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‘ et Landouzy*? les premiers
a élé lancée. Baumgarten l'ont défendue; ils ont admis cette latence du germe el sen sont servis pour identifier la tuberculose et la syphilis. Le second surtout s’est attaché à montrer que, qui disait. tuberculose héréditaire ne voulait pas dire forcément manifeslations tuberculeuses à la naissance ; bien plus, tel enfant qui se défendra énergiquement, pourra ne jamais devenir tuberculeux, quoiqu'il ait porté en lui, à sa naissance, des bacilles tuberculeux; ces bacilles, dont il à hérité, il pourra les anéantir : « en matière d'hérédo-tuberculose, la maladie n’est pas fatale; ce n’est pas seulement en matière d'intérêts que les enfants peuvent refuser la sucession de leurs parents. Dans l'espèce, le bébé tuberculeux a bien reçu avec le fief paternel le germe luberculeux, seulement il n’a pas su le faire valoir, la graine à mal levé. » Barbier* croit à la fréquence assez grande de la contagion in-utero. Küss ‘ pense que les manifestations tuberculeuses héréditaires peuvent apparaître tardivement.
Landouzy, poussant la comparaison avec la syphilis jusque dans ses dernières limites, va Jusqu'à admettre une hérédité maternelle, comme tout le monde l'admet mais aussi une hérédité paternelle ; il en donne lexemple classique de cet officier qui, tuberculeux et marié à une femme saine, procrée des enfants qui deviennent tuberculeux alors qu'ils sontmis autant que possible en dehors des causes de contagion. Des expériences de Friedman” semblent devoir
1 BAUMGARTEN. — Loc. cit. et Deutsch. med. Woch, 1893 p. 212.
2 Lanpouzy. — Hérédité tuberculeuse, Rev. de Méd. 1891 p, 419.
3 Bargier. —- Des portes d'entrée de la tuberculose. Gaz. méd. de Paris 1888 p. 438.
4 Küss. — Du rôle respectif de l'hérédité et de la contagion dans l'étiologie de la tuberculose. Arch. générales de Méd. 1898 t. I p. 718.
5 Frigpmax, — Recherches expérimentales sur la transmission de la tuberculose
au fœtus par le sperme bacillifère. Deutsche med. Woch. 1901 p. 129. In Presse méd. p. 271
apporter un véritable point d'appui à cette manière de voir; cet auteur a injecté après copulation dans le vagin d'animaux une émulsion de bacilles de Koch dans du sérum artificiel et il a retrouvé des bacilles dans les embryons, bien que l'utérus et le vagin soient restés absolument sains.
Nous nous bornerons là, ne voulant pas insister plus longuement sur cette question et nous allons immédialement aborder notre deuxième partie.