‹ Du décorChapitre 13 sur 20 · DA] LS · texte numérisé non relu

DA] LS

SR

Se 4 ee so LDC > SRE Sue > S È 5 7 ?,

See € SEE eZ

RSS CORTE

She EIRE se SERRE Se à > Vérone SE D 0,5 RS. S SR RO K SS ù Se e SSS RES

D ÈS RRQ ENSOSRENS *, CRE OS ve LKR

& & Sd = > < xs SC R JNÉIÉSSIK SKK

fiche (page 53).

COr-pas

PL. 8. Décor pour La Mégère apprivoisée (Odéon, d

sept. 1923) ;

LE DÉCOR PEINT. | sl

plus tous les effets qu’on pourrait tirer des contrastes qui peuvent être établis entre la richesse des costumes et la simplicité du fond décoratif. Il est, d'autre part, désavoué au moment où l’acteur entre

en contact direct avec le décor plat. Aïnsi dans L’Après-Midi d’un

Faune, \a vue de Mijinsky couché sur un rocher exécuté en ferme découpée faisait immédiatement ressortir le ridicule du décor peint, et cela dans un ballet conçu entièrement comme frise, et dont la troisième dimension était exclue.

La troisième dimension, bannie de la scène par la peinture décorative, semble y rentrer avec le cubisme. Or, là encore, il importe de ne pas se méprendre : le peintre cubiste, pas plus que le peintre décoratif, ne vit l’espace. Ses impressions spatiales se trouvent immédiatement déviées dans le sens de sa conception picturale. Aussi le cubisme n’a fait que reconduire le peintre par l’ob-

servation des volumes, par l'exemple de l'architecture, aux lois de

la peinture, Chose plus étonnante encore : l'application du cubisme :

aux arts froidimensionels peut aboutir à une fausse constructivité, en donnant par des moyens plastiques des volumes conçus picturalement. 3

La peinture des jeunes au théâtre satisfait notre sensibilité bien autrement, certes, que la peinture décorative — mais elle ne satisfait que notre sensibilité pour la peinture, et non pas notre réceptivité théâtrale. La plupart de ces créations renforcent le contraste entre le corps vivant et le décor. La convention de perspective de l’ancien décor est remplacée par une nouvelle convention de perspective, La représentation picturale des volumes, abolie par la peinture décorative, triomphe à à nouveau sur la scène. Et ainsi, on serait presque tenté de dire que les décors peints les plus modernes, tout en satisfaisant notre sensibilité picturale, font regresser le théâtre vers une conception moins moderne, plus proche de l’ancien décor a truquage. |

Le cubisme peut acquérir droit de cité au théâtre quand il y vient

Page 1