pointe : li le ptérion a alors la forme d'un K (ptérion en K). Le ptérion retourne et K I
CRANE (anatomie). 415
>rion en K reproduisent un type simien ; ils s'observent plus souvent dans les '.es inférieures que dans les races supérieures (Broca). La surface temporale, convexe, ou au moins plane dans la plus grande partie son étendue, ne mérite pas le nom de fosse temporale que lui donnent souvent anatomistes. Ce nom ne doit donc s'appliquer qu'à la partie concave de la
Fig. 34. — ptérion retourné (d'après un crâne du Musée d'anthropologie).
tce temporale, comprise entre le bord antérieur de l'écaillé temporale et la i temporale du frontal.
i fosse temporale descend jusqu'à la base du crâne, où la crête sous-tempola sépare de la fosse zygomatique. Elle est limitée en dehors par l'arcade îatique, en avant par l'apophyse orbitaire externe, l'os malaire et la paroi le de l'orbite.
lai
IN
Fig. 3îi. — Ptérion en K (d'après un crâne du Musée d'anthropologie).
i Région inférieure ou base du crâne. Elle s'étend d'arrière en avant de la demi-circulaire supérieure de l'occipital à la racine du nez et se trouve
e de chaque côté par une ligne qui passerait sur l'apophyse mastoïde, sur lté glénoïde, sur la crête qui divise la région temporale du sphénoïde et sur l'articulation de l'os malaire avec le frontal. Tandis que sa portion îeure est libre, l'antérieure est confondue avec la face; la limite entre' ces tortions est au niveau de l'ouverture postérieure des fosses nasales. m les décrire successivement :