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particulières, et à jouir de la faculté d'un dégagement direct, de manière qu'il n'y aurait bien-
que les poursuites qu*ils peuvent occasioner, s'effectuent par voie administrative , exactement comme en matière d'impôt. Quant aux 2 p. 0/0 d'amortissement, ils sont employés à chaque semestre, par la voie du tirage au sort, au remboursement etàTextinction d'une certaine somme de lettres de gage , de manière que, moyennant l'action de l'intérêt composé, toutes les lettres émises sont remboursées au pair dans le délai de vingt-huit ans, au bout duquel le propriétaire foncier se trouve entièrement libéré. Dans le grand-duché de Posen , 1 p. 0/q en sus de l'intérêt courant opère la même extinction dans l'espace de qua-^ rante-et-un ans. Ici le système de compte-courant a donc dévié de sa simplicité primitive , car il s'engrène déjà dans celui des échéances. Cependant bien que le système prussien découle plus rigoureusement des prin-^ cipes du crédit réel , il est pourtant des circonstances et des considérations qui militent en faveur de ^l'amortissement réglé , quand ce ne serait d'abord que dans l'intérêt même des individus obérés, qui se libèrent ainsi d'une manière presque imperceptible, et r^^^n^ren^ pour ainsi dire leur crédit en se ménageant la possibilité d'en user de rechef, ressource dont ils seraient privés si l'engagement restait permanent.
D'un autre côté néanmoins , en réfléchissant sur la nature des billets à rentes qui permettrait à tous les individus de jouir du bénéfice de l'intérêt composé , en so
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tôt que les propriétés trop morcelées qui réclameraient l'assistance de banques foncières spè-
procurant coDtiDuellemeDt pour tout le produit de la rente de nouveaux billets , qui augmenteraient eux-mé* mes ce produit, et renforceraient ainsi le capital en raison composée , — nous voyons qu'une telle accumulation spontanée suffirait pour assurer aux individus les mêmes bénéfices que l'amortissement réglé. Ainsi , abstraction faite des motifs locaux > celui-ci serait princjpalement désirable , dans le cas d*une extension de l'émission desbillets à pentes sur les hypothèques privées, et cela dans le but d'entretenir par le moyen de l'amortissement au pair et par la voie du tirage , une fluctuaiion dans la êomme des billets circulans, ce qui influerait considérablement sur la stabilité de leur cours. Remarquons en effet, que ce moyen qui sert aujourd'hui à êouienir le cours de ces papiers pourrait servir plus tard à le déprimer s'il tendait effectivement, comme nous l'avons prévu dans le chapitre IV , à dépasser 1»". pair , car l'obligation de venir se rembourser au pair dans les caisses administratives, pour les billets désignés par le sort, contribue* rait aussi bien à prévenir leur baisse qu'à entraver leur hausse. Ainsi ce remboursement qu'on invoque maintenant comme une garantie et comme une faveur pour les effets de circulation , deviendrait au contraire une cause de dépression , et pour ainsi dire une peine^ comme cela a déjà lieu pour les renies sur l'État.
En général, il est facile d'apprécier la multitude des
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ciales* Pour celles-là le système écossais demeurera toujours le seul convenable*
Quant au crédit manufacturier comme il participe simultanément de la nature du crédit foncier, en raison des hypothèques réelles qu'il peut présenter, et de la nature du crédit commercial en raison de ses relations analogues, il peut donc prétendre , en partie , à des dégagemens directs, bien qu'à des conditions plus rigoureuses que le crédit foncier, car. tandis que celui-ci n'exige principalement que le perfectionnement du régime hypothécaire , le crédit manufacturier impliquerait en outre, pour parvenir à la réalité
motifs qui peuvent occasîoner de nof ablesf arta^tofi«dans les systèmes de crédit et de circulation , et voilà pourquoi nous disions ci-dessus que la préférence à leur accorder dépendrait d'une foule de circonstances spéciales -ou de considérations locales. En résumé, nous croyons pouvoir nous prononcer sur la question d^amortissement d'une manière disjonctive^ savoir : pour le système prussien, dans les relations de Tinstitution-mère avec les banques intermédiaires ,— et pour le système polonais dans ses relations avec les biens- fonds particuliers. Quant au système écossais ^ qui approche le plus du simple escompte commercial , il serait restreint dans la suite aux relations des banques intermédiaires avec les petites propriétés.