CHAPITRE
A traTem le IIoIst«*lii et la Daltique.
C'est par une belle matinée de juillet que j'ai quitté Hambourg. Le soleil levant brillait d'un éclat inaccoutumé ; l'air était transparent et la brise embaumée ; je jetai un dernier regard, un regard d'attendrissement et de reconnaissance sur le Binnen Alster dont la vue seule était pour moi une source inépuisable d'émotions et de jouissances. Jamais il ne m'avait paru aussi beau. Je dis adieu de la main à ses eaux immobiles, à ses yachts agités, à ses troupeaux de cygnes, jusqu'aux arbres et aux fleurs qui décoraient ses bords , et je partis pour Altona, la larme à l'œil. Une voiture de place m'attendait à la porte de Thôtel ; j'y entrai et donnai l'ordre au cocher de me conduire à l'Holsteinsches-haus. J'étais enclin à la mélancolie; une scène qui, dans un autre moment, aurait peut-être passé inaperçue, fit sur moi une profonde et douloureuse impression. Comme ces relations de voyage ne sont que le résumé de notes prises au hasard, au fur et à mesure des impressions que j'éprouvais, je vais la raconter : j'étais dans lo fnuboin'g Saint-Paul ; une vache qu'on allait