LA SURVIVANCE
Travaille au se Sans gloire pot Que tes actes s Qu'il ne faille f
courir des autres ir te conseiller; oient des apôtres
as soudoyer!
Prie—ô mot profond et sublime
Qui fait battre Prie, et vers l'i
Monte toujours,
le cœur au chaud nvisible cime,
toujours plus haut!
L'INSAISISSABLE
L'INSAISISSABLE
Plus tu rezardes en toi-même, Plus tu vois la Réaïité Circonscrire la borne extrême
De ta béate vanité.
Ne t'abuse pas sur ton règne, Roi sans vigueur et sans pouvoir !
C'est la Souffrance qui t'enseigne
Tout ce que tu crois concevoir.
Malgré toi monte ta prière Jusqu'au Dieu dont tu ne veux pas, Et tu réclames sa lumière
Sans vouloir qu'il guide tes pas.
42 DU CRÉPUSCULE AUX AUBES Pour exprimer l'âme, ta langue
A trois letrres d'un alphabet
Qui t'attache comme une cangue
A l'Ignorance, ton gibet!
Tu restes l'impuissant, l'esclave
Des forces qui te briseront
-—Feu, mer, foudre, séisme, lave—
Pour courber l'orgueil de ton front!
Tu ne comprends pas le brin d'herbe, Et ta hautaine passion
Voudrait disséquer jusqu'au Verbe Banni de ta Création.
Peux-tu former un seul atome, Dans le néant de ton labeur, Avec ta Science-Fantôme
Et ton Savoir libérateur?
Si tu prétends que la Matière Doit se courber au geste humain, Commande au spectre funéraire De t'attendre jusqu'à demain.
L'INSAISISSABLE
Ce que tu nommes Force Aveugle,
Secrct des mondes en travail, Sait pourquoi la tempête meugle Autour de ton frêle bercail.
Ton soleil—-une pâle étoile Qui gravite dans l'Infini— N'a pas encor troué le voile
Qui cache ton ciel dégarni,
Le monde invisible t'échappe Malgré la sonde et le scalpel, Et chacune de tes lois sape Ta certitude du Réel.
L'argile entrave ta pens‘e Quand tu reviens à l'Idéal, Et l'extase recommencée
Passe sans alléger ton mal.
Tu demandes à la Musique Un cri qu'elle ne peut donner, Et ton illusion lyrique
Vient dans les pleurs se terminer.
Tu tritures sur la palette Le pigment radieux et clair Pour que ton rêve s'y reflète:
Mais il manque l'espace et l'air.
Pousse un burin dans le carrare, Cisèle un métal précieux, Et donne à ton chef-d'œuvre rare
Un souflle léger, si tu peux.
Toujours un obstacle se dresse Entre le songe et l'avenir, Et confronte avec la vieillesse
La fin que tu croyais tenir.
Toujours l'impassible Nature Garde son mystère profond Sur la vie et la sépulture
De toutes les choses qui sont.
Toujours les âmes anxieuses S'égarent dans la vanité
De leurs conceptions trompeuses,
Sans éteindre l'Eternité.
L'INSAINISSAHLE
Toujours l'Univers insondable,
Accomplissant l'unique Loi, Vers son but invisible et stable
S'avance sans dire pourquoi,
L'âme, rayon de Ja Puissance, Dont l'essence émane qu Feu, Retrouve dans la survivance
Son habitacle premier, Dieu!
L'Orue Érenxez
Que viens-tu faire dans la vie, Monère tembée au hasard Sur la rampe toujours gravie Qui re s'arrête nulle part?
Sans fin, sans d‘but
sans durée, Hier et Demain font le Présent Qui repousse l'âme atterrée
Hors du Possib'e insuffisant.
Deux mystères, le Temps, l'Espace —-Vieux mirages toujours nouveaux— Laïissent dars ton cœur une trace
Trop profonie pour ton cerveau.
50 DU CRÉPUSCULE AUX AUBES Ton pass n'a pas d'origine,
Et tu ne sais pas d'où tu vieas; Ce que ton e:prit imagine
Est le seul savoir que tu tiens.
Qu'e;tu dans l'innombrable foule
Qui naît, passe, meurt sans repos
Sur ta planète qui déroule Son orbe depuis le chaos?
Que veut la nébuleuse blême, Dans le vertige sidéral Qui trace l'immense problème De l'Infini conjectural?
Où courent ces masses, ces nombres, En l'effroyable mouvement
Alterné de soleils et d'ombres
Qui prolongent le firmament?
Plus loin que le rayon solaire, D'autres astres et d'autres cieux Roulent dans l'abime orbitaire
Qui fuit sans cesse devant eux.