‹ Du Début de la Tuberculose Pulmonaire par les SéreusesChapitre 22 sur 46 · RD LS · texte numérisé non relu

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oblitère de bonne heure les lacunes lymphatiques, d’où la rareté de la tuberculose miliaire au cours de la tuberculose des séreuses et par suite la lenteur relative de la marche, la rémission el même les guérisons possibles.

On a aussi, dans cette question, fait jouer un grand rôle à la fibrine qui existe en abondance dans les épanchements. D’autres auteurs ont soutenu que le bacille de Koch, très avide d'oxygène, ne pouvait s’habituer à cette vie d’anaérobie à laquelle il était condamné dans ces sacs lymphatiques; celle explication est peu vraisemblable et ne pourrait guère s’accorder avec les bons effets que l’on obtient après une simple laparotomie exploratrice dans la péritonite bacillaire, Une opinion qui mérite plus de crédit est celle qui fait Jouer un rôle actif au liquide épanché. De recherches entreprises, il n’y a pas longtemps, il semblerait résulter que tout exsudat séreux sous la dépendance du bacille de Koch aurait un pouvoir bactéricide vis-à-vis de ce même bacille; c’est un fait et il faut l'accepter tel qu'il est; du reste, il s'accorde très bien avec cet autre, à savoir qu’un exsudat séreux présente toujours, et souvent à un très haut degré, le pouvoir d’agglutination pour le microbe spécifique, cause de l’épanchement, ici le bacille de Koch. Or, la pathologie générale nous enseigne que ce pouvoir agglutinant traduit une réaction de défense de l'organisme. De là cette idée de faire de la méthode qui consiste à rechercher ce pouvoir agglutinant un moyen de connaître non seulement le diagnostic mais encore le pronostic; plus ce pouvoir serait intense, plus le pronostic serait bon; la séro-réaction d’Arloing-Courmont serait un séro-pronostic en même temps qu'un séro-diagnostic. Un fait qui cadre bien avec cette manière d'envisager le pronostic de ces formes de tuberculose et qui montre bien que les malades qui en sont atteints sont capables de se défendre, c’est l'étude de la tension artérielle et de la fré-

quence du pouls.

En règle générale, on sait que dans la tuberculose il y à hypotension artérielle et tachycardie, et dans les tubereuloses séreuses, il n’est pas rare de trouver non seulement une tension normale, mais quelquefois même de l'hypertension et pas de tachycardie. Nou$ ne pouvons malheureusement approfondir cette question, dont l'intérêt n'échappera à personne, parce que les preuves nous manqueraient; dans nos observations, en effet, nous avons surtout affaire à des malades qui ont déjà de la tuberculose pulmonaire, c’est-à-dire des malades quidoiventavoir,conformément à la règle, de l’'hypotension et de la tachycardie. Cependant, nous citons des cas (notamment les observations XVII, XVIIL et XIX) dans lesquels la tension était normale,variant de 15 à 18 et le pouls defré quence moyenne. Chez ces malades, les lésions pulmonaires, sitant est qu'elles existaient, étaient très minimes, puisque les observations ont été prises tout à fait au début de la maladie.

Un dernier point que nous voulons mettre en lumière à la fin de ce chapitre, c’est la fréquence de plus en plus grande de la tuberculose des séreuses, à mesure que toutes ces «sérosités spontanées, idiopathiques » rentrent, grâce aux nouveaux procédés d'investigation, dans le champ déjà si vaste de la tuberculose.

Nous allons maintenant, dans les pages qui vont suivre, passer en revue les diverses séreuses et à propos de chacune donner des observations dans lesquelles la tuberculose de ces organes à été suivie de tuberculose pulmonaire.

Nous adopterons l’ordre suivant :

Plèvre,

Péritoine,

Plèvre et péritoine, Méninges,

Péricarde,

Séreuses articulaires.

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