CHAPITRE III. — Du « TERRITORIUM NULLIUS
Définition.
SEcTIox Ire, — Tout Etat, quel qu'il soit, a droit à la propriété de son territoire .
$ [L. — Relalions entre les te nn et paiennes du X Ve au X VIIF siècle. NE Conduite des gouvernements européens vis-à-vis des peuples de l'Amérique après la découverte du Nou-
veau-Monde. — Bulle du pape Alexandre VI. — Lutte entre les partisans et les adversaires de la reconnaissance du droit de souveraineté territoriale des princes païens : Francois de Vitoria, Barthélemy de Las Casas, Jean Ginès de Sepulveda. — Principe généralement admis au xvr° siècle. — Etat de la question au xvir° siècle.
SII. — Des rapports entre Etats civilisés el barbares du XVIII siècle jusqu'à nos jours. . .
Pratique internationale. — Arguments proposés pour reconnaître aux Etats civilisés le droit de s'emparer du territoire des Etats barbares.— Réfutation. — La Conférence de Berlin s'est prononcée sinon expressément, du moins implicitement, en faveur de la reconnaissance des souverainetés barbares. — Le terrilorium nullius
a-t-il été défini par l’Institut de droit international? #
SECTION IIe. — Toute région siluée en dehors du terrüoire d'un Elat est susceptible d'occupation
$ L. — Des contrées désertes ; ;
$ IT. — Des régions habitées par de es COions ou des hordes sauvages sans organisation DOUTTIQUE EME Ent
Légitimité de ee dre ne = ny tbése. — À quel signe reconnaîtra-t-on qu’un territoire habité est susceptible d'occupation de la part d’un Etat? — Situation des tribus indiennes de l'Amérique septentrionale lors de la colonisation européenne
$ III. — Doctrine de Monroë . . . .
Exposé et réfutation de la partie de cette ke ayant trait à l'occupation.
SECTION LIL, — Du « terrilorium derelictum ».
Conditions requises pour qu’il y ait derelictio: perte à la fois du corpus et de l’'animus domini. — Conflits internationaux qui ont surgi à ce sujet : Sainte- Lucie ; Baie de Delagoa; Massaouah.