AN TRI
Or, nous avons vu, au chapitre de l’Etiologie, que c’est précisément chez des primipares que l'arrêt d’ossification se retrouve avec le plus de fréquence.
Ainsi, aux divers temps de l'accouchement, la tête peut se trouver arrêtée par son défaut de consistance, C’est à exécuter son mouvement de rotation, et, enfin à vaincre la résistance du périnée, que la tête éprouve les plus grandes difficultés.
Une comparaison de M. le professeur Fochier rend bien compte des conditions mécaniques qui font du travail d’une tête molle un travail difficile : que l’on essaie d’enfoncer une tige de cire dans un pas de vis en fer de même forme et de même calibre, sa progression sera bien vite arrêtée. Il en est de même pour cette boule de cire qu'est la tête molle, essayant de se frayer un passage à travers la filière génitale,
Il est bien entendu que nous ne considérons comme ne devant apporter une gêne appréciable dans le travail qu'une tête vraiment molle et dont le manque de consistance soit assez marqué pour avoir les défauts mécaniques que nous venons d’énumérer.
Un défaut d’ossification peu marqué, se localisant sur une faible étendue, ne peut entrer vraiment en ligne de compte dans la marche de l'accouchement. Avec ses res trictions, nous considérerons donc la mollesse de la tête comme une cause de dystocie dans un bassin normal.
Les observations suivantes viennent appuyer les considérations théoriques. Nous tenons de M. Condamin les deux premières; nous devons la troisième à l’obligeance de M. le D' J. Tellier, chef de clinique obstétricale. Les autres ont été recueillies à la clinique.
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