‹ Du crépuscule aux aubesChapitre 8 sur 9 · L'ORBE ETERNEL · texte numérisé non relu

L'ORBE ETERNEL

L'Orbe Kikknkl

Que viens-tu faire clans la vie, Monère tombée au hasard Sur la rampe toujours gravie Qui ne s'arrête nulle part?

Sans fin, sans dâbut, sans durée, Hier et Demain font le Présent Qui repousse l'âme atterrée Hors du Possible insuffisant.

Deux mystères, le Temps, l'Espace Vieux mirages toujours nouveaux- Laissent dans ton cœur une trace Trop profonde pour ton cerveau.

50 i>r cEÉPUscrLE aux Armes

Ton pass5 n'a pas d'origine.

Et tu ne sais pas d'où tu viens; Ce que ton esprit imagine Est le seul savoir que tu tiens.

Qu'evtu dans l'innombrable foule Qui naît, passe, meurt sans repos Sur ta planète qui déroule Son orbe depuis le chaos?

Que veut la nébuleuse blême, Dans le vertige sidéral Qui trace l'immense problème De l'Infini conjectural?

Où courent ces masses, ces nombres, En l'effroyable mouvement Alterné de soleils et d'ombres Qui prolongent le firmament?

Plus loin que le rayon solaire, D'autres astres et d'autres cieux Roulent dans l'abîme orbitaire Qui fuit sans cesse devant eux.

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N'interroge pas l'Etendue,

Toi qui juge? selon ton œil, Et dont la perspective nue Se heurte au rouvre du cercueil!

Plus près de toi gît le miracle Dans toute chose qui se meut.

L'oiseau qui chante est un oracle Dont ta conscience s'émeut.

La source qui te désaltère, L'arbre qui te donne son fruit, Le sang qui bondit dans l'artère, Savent pourquoi le Soleil luit.

Toutes les aurore? te disent Qui fait renaître les couleurs Et les bulles qui s'opalisent Dans le calice pur des fleurs.

L'héliotrope est tout un monde Qui cherche dans le jour vermeil La chaude clarté qui l'inonde Au doux bercement du réveil.

DU CKEI'USCULE AUX AUBES

Ecoute la voix qui babille Dans l'ombrage de la forêt :

Cri, chanson, vocalise ou trille, C'est la langue que Dieu permet.

Suis le torrent qu'enfle une crue Dans la faille qui le retient:

C'est ton angoisse qui se rue Au Jour, dont elle se souvient.

Tu vois tout sans en rien comprendre, Et ce que tu ne crois pas voir Frappe tes yeux sans les surprendre:

L'éclat des astres fait ton soir.

Si tu veux l'éclair qui te guide A l'inaltérable Beauté, Repose ton regard limpide Sur la Force et sur la Clarté.

Ne pèse pas l'impondérable Des choses dont tu vois l'envers:

Cherche la puissance immuable Qui s'accuse dans l'Univers.

l'okmr éternel '<■>

Respire la bonté des choses Qui palpitent autour de nous; Peut-être le parfum des i Te fera tomber à genoux.

Fleuve, montagne, ou chair vibrante, Reliés au même moteur, Rayonnent une force errante Qui te ramène au Créateur.

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