‹ Du Délire chez les HépatopathiquesChapitre 9 sur 18 · LORS · texte numérisé non relu

LORS

un mode subaigu et se termine par la mort. L’accident terminal est une pneumonie.

Nous nous trouvons ici en présence d’une forme un peu spéciale de folie hépatique. En effet pendant la vie du malade on aurait pu se demander s’il ne s'agissait pas d’un délire chez un paralytique général. Aucun signe de paralysie genérale ne fut relevé, et l’autopsie ne montra pas qu'il se fût agi de méningoencéphalite.

Il s'agissait d’un alcoolique invétéré, et son accès eût pu être considéré comme dû à l'action directe de l’alcool sur ses centres nerveux s'il n’eût été privé d'alcool depuis un certain temps au moment de son entrée à l’asile. Il rentre par là dans le cadre des alcooliques qu’a décrit Klippel et dont une lésion hépatique est la cause du délire.

D'autre part la forme même du délire et son évolution ont été les mêmes que dans la forme de délire des hépatopathiques décrite précédemment. Le délire a semblé à lui seul toute la maladie. Et pourtant il existait depuis de longs mois une cirrhose du foie, dont les symptômes étaient larvés.

Ainsi quoique le délire fût apparu d'emblée, il n’a été que le phénomène terminal d’une affection hépatique. On pourrait faire rentrer ce cas dans l’une ou l’autre des formes que nous avons décrites.

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