‹ Du crédit et de la circulation [microform]Chapitre 23 sur 28 · DE ^^ GARANTIE RÉELLE DU CRÉDIT · texte numérisé non relu

DE ^^ GARANTIE RÉELLE DU CRÉDIT

lations mutuelles; et qu'ainsi, le lien vertical qui les unirait à l' institution-mère, soit renforcé par un lien horizontal qui les unirait entre eux. Un tel Safety-fund ne serait donc plus une garantie pour le public contre les abus des banques, mais une garantie pour les banques elles-mêmes contre leurs propres risques et périls. Le principe de mutualité, tout insuffisant qu'il soit dans certain cas , n*en est pas moins un des plus fertiles et des plus dignes d'être exploité par l'industrie (1), et cela d'autant plus qu'il peut ne pas se borner à des résultats négatifs et préventifs, mais en développer luimême de positifs, et alors il complète en quelque sorte le principe de la division du travail; c'està-dire que le principe de mutualité sert de contrepoids au principe de spécialité. Sans chercher d'exemples en dehors de notre sujet, nous nous bornerons à indiquer qu'il existe des indus-

(1) C'est sur ce principe que repose ï Union itiduêirielle^ OU association d*actions, société dont Tidée fondamentale est très-bien conçue. Ce n'est nullement la faute du principe, si des causes hétérogènes viennent ^parfois V icier ses conséquences, comme cela s'est vu dans la Société de» capitalistes réunie^ et dans celle des Actions réunieê en Belgique.

ErOE LA CIRCULATION. S^S

tries qui n'ont besoin d'avances qu'à certaines époques de l'année , par conséquent les ban-> ques affectées à de pareilles spécialités seraient condamnées à cbômer pendant des périodes plus ou moins longues, tandis que si, au lieu de rester indépendantes les unes des autres , elles associaient leurs établissemens , sans confondre leurs spécialités, il leur serait possible de s'entre-aider mutuellement , et de multiplier ainsi leur fonds d'opération par des transports de contre-valeurs selon le besoin du crédit. De pareilles associations de second ordre , ou association» d'associations , ne feraient que constater encore davantage l'énergie du principe.

Il faut donc conserver finltuence d'une institution centrale et dominante avec Taction libre et spontanée de la concurrence. Mais en organi^ sant cette concurrence en eHe-même, il faut faire refluer son action divergente vers un foyer plus élevé, sans l'intervention duquel il n'y aurait pa9 de convergence possible. En dehors d'une pareille organisation, graduée, centralisée, et consolidée^ point de garantie pour les intérêts financiers des nations; point de crédit réel puissant et universel, et' point de véritaik circulation ; et remarquons \mu que ceci est une question vitale qui intéresse

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