I08 DE LÀ RÉPARTITION GÉNÉRALE
le plu6 de chances , mais qui assure par conséquent le plus de bénéfices ; c'est aussi celui qui setrouve, à l'heure qu'il est, le plus parfaitement développé, phénomène dont nous avons attribué la cause à l'organisation judiciaire et executive, qui supplée admirablement au manque de sécurité matérielle , et moyennant laquelle il l'em-porte de beaucoup sur le crédit non commercial, bien que la solidité naturelle de celui-ci l'emporte souvent sur la sienne. Ceci nous prouve l'importance de ï action publique bien organisée sur les r^l^tions privées, action à l'intervention de laqurfH; le crédit commercial est redevable de la sécurité et de l'exactitude de ses rentrées. Or, cette intervention directe dont jouit le crédit commercial, le crédit non commercial pourrait bien, quoique d'une manière différente, y participer. On a déjà suffîsaipment reconnu que toutes les garanties législatives accordées à la propriété foncière, et en général aux relations non commerciales , au lieu d'être propices aux intérêts qu'on voulait favoriser, leur sont au plus haut degré funestes , en ce qu'elles obstruent la source du crédit, et ne posent que des obstacles à la répartition naturelle de celui-ci. Or, ne serait-il pas possible, sans entrer dans de vasles
ou CRÉDIT. làOg
réformes Iégi8lativ6$ , c'est-à dire sans métamorphoser les relations civiles en relations commerdales, dé parer à cet inconvénient , et de faciliter à toutes les industries les abords du crédit par des moye|i* analogues à ceux dont profite le crédit comtilercial , c'est-à-dire par une plus grande régularité, célérité et sécurité dans l'exécution des engagemens contractés. Sans assimiler toutes les obligations réelles aux obligations personnelles , et sans les soumettre à une procédure analogue à celles du droit commercial , ne pourrait-on pas , dis-je, moyennant une intervention générale de l'administration , assurer d'une manière normale la réalisation des engagemens particuliers envers les banques , en assimilant les paiemens ou rentrées qu'elles auraient à percevoir, aux contributions directes. Si une telle assimilation pouvait paraître étrange ou impraticable, nous nous bornerions à rappeler les recouvremens administratifs opéré par la banque de Pologne dont nous avons parlé au Iir chapitre , et au surplus l'organisation générale du crédit foncier en Pologne, dont les arrérages sont passibles des mêmes poursuites administratives que les impôts fonciers. Or , ce qui est praticable dans telles circonstan*ces, le serait dans beaucoup d'autres encore, et