‹ Du Début de la Tuberculose Pulmonaire par les SéreusesChapitre 4 sur 46 · VOIES D'INTRODUCTION DU BACILLE · texte numérisé non relu

VOIES D'INTRODUCTION DU BACILLE

Ilest, croyons-nous, inutile de discuter encore sur la valeur de la loi de Louis, à savoir que « après quinze ans, ül ne peut pas y avoir de tubercules dans un organe, s'il n°y en à pas dans le poumon ». Il est bien démontré en effet, aujourd’hui, que cette loi est en contradiction avec bon nombre de faits. L'étude des tuberculoses locales, mise au point par Friedlander ! et si bien faite dans ces dernières années, est venue en démontrer la fausseté. Nous admettrons donc sans plus de discussion — les exemples que nous en donnons plus loin le prouvent amplement — que la tuberculose primitive des séreuses est fréquente et qu'elle précède souvent la tuberculose pulmonaire.

Une question se pose immédiatement: Comment le bacille arrive-t-1l jusqu'aux séreuses, celles-ci étant anatomiquement des sacs absolument clos? Ce n’est certes pas chose facile de toujours y répondre, et on peut avec Conheim* dire qu'il n’est pas possible dans chaque cas d'indiquer quand

1 FriepcanDer.— Ueber locale Tuberculose— Volkmann’s, Sammlung, Klinische Vortrage 1873, Nr 64, cité par Straus. — La tuberculose et son bacille, p. 49.

2 Conxer1m.— Die Tuberculose, Von Standpunkte der Infections lehre,2e édit 1881 p. 44, cité par Berquet: Etiologie générale de la tuberculose, th. de Lille 1895-96 p. 42, Ne 132.

et comment l'infection a eu lieu. lei plus qu'ailleurs, on peut parler du « mystère étiologique » (Kelsch)".

A la rigueur, on pourrait admettre la contagion directe ; malgré le défaut de communication des séreuses avec l'air extérieur, il pourrait arriver, par exemple, que des bacilles de Koch soient transportés dans une plèvre ou un péritoine par un trocart malpropre ; mais outre que ce mode de contagion est peu probable, nous ne pensons pas qu'il doive entrer en ligne de compte dans notre exposé, vu le petit nombre des cas qui pourraient lui être redevables de leur tuberculose, si tant est qu'il en existe. À celte contagion directe cependant pourraient se rattacher les expériences de Dobroklonski?; cetauteur a montré que les bacilles sont capables de traverser les muqueuses saines sans faire de lésions appréciables. Nous aurons l'occasion d’en reparler. M

Restent trois autres modes de contagion beaucoup plus importants, que nous allons passer en revue :

1 Propagation par les cellules migratrices.

IL —- — la voie lymphatique.

III — — — sanguine.

Disons tout de suite que c’est le troisième mode qui nous arrêtera le plus longtemps et sur lequel nous insisterons le plus longuement.

Ê KeLscn, cité par Kuss. — congrès pour l'étude de la tuberculose, 4e Session 1898. p. 763 ? DosuokLonski. — De la pénétration des bacilles tuberculeux. dans l’orga-

nisme. — Archives de Médecine expérimentale 1898, p. 763.

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