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HALLUCINATION DANS SES RAPPORTS ANÀTOMIQUF.S

Nous avons aussi minutieusement palpé le crâne de tous les hallucinés soumis à notre observation clinique, eh bien ! à part huit ou neuf sujets dont la conformation du sommet du coronal avait une analogie lointaine avec la saillie bombée en question , tous les autres avaient cette partie du crâne tantôt plane , tantôt déprimée.

Ainsi donc, dans l'état actuel de la science, l'assertion de Gall doit être considérée comme une pure hypothèse.

2o Esquirol (1), M. Ferrus (2), M. Leuret (3), M. Lélut (4), M. Brierre de Boismont (5), M. Baillarger (6) n'assignent point de siège déterminé aux fausses perceptions dans le système nerveux central , ils se bornent à dire que ce phénomène se passe dans le cerveau.

Selon nous , les opinions de tous les auteurs de cette seconde catégorie ont aussi un défaut commun, celui d'être trop absolues , c'est-à-dire de ne point tenir compte dans certains cas de l'influence des surfaces sensoriales en tant que point de départ de l'hallucination.

Cependant, si M. Baillarger refuse toute espèce d'initiative à une excitation sensoriale interne dans Thallucination qu'il appelle complète ou psycho-sensorielle, il admet cette excitation sensoriale interne, en tant que phénomène con-

(1) Ouifr. déjà cit., Xome 1, p. 200.

(2) Leçons sur les hallucinat. [Gazette Médic, 1834, n" 48, p. 760).

(3) Fragm. ps/cholog. sur la folie , p. 186.

(4) Ohs, de folie sensor. {Gazette Médic., 1833, n" 77, p. 842).

(5) Des hallucinat., p. 398.

(6) Le point de de'part des fausses perceptions sensorielles, dit M. Bnîllarger, n'est pas dans les organes des sens , et dès-lors il ne peut être que dans l'exercice intellectuel ( Des hallucinat., dans les Mémoires de lAcadcmicde médecine, tom, 12, p. 467).

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sôcutif à l'élément cérébral ou intellectuel; il croit que la fausse perception de l'ordre dont il s'agit se produit toujours de dedans en dehors, et jamais de dehors en dedans; il pense, en un mot, que dans ce phénomène l'âme agit sur les appareils sensoriaux, et conséquemment qu'elle y provoque une impression véritable, quoique d'une nature toute particulière (1). Cette influence réflexe , que M. Baillarger regarde comme une des conditions nécessaires de l'hallucination proprement dite, cet ébranlement moléculaire qui, après avoir engendré la fausse perception dans le cerveau, se transmettrait à l'appareil sensorial en y produisant une impression véritable, quoique interne et d'une nature particulière, tout cela est non-seulement une pure hypothèse, mais encore une assertion que viennent renverser les enseignements de Tanatomie pathologique. Esquirol et M. Foville ont observé, ainsi que je l'ai dit il n'y a qu'un instant, Tatrophie et la désorganisation des nerfs optiques, à partir du globe de Toeil jusqu'à leur portion crânienne, jusqu'à leur insertion dans les couches optiques , chez des aliénés tourmentés par des hallucinations de la vue. Or, comment admettre une excitation sensoriale interne consécutive à une excitation cérébrale, quand le nerf qui met l'instrument de la pensée en communication avec l'appareil sensorial est désorganisé, inapte à remplir toute espèce de fonction ?

CATÉGORIE QUI LOCALISE l' HALLUCINATION TANTOT DANS LA PORTION PÉRIPHÉRIQUE , ET TANTOT DANS LA PORTION CENTRALE DU SYSTEME NERVEUX.

1^ (( La plupart des hallucinations; dit GuUen, étant des (l)/Z^zV/.,p. 469.

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