‹ Du Délire chez les HépatopathiquesChapitre 11 sur 18 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Le traitement du délire chez un hépatopathique doit rationnellement se déduire de la notion étiologique et pathogénique.

La thérapeutique est impuissante à combattre les désordres psychiques. On ne peut que prescrire un traitement purement symptomatique. Tous les médicaments sédatifs du système nerveux peuvent trouver ici leur indication. Le chloral, la morphine, le bromure de potassium pourront servir à ramener dans certains cas un calme apparent. Si l'agitation est extrême, si le malade est difficile à maintenir et à surveiller, l'administration en injection sous-cutanée de 1 milligramme d’hyoscire ou de scopolamine, assOciées ou non à la morphine pourra rendre de grands services,

IF faut d’ailleurs ne prescrire l’emploi des médicaments qu'avec beaucoup de circonspection, de peur d’aggraver encore l’état d'intoxication.

Ce qu'il faut avant tout chercher à obtenir, c’est une amélioration de l’état général. On doit chercher par tous les moyens à favoriser l'élimination des poi-

sons qui circulent dans l’organisme.

Lo

Il faut d’abord mettre les malades au régime lacté absolu. Ce régime a l'avantage sur tous les autres d'introduire dans l'organisme une quantité minime de produits toxiques, de n'imposer qu’un travail minime au tube digestif et de favoriser la diurèse.

On peut associer au régime lacté l'action des diurétiques, des purgatifs et des antiseptiques intestinaux. Le calomel, à doses fractionnées et répétées, remplit ces deux dernières indications. La théobromine trouve son emploi quand la quantité des urines diminue et quand on observe une certaine défaillance du myocarde.

Il faut en somme avoir toujours présente à l'esprit “cette loi que ce délire est un délire d'intoxication et qu'il faut par tous les moyens possibles favoriser l'élimination des toxines qui imprègnent les tissus.

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