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Au niveau de la malléole péronière, il existe une ecchymose diffuse assez étendue. Au-dessous de la malléole tibiale une ecchymose plus intense mais plus limitée. La mobilité anormale est constatée, aucune crépitation osseuse n’est | perçue, il existe-un léger ballottement astragalien.
La palpation révèle à 5 centimètres au-dessus de la pointe de la malléole externe une douleur exquise qu’on limite à la pointe du crayon. Sur le tibia une douleur extrêmement vive siège à 2 centimètres environ du sommet de la malléole.
Le tableau clinique est celui si rare chez l'enfant d’une fracture de Dupuytren avec déjettement marqué du pied en dehors. CE
La radiographie montre l'existence d’un trait de fracture complet siégeant sur,le péroné à 5 centimètres de la malléole. L’épiphyse tibiale a été arrachée et reportée en masse en dehors. L’extrémité diaphysaire est saillante sous les téguments. De plus au niveau de l'articulation tibio-péronière inférieure, un petit fragment osseux a été détaché du
tibia.
ù OBSERVATION XII (Résumée) (Monsaingeon, Revue d'Orthopédie, 1909.)
Louis D...; sept ans et demi, a été renversé le 15 août 1907, par une automobile. Il est conduit dans un hôpital. On cons- | tate une fracture de la jambe droite à son extrémité inférieure sans déplacement et d'emblée on institue le massage.
Au bout de trois mois, on amenait l'enfant à la consulta-
tion orthopédique de l'Hôtel-Dieu. Depuis plusieurs semai-
nes la marche était devenue impossible.
. Ilexistait une déformation considérable. Le pied est déjeté en entier en dehors (l'axe du tibia prolongé passe à 2 centi* mètres en dedans du gros orteil) et reporte en masse en arrière, la concavité du tendon d'Achille est exagérée, Sur la face externe de la jambe, on remarque une dépression en coup de hache siégeant à 5 centimètres au-dessus de la pointe malléolaire. Il existe sur les faces antérieure et interne de l'extrémité tibiale une saillie régulière arrondie ayant environ 4 centimètres de diamètre qui surplombe la malléole interne.
La marche est difficile, rapidement douloureuse.
La radiographie montre très nettement la fracture du péroné au-dessus de la malléole externe ; du côté du tibia : ul épaississement notable de la région diaphyso: -épiphysaire où le cartilage de conjugaison avait été décollé.
Chez ce malade, le massage et la marche précoce ont été des traumatismes répétés, et c'est à eux que l’on doit attribuer l'intensité de la déformation. Une opération fut néces-. saire pour amener le redressement du pied. Rlle fut pratiquée par M. le professeur Kirmisson et consista en une: ostéotomie du péroné et résection du fragment tibial. Le pied fut remis en bonne attitude et maintenu par un appareil
plâtré. Le résultat fut excellent.
OBSERVATION XIII (Résumée)
(Demoulin et Douay, Reoue d'Orthopédie, 1910.)
Pierre, seize ans, entre à l'hôpital de la Charité le 3 no-
vembre 1909, il vient d’être renversé par un autobus.
À un examen rapide, la déformation est celle de la frac< ‘ture de Dupuytren. Le coup de pied est le siège d’un gonfle. ment considérable. A la partie interne, il existe une ecchymose encore peu élendue et une volumineuse phlyctène. De face, le pied est dévié en dehors.
La palpation montre une douleur bien localisée sur le péroné à 6 cm. 1/2 de la pointe de la malléole externe. La pression sur la malléole externe n'indique aucune mobilité du fragment inférieur du péroné.
Du côté interne la douleur maxima siège à 4 centimètres au-dessus du bord inférieur de la malléole interne. On sent à ce niveau une encoche profonde, transversale, large de 15. millimètres environ. La lèvre inférieure de cette encoche est en retrait, la lèvre supérieure au ‘contraire est à pic et saillante sous la peau.
La recherche du ballotement astragalien absolument négative. 1l existe au contraire des mouvements de latéralité du coup de pied tout entier, le centre de mouvement est situé à quelques centimètres au-dessus de linterligne articulaire. Pas de crépitation osseuse. |
La radiographie montre une disjonction complète de l'épiphyse tibiale intérieure et une fracture du péroné au siège d'élection. -
La diaphyse du tibia est écartée du péroné de 8 millimètres de sorte qu'on pourrait conclure à un diastasis. En réalité l'épiphyse tibialedécollée est maintenue au contact du péroné, et la mortaise tibio-tarsienne n’est pas élargie. Il existe un fragment osseux détaché du bord externe de la diaphyse tibiale, La réduction parfaite n’a pu être obtenue. Mais le
résultat fonctionnel a été excellent.