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FiG. 4. — Les trois pédicules vasculaires sont mis à nu.
Le tissu cellulaire est incisé ainsi que l’aponévrose superficielle le long du bord inférieur du grand pectoral ; le muscle est récliné en haut et en dedans et maintenu par un aide; on se trouve alors en présence du ligament suspenseur de l’aiselle ; il est incisé le long du bord infé-
rieur du petit pectoral, avec précaution pour ne pas blesser les vaisseaux sous-jacents. Le muscle va rejoindre le grand pectoral sous l’écarteur : l’aisselle est alors largement ouverte. Quelques coups de sonde cannelée donnés de gauche à droite dans la partie supérieure de la plaie mettent ànu le paquet vasculo-nerveux axillaire.
À ce moment un second écarteur est placé sur le grand dorsal et le chirurgien réclinant en bas le paquet graisseux et ganglionnaire avec les doigts de la main gauche dégage à petits coups de sonde l'origine des trois groupes vasculaires, scapulaire inférieur, mammaire externe et acromio-thoraciqne. Il a alors sous les yeux la disposition schématisée par la figure 4 où chaque vaisseau représente un pédicule formé en réalité par l'artère et les veines.
Chaque pédicule séparément est sectionné entre deux ligatures.
La masse ganglionnaire est alors saisie et attirée vers le sein tandis qu'avec le doigt ou la spatule mousse l'opérateur aide dans la profondeur à la séparation des tissus qui s’arrachent sous la traction. Il enlève ainsi les ganglions et le tissu cellulo-dipeux périganglionnaire. L’aisselle vide, il se trouve en présence du tissu conjonctif périmusculaire sain, nullement infiltré, et qu'il faut laisser, puisque son rôle, nous l’avons vu, a son importance dans le résultat fonctionnel ultérieur.
On passe alors au sein dont l’amputation se place ici et dont nous n'avons pas à parler. Quand elle est faite et après révision complète, on fait le drainage et la suture.
Certains auteurs ne drainent pas, nous ne saurions nous ranger à cet avis. D’autres drainent mais se servent de la plaie pour faire passer les drains. C’est un dispositif défectueux; il est simple, mais, outre que la présence du corps étranger aux deux extrémités de la plaie ulcère la peau et nuit à la cicatrisation, par première intention au moins, au niveau du premier et du