‹ Du Début de la Tuberculose Pulmonaire par les SéreusesChapitre 5 sur 46 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Propagation par les cellules migratrices

La faculté pour les bacilles d’être transportés loin de leur porte d'entrée par des cellules migralrices a été bien vue el bien étudiée par Koch, qui y à insisté dans un travail important".

Pour cet auteur, que le baciile soit inhalé dans le poumon,

avalé dans le tube digestif ou qu'il soit entré dans la peau

par une plaie, on observe toujours qu'il reste pendant quelque temps localisé dans ce premier point ; puis à un moment donné, il estenglobé par la cellule migratrice ; celle-ci chargée de son microbe s'arrête après une migration de peu de durée, parce que sous l'influence du microbe elle meurt et perd sa mobilité. Le microbe, réduit alors à ses seules forces et ne pouvant plus se mouvoir s'implante dans ce point et fait souche.

Si l’on admet ce transport du bacille au moyen des cellules migratrices on s'explique facilement l'invasion de l'organisme dans la plupart des cas : dans le cas, en effet, où la cellule doit se mouvoir exclusivement par sa propre force dans les tissus, elle ne tarde pas à s'arrêter et le foyer secondaire

! Kocm. — Etiologie der Tuberculose in Mitheilungen, Von Kaiserlichen, Gesundheisamte, aus dem Dr Struck, cité par Verchère : Portes d'entrée de la

tuberculose th. de Paris 1884, p. 14.

Te er n’est pas éloigné du premier ; dans les cas, au contraire, où elle pénètre dans le courant lymphatique, celui-ci la transporte au loin, elle arrive aux ganglions dans lesquels le bacille s'arrête pour pulluler ; enfin, lorsqu'elle peut arriver jusqu’au canal thoracique, la cellule migratrice pénètre dans le courant sanguin, et le bacille avec elle.

Dans cette théorie, il faut distinguer deux catégories de faits : ceux dans lesquels la cellule migratrice est ‘seule en jeu et ceux dans lesquels elle n’est qu'un intermédiaire servant à transporter le bacille de l'extérieur dans le milieu lymphatique ou sanguin.

Comme le dit Koch, la cellule migratrice à elle seule n’est capable de transporter le bacille qu'à une petite distance. Si, en effet, il est facile de comprendre qu'un bacille qui se trouve dans le poumon ou l'intestin puisse être ainsi transporté dans la plèvre ou le péritoine, il est plus difficile de comprendre le même transport quand il s’agit d’une séreuse articulaire,des méninges ou même du péricarde.Aussi, dans ces cas, Koch fait-il intervenir le courant lymphatique ou sanguin, et nous nous trouvons ramenés aux deux autres voies de propagation qu'il nous reste à étudier.

ee, du Gi) ACC.

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